Deuxième livre de Valentin MUSSO, « Les cendres froides » nous laissent un goût amer, tant à l'histoire qu'à la véracité des faits, l'histoire est située en 1999 dans un petit village dans la Marne, puis en 1940 à Paris deux époques, deux lieus différents, deux personnes qui décèdent à quatre jours d'écart, l'une est le grand-père d'Aurélien qui apprend à la mort de celui-ci qu'il n'est pas celui qui croit être... l'autre est une femme octogénaire qui est assassinée et qui a fait partie d'un « Lebensborn » pendant la guerre, d'ailleurs, les gendarmes sont loin de se douter de ce qui va suivre mais les deux morts ont un lien....
Pour la petite histoire, les « Lebensborn » ont été crée en 1935 par Heinrich Himmler, elles font partie d'une association de l'Allemagne nationale-socialiste dirigée par l'Etat et gérée par la SS dont le but était d'augmenter le taux de naissance d'enfants « aryens » en permettant à des filles-mères d'accoucher dans la clandestinité et dès la naissance de leurs bébés ils étaient confiés à la SS qui se chargeait de l'adoption.
En France, il a existé qu'un seul « Lebensborn » dans l'Oise. En Allemagne il y en eu une dizaine, en Autriche, deux et en Pologne un pendant les années 1936 à 1940.
L'auteur traite bien le sujet des « Lebensborn » mais son livre reste avant tout une oeuvre de fiction, il nous en fait part à la fin du livre.
Valentin Musso nous a écrit cette fois-ci un chef d'oeuvre, par son style d'écriture nous découvrons cette partie de la guerre dont nous ne connaissions pas grand-chose, mais cette histoire nous va droit au but et nous laisse sans voix, ce deuxième livre est passionnant et instructif pour les lecteurs.
Bravo et Merci à Valentin.