Un excellent volet illustrant les questionnements de l'architecte que fut François Schuiten, notamment le reflet d'un système politique dans les choix architecturaux, la mégalomanie même des architectes, la lutte permanente de l'ordre contre le chaos en matière de constructions, l'origine du chaos au sein même de l'ordre, symbolisé paradoxalement par un petit cube anodin tout ce qu'il y a de plus géométrique et surtout indestructible. Un petit cube qui n'arrêtera pas de grossir, déstabilisant le pouvoir politique crypto-fasciste en reliant les deux rives, apportant aux habitants une parenthèse enchantée, leur donnant envie de se rencontrer, de se parler, d'échanger... Cette histoire est donc bien une passionnante ode à la liberté, fille du chaos, en perpétuelle opposition aux velléités de contrôle total des pouvoirs, adeptes du « diviser pour mieux régner ».