Les déferlantes et plus d'un million d'autres livres sont disponibles pour le Kindle d'Amazon. En savoir plus
EUR 8,40
  • Tous les prix incluent la TVA.
En stock.
Expédié et vendu par Amazon.
Emballage cadeau disponible.
Quantité :1
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir cette image

Les déferlantes Poche – 29 mai 2010


Voir les 9 formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon Neuf à partir de Occasion à partir de
Format Kindle
"Veuillez réessayer"
Poche
"Veuillez réessayer"
EUR 8,40
EUR 4,80 EUR 0,01
Broché
"Veuillez réessayer"
EUR 8,00
Fournitures diverses
"Veuillez réessayer"
EUR 7,00

A court d'idées pour Noël ?

Offres spéciales et liens associés


Produits fréquemment achetés ensemble

Les déferlantes + Seule Venise + L'amour est une île
Prix pour les trois: EUR 24,00

Acheter les articles sélectionnés ensemble

Les clients ayant acheté cet article ont également acheté


Descriptions du produit

Extrait

La première fois que j'ai vu Lambert, c'était le jour de la grande tempête. Le ciel était noir, très bas, ça cognait déjà fort au large.
Il était arrivé un peu après moi et il s'était assis en terrasse, une table en plein vent. Avec le soleil en face, il grimaçait, on aurait dit qu'il pleurait.
Je l'ai regardé, pas parce qu'il avait choisi la plus mauvaise table, ni pour cette grimace sur le visage. Je l'ai regardé parce qu'il fumait comme toi, les yeux dans le vague, en frottant son pouce sur ses lèvres. Des lèvres sèches, peut-être plus sèches que les tiennes.
J'ai pensé qu'il était journaliste, une tempête d'équinoxe, ça pouvait faire quelques bonnes photos. Derrière la digue, le vent creusait les vagues, boutait les courants, ceux du Raz Blanchard, des fleuves noirs venus de très loin, des mers plus au nord ou des tréfonds de l'Atlantique.
Morgane est sortie de l'auberge. Elle a vu Lambert.
- Vous n'êtes pas d'ici, elle a dit en lui demandant ce qu'il voulait.
Elle avait le ton maussade des jours où elle devait servir des clients quand le temps était mauvais.
- Vous êtes là pour la tempête ? Il a fait non avec la tête.
- Alors c'est pour Prévert ? Tout le monde vient là pour Prévert...
- Je cherche un lit pour la nuit, il a fini par dire. Elle a haussé les épaules.
- On fait pas hôtel.
- Je peux trouver ça où ?
- Il y en a un au village, en face de l'église... ou alors à la Rogue. À l'intérieur des terres. Mon patron a une amie, une Irlandaise, elle tient une pension... Vous voulez son numéro ?
Il a hoché la tête.
- Et manger, c'est possible ?
- C'est trois heures...
- Et alors !
- À trois heures, c'est jambon-beurre.
Elle a montré le ciel, la barre de nuages qui avançait. Le soleil filtrait un peu par en dessous. Dix minutes encore et il ferait nuit.
- Ça va être le déluge ! elle a dit.
- Le déluge n'empêche rien. Six huîtres avec un verre de vin ?
Morgane a souri. Lambert était plutôt beau gosse. Elle a eu envie de lui tenir tête.
- En terrasse, on sert seulement les boissons.
Je buvais un café noir à deux tables derrière lui. Il n'y avait pas d'autres clients. Même à l'intérieur, c'était vide.
Des petites plantes au feuillage gris prenaient racine dans les fissures des pierres. Avec le vent, elles semblaient ramper.
Morgane a soupiré.
- Faut que je demande au patron.
Elle s'est arrêtée à ma table, ses ongles rouges pianotant sur le rebord de bois.
- Ils viennent tous pour Prévert... On viendrait là pour quoi hein ?
Elle a jeté un coup d'oeil par-dessus son épaule et elle a disparu à l'intérieur. J'ai cru qu'elle ne reviendrait pas mais elle est ressortie un moment après avec un verre de vin, du pain dans une soucoupe et les huîtres sur un tas d'algues, elle a tout posé devant lui.
Le numéro de l'Irlandaise aussi.
- Le patron a dit, D'accord pour les huîtres mais dehors, c'est sans nappe... et il faut faire vite parce que ça va tomber.
J'ai commandé un deuxième café.
Il a bu le vin. Il tenait mal son verre mais c'était un mâcheur d'huîtres.
Morgane a empilé les chaises, elle les a toutes poussées contre le mur et elle les a entravées avec une chaîne. Elle m'a fait des signes. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Revue de presse

Une intrigue qui commence là où se termine la terre : des personnages écorchés vifs, une nature omniprésente et hostile. Claudie Gallay confirme son talent avec ce nouveau roman...
La première idée romanesque lui est venue d'un poème de Prévert, une histoire de gardien de phare qui aimait tellement les oiseaux qu'il était prêt à éteindre le fanal, certaines nuits, pour qu'ils ne s'écrasent plus contre sa lumière aveuglante. Elle avait choisi le lieu, le coeur d'une intrigue, il lui manquait la voix. C'est celle d'une femme, fumeuse et rauque, tenancière de bistrot, qui allait lui offrir la bonne musique...
Pour Les déferlantes, la romancière s'est rendue sur place à toutes les vacances scolaires, installée dans une chambre avec vue sur le phare. «J'écrivais au rythme des marées», précise-t-elle. Et c'est Jacques Prévert qui devient cette fois son ombre tutélaire, lui qui aimait ce coin sauvage pour y rêver. (Christine Ferniot - Lire, avril 2008)

Bien qu'il soit gros, donc un peu encombrant, c'est le roman qu'il faut emporter en vacances - ou acheter sur place si l'on reste en France -, car on ne peut que le lire d'une traite, suivre avec passion la narratrice dans un petit village côtier du Cotentin, à la pointe de la Hague, riche de mystères. Même si l'on n'a généralement pas le goût des romans touffus, à multiples personnages et rebondissements, on est conquis par Les Déferlantes, de Claudie Gallay. Elle qui vit loin au sud de la Hague, dans le Vaucluse, donne avec ce cinquième livre, à 47 ans, un texte de maturité et de parfaite maîtrise du récit. Si l'on a déjà lu Claudie Gallay, on connaît les subtilités de sa narration, sa manière de faire surgir les souvenirs, de laisser aux sentiments leurs ambiguïtés, de révéler des secrets enfouis...
Les Déferlantes est un magnifique roman maritime, bien qu'on reste sur la côte. La mer et le vent sont ici des personnages à part entière. (Josyane Savigneau - Le Monde du 4 juillet 2008) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .


Détails sur le produit

  • Poche: 480 pages
  • Editeur : J'ai lu (29 mai 2010)
  • Collection : J'ai lu
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2290024872
  • ISBN-13: 978-2290024874
  • Dimensions du produit: 11 x 3,5 x 17,7 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.7 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (126 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 15.706 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
  •  Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?


En savoir plus sur l'auteur

Née en 1961, Claudie Gallay vit dans le Vaucluse. Elle a publié aux éditions du Rouergue L'Office des vivants (2000 ; Babel n° 944), Mon amour, ma vie (2002 et Babel n° 991, 2010), Les Années cerises (2004 et Babel n° 1053, 2011), Seule Venise (2004, prix Folies d'encre et prix du Salon d'Ambronay ; Babel n° 725), Dans l'or du temps (2006 ; Babel n° 874), Les Déferlantes (2008), prix des Lectrices de ELLE et en cours d'adaptation cinématographique. Chez Actes Sud elle a publié L'Amour est une île (2010).

Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?

Commentaires en ligne

Commentaires client les plus utiles

15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile  Par Pulp TOP 500 COMMENTATEURS sur 20 septembre 2010
Format: Poche
Ce livre de Claudie GALLAY m'a évoqué l'excellent film de Philippe LIORET: L'équipier. Plusieurs similitudes entre ces deux oeuvres.
Ici, c'est l'histoire d'une reconstruction psychologique (celle de la narratrice), doublée d'une histoire d'amour et d'une enquête sur un secret de famille.
Malgré la météo pour le moins instable de la presqu'île (ce n'est pas l'Ouragan de Laurent GAUDÉ, mais l'action se situe quand même à l'extrémité nord-ouest du Cotentin, entre ciel, terre et mer) on ressent une certaine harmonie entre les personnages et la nature (sauvage) et entre les personnages entre eux; en tout cas le ton est apaisant.
L' intrigue est assez originale mais crédible, avec un vrai dénouement qui touche plusieurs personnages du roman. Ceux-ci sont coupés du monde et quittent rarement ce petit coin de La Manche. On est loin de toute modernité; l'action pourrait se dérouler dans les années cinquante, on ne verrait pas la différence.
Le roman est long (540 pages), le rythme lent mais les chapitres (très courts) ainsi que l'évolution de l'intrigue et des personnages rendent la lecture très plaisante.
`Les déferlantes' mérite bien 4,5 étoiles /5.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile  Par Mégane sur 23 avril 2012
Format: Broché
Comment vous dire ? j'ai aimé lire ce livre, on a le vent, l'odeur des embruns, quand comme moi on aime la mer et qu'on n'y vit pas, on se dit "qu'est-ce que je fiche là, dans ce pays de terres, si loin de l'océan ?" ce roman donne envie de faire son sac et d'aller sur la côte, mais la côte sauvage, isolée, parfois agressive ... Tous les avis ont parlé des personnages, je ne vais pas en rajouter, mais il y a des livres un peu "magiques" et celui-ci en fait partie ...
1 commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile  Par Cécile sur 1 février 2013
Format: Poche Achat vérifié
Grandiose comme la mer, le vent, les embruns, les tempêtes et le calme après la tempête. Une écriture généreuse et pourtant toute en retenue, les non-dits, les mots à peine prononcés. Les personnages sont attachants.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
24 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile  Par rallo sur 10 septembre 2009
Format: Broché
J'ai tellement entendu parler de ce livre que je ne pouvais pas passer à côté. Je voulais m'en faire une idée et découvrir en même temps cette auteure.
Je dirai que c'est un bon livre de chevet mais il ne m'a pas transporté comme certains ont pu le faire.
Il se lit facilement, les personnages sont attachants. Il a eu la particularité de me faire découvrir cet endroit sauvage où les vagues déferlent, viennent cogner les fenêtres, les rochers et ce fameux phare.... Une femme, ornithologue, part dans le Cotentin, au bord de l'Océan Atlantique, pour faire en quelque sorte le deuil de son mari. Dans ce petit village, elle fera la connaissance de toutes sortes de gens, tous différents et essaiera au fil du temps, de percer un mystère jamais révélé jusqu'alors ; Où est le petit Michel censé être mort avec ses parents lors d'un naufrage en mer ? et puis, elle tombera amoureuse de Lambert qui vient lui aussi sur les traces de son passé, qui revient sur les lieux du naufrage de ses parents et de son petit frère....
L'intrigue reste intéressante, l'histoire peu commune....je le recommande à tous ceux qui veulent passer un bon moment.
2 commentaires Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
68 internautes sur 79 ont trouvé ce commentaire utile  Par cathulu TOP 100 COMMENTATEURS sur 9 juillet 2008
Format: Broché
La Hague. La narratrice, employée par le Centre ornithologique, est venue y compter les oiseaux et petit à petit , elle s'est fondue dans le paysage, se faisant accepter par les habitants de cette région âpre et belle à la fois.
L'arrivée de Lambert va réveiller "la meute des fantômes " et mettre à mal "Les questions, les réponses, ce complexe tricotage de mensonges et de vérités. Les choses dites en décalé, celles dites seulement en partie et celles qui ne le seront jamais. Toutes les teintes du contre-jour."
Pas de certitudes donc dans ce roman de l'entre-deux, entre ciel et mer, dans ce moment que l'on se donne "entre bientôt et maintenant", dans cet endroit où arbres et vieux et se confondent...
Claudie Gallay dans Les déferlantes nous peint le portrait de deux solitudes, de deux êtres en déséquilibres : Lambert qui veut des certitudes et la narratrice qui est taraudée par le vide,"J'ai serré les poings. Comprendre quoi ? Qu'un jour on se réveille et qu'on ne pleure plus ? Combien de nuits j'ai passées, les dents dans l'oreiller,je voulais retrouver les larmes, la douleur,je voulais continuer à geindre. Je préférais ça. j'ai eu envie de mourir, après, quand la douleur m'a envahi le corps, j'étais devenue un manque,un amas de nuits blanches, voilà ce que j'étais, un estomac qui se vomit, j'ai cru en crever, mais quand la douleur s'est estompée, j'ai connu autre chose.
Et c'était pas mieux.
C'était le vide."
ce creux au coeur des statues de Raphaël, qui depuis dix ans," cherche à sculpter le désir ".
Lire la suite ›
4 commentaires Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer

Commentaires client les plus récents


Rechercher des articles similaires par rubrique


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?