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Organisé en deux chapitres (du nouvel ordre moral à l’idéologie du genre) et de nombreux appendices (« Pourquoi des sexes ? », « Monogamie, polygamie », « Féminisme et immigration », etc.) et notes, présente dans un premier temps ce nouvel ordre mondial (hygiéniste, compassionnelle, lacrymale, victimaire, humanitaire et foncièrement narcissique) qui s'est construit sur une population de gens transformés en consommateurs dociles et interchangeables.

Alain de Benoist déroule ensuite l'objet, finalement, de son essai, à savoir l'apparition d'une idéologie du genre, descendant directement du combat des féministes radicales américaines que l'on pourrait voir comme une féminisation des esprits qui gagne l'Europe et provoque une sorte de vertige compassionnel et le triomphe des passions « débilitantes » prophétisées par Tocqueville. Entendons nous bien, Alain de Benoist ne condamne pas la sensibilité, mais la sensiblerie, aussi éloignée l'une de l'autre que la véritable compassion peut l'être du compassionnel.

C'est cet appel à une reprise de nos responsabilités individuelles, trop souvent laissées à la pub, à la psychologie et autres "sciences" modernes, cette dénonciation rigoureuse du processus de dislocation de l’identité et cette revue impressionnante des discours idéologiques lobotomisant et de leurs critiques des trente dernières années qui font toute la force de ce livre. Sans oublier, de manière plus littéraire, la plume précise et simple de l'auteur.

CREW.KOOS
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Ce qui m'a beaucoup plus dans ce dernier ouvrage d'Alain de Benoist, c'est que l'auteur aborde le sujet du "gender" d'une manière non polémique mais plutôt en remontant à la source de cette idéologie. En effet, Alain de Benoist, avec sa tres bonne connaissance de l'histoire des idées, replace le thème du genre dans une filiation (le "gender" s'inscrit selon lui comme une dérive du néo-féminisme égalitariste et niveleur), ce qui permet d'y voir un peut plus clair et de passer outre les débats stériles -pour ne pas dire puérils- qui enveniment l'espace public.

Si certaines assertions de néo-féministes font clairement froid dans le dos, l'auteur évite l'écueil de la condamnation en bloc et le mensonge par omission par de très larges références bibliographiques et en replaçant la derive des etudes de genre dans le contexte plus global de la modernité (voir le premier chapitre) et de notre rapport à l'individu et à l'"autre". Quant aux quelques courts textes qui concluent le livre, traitant notamment de biologie, du patriarcat et de la relation sexuée dans le christianisme, ils orientent la pensée sur d'autres questions très intéressantes.

Je recommande donc chaudement ce livre, qui qui plus est est d'une écriture claire et limpide.
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Encore une fois Alain de Benosit nous impressionne par son érudition. Cet ouvrage, en deux parties, traite en premier lieu de la nouvelle dictature morale de la bien pensance, Que Philippe Murray appelait l'empire du bien.
La seconde partie, plus longue s'intéresse à la question du genre.

Essai au carrefour entre la philosophie, la science, l'histoire des idées et des représentations, il forme une solide approche, sans polémique et avec un ton neutre, pour penser la distinction homme-femme.
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le 7 janvier 2014
C'est un essai avec première partie polémique sur le Nouvel Ordre Moral, deuxième partie où l'auteur démonte point par point la théorie du genre en s'appuyant sur les récentes découvertes en science, notamment neurologiques et évolutionnistes. La troisième partie, quant à elle, dresse un portrait plutôt sombre des rapports contemporains entre homme et femme.

La première partie malgré pleins de thèmes intéressants ne m'a pas convaincu. La thèse d'un nouvel ordre moral n'est pas fausse mais le propos est noyé dans un trop plein de citations. De plus, l'auteur connecte le nouvel ordre moral à l'hygiénisme, ce qui me paraît peu valable. Enfin, l'anti-capitalisme archaïque et le recours aux concepts marxistes n'est pas ce à quoi j'adhère le plus chez Alain de Benoist.

En revanche, la réfutation de la théorie du genre et la dernière partie sur le couple homme-femme est vraiment un modèle en matière d'essai. De Benoist fait ici preuve d'un remarquable talent philosophique et pédagogique, respectivement dans la distinction des catégories et le développement des arguments et exemples (exemples toujours abondamment sourcés). Reconnaissant tout de même une certaine validité au concept de "genre", il démonte tous les faux raisonnements et, disons-le franchement, les âneries des théoriciens du genre.

Finalement, on se rend compte au terme de cet essai que les théories du genre s'appuie sur une observation très superficielle des rapports homme-femme et de l'identité sexuelle des deux. Surtout, les grands théoriciens affabulent sur les sexes et les genres alors qu'ils sont incapables de faire des distinctions simples : par exemple confondre le genre avec des simples différences caractérielles (être homme et se montrer plus ou moins féminin ou masculin, être femme et se montrer soit plus masculin soit plus féminin). D'autre part, ils prennent les exceptions, les cas particuliers pour des normes et pour le général. Ils prennent les cas pathologiques pour des cas à normaliser et à généraliser. Etc, etc. Bref, De Benoist établit clairement qu'il s'agit d'une idéologie qui prend des atours scientifiques et moraux, idéologie qui ne repose finalement sur aucun fondement valable.

Il s'agit donc là de la meilleure réfutation de la Gender Theory écrite en français, de plus sans arrières-pensées religieuses aucunes.
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le 4 février 2014
Les commentaires précédents rendent bien compte du livre du grand penseur Alain de Benoist. On peut ajouter que l'humour est présent aussi: "L'idéologie du métissage, aujourd'hui omniprésente [cf le discours de Nicolas Sarkozy aux élèves de Polytechnique ndr], est à comprendre comme allant bien au-delà du brassage des corps et des cultures. C'est de mélangisme qu'il faut parler, de promotion de l'indistinction générale comme impératif moral, projet normatif et but à atteindre. Alors même que "métissage" et "diversité" sont parfaitement contradictoires, le "métissage" devient une méthode de salut, qui s'apparente à la fusion rédemptrice vers l'indifférencié." [...] "Comme l'écrit Michel
Schneider,"On ne choisit pas son sexe, et il n'y en a que deux". [...] "C'est également le genre qui permet d'identifier comme "femme" quelqu'un qui porte une robe (ndr: malgré le programme de l'Education Nationale] -même si personne n'identifiera comme "femme" un Ecossais habillé d'un kilt ou un ecclésiastique portant une soutane."
La démonstration de l'inanité de l'idéologie Gender est certes triviale si on se réfère aux neurosciences lesquelles prouvent IRM à l'appui que le postulat que le masculin et le féminin sont des stéréotypes sociaux qui demanderaient à être déconstruits est totalement démenti par la réalité.
Quant au coup de grâce c'est Boris Cyrulnik qui s'en charge page 150: "le "genre est une idéologie. Cette haine de la différence est celle des pervers, qui ne la supportent pas."
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♦ Les éditions Pierre Guillaume de Roux viennent de publier le dernier ouvrage d’Alain de Benoist qui est intitulé « Les démons du bien ». Il comprend trois parties dont la première est consacrée au nouvel ordre moral occidental, la seconde à la théorie du genre et la dernière aux relations de plus en plus difficiles entre les sexes.

Un nouvel ordre moral

Dans la partie introductive de son ouvrage, Alain de Benoist décrit le nouveau code moral que les médias, les politiques et les intellectuels de tous ordres récitent à longueur de journées et d’années dans l’Empire du Bien occidental. La révolution libérale/libertaire s’est voulue transgressive et elle l’a été à l’égard de la morale qui avait cours dans un passé proche ; elle a déprécié et ridiculisé les valeurs qui ont été celles de nos ancêtres (la patrie, l’honneur, la famille, le courage, les solidarités communautaires…) et qui étaient liées, d’une part, à une vue du monde communautaire (familles, communautés rurales, patrie) et, d’autre part, à la haute idée que nos aïeux se faisaient des responsabilités personnelles que chacun d’entre eux avait à l’égard de ses communautés d’appartenance.

Les gauchistes et libertaires devenus pour la plupart d’entre eux des libéraux/libertaires thuriféraires de la mondialisation libérale ont sécrété une nouvelle morale qu’ils assènent avec des moyens démesurés. Au cours des quarante dernières années ils ont pénétré l’ensemble des médias ainsi que les mondes de l’art et de l’éducation dans le but de détruire l’idéologie qui était alors dominante et dont le capitalisme, qui était considéré (et qui l’est encore par certains nigauds, tel l’ineffable Besancenot, dont le philosophe Charles Robin a mis récemment en évidence la misère intellectuelle) comme nationaliste et patriarcal, constituait selon eux le socle ! Chemin faisant et les paradis soviétique et maoïste ayant rendu l’âme ou ayant perdu de leur charme, ils se sont rendu compte de la dimension révolutionnaire du capitalisme surtout quand il est associé à la philosophie individualiste des libéraux, ce dont Marx avait eu l’intuition. Le gauchisme a rencontré le libéralisme, ce qui n’est pas vraiment une surprise puisqu’au fond ces idéologies proviennent des mêmes sources, la philosophie libérale anglaise et la philosophie des Lumières qui lui est étroitement liée, et ils ont fusionné pour donner naissance à l’idéologie libérale/libertaire qui, à défaut d’être dirigée contre le capitalisme néolibéral, bien au contraire, œuvre à la promotion du « droit-de-l’hommisme » et d’un intégrisme individualiste négateur de toute nature, qu’il s’agisse de nature féminine, de nature masculine ou de nature humaine tout court. L’individu est censé, selon cette idéologie qui est purement littéraire et qui ne repose sur rien de sérieux, « s’auto-construire » conformément à ses seuls désirs et caprices. La caractéristique de cette idéologie est le refus de tout déterminisme naturel et de tout enracinement culturel ; selon elle, l’être humain, en plus d’être nomade, est totalement indéterminé et les seules différences qu’elle admet sont les différences individuelles résultant des choix narcissiques d’individus solitaires. Une seule autre différence est acceptée : celle de la richesse individuelle. Cette idéologie est l’aboutissement de l’individualisme et elle était en filigrane dans l’idéologie libérale ; elle se situe aux antipodes de toute forme de pensée traditionnelle et elle ignore toutes les découvertes les plus récentes des sciences anthropologique, éthologique et génétique.

L’idéologie lib-lib a conquis les classes politiques de gouvernement, droite et gauche confondues et :

« le clivage droite/gauche fonctionne aujourd’hui comme un écran de fumée dissimulant la seule véritable distinction opposant d’un côté les libéraux, toutes tendances confondues, qui en tiennent pour une vie politique neutralisée et procéduralisée, un Etat thérapeutique, une “gouvernance” mondiale, une démocratie purement représentative et un discours fondé sur les “droits de l’homme”, et, de l’autre côté, tous ceux qui, au contraire, insistent sur l’autonomie locale, la démocratie directe, les particularités culturelles et les valeurs traditionnellement non négociables d’appartenance et de solidarité. »
Les chiens de garde du nouvel ordre moral lib-lib ont clairement un comportement totalitaire qui se traduit par leur volonté hégémonique et par l’utilisation qu’ils font des moyens les plus odieux pour sidérer et neutraliser les récalcitrants ; ainsi l’utilisation de la dénonciation publique est devenue une de leurs pratiques les plus courantes qui a pour but de tuer socialement ceux qui résistent.

Ce que la cléricature du nouvel ordre moral lib-lib n’avait pas prévu c’est que, comme ce fut le cas en Union soviétique et dans les pays communistes d’Europe de l’Est, malgré un déploiement de propagande inégalé, une partie de plus en plus importante du peuple français qui est devenue progressivement une large majorité des deux tiers refuse ses mots d’ordre et ses discours ineptes.

La théorie du genre

La théorie du genre s’inscrit dans le cadre de cette idéologie lib-lib qui a généré le code moral que nous venons d’évoquer. Elle est un des prolongements de cette idéologie de l’indifférenciation qui procède à la fois de l’individualisme et du progressisme, deux éléments constitutifs essentiels de la philosophie des Lumières. Cette philosophie aboutit aujourd’hui à ce qu’on peut appeler le « mélangisme » car il s’agit en fait davantage de tout brasser, de tout mélanger plutôt que de métisser. Le but de cette hystérie « mélangiste » est de supprimer toute trace du passé, car telle est l’obsession progressiste ; rien de ce qui pourrait rappeler un passé honni ne doit subsister ; tout ce qui peut rappeler les distinctions entre sociétés, entre races (ou groupes humains régionaux si vous préférez mais c’est la même chose), entre cultures et entre sexes doit disparaître. Seules doivent être maintenues les différences de richesse qui, elles, sont acceptables même quand elles atteignent les sommets que nous connaissons depuis deux décennies !

Le féminisme a connu plusieurs stades dont le premier a été motivé par une exigence d’égalité en matière de droits politiques, économiques et sociaux entre hommes et femmes ; cette exigence allait en général de pair avec la reconnaissance d’une différence naturelle et d’une réelle complémentarité entre les personnes des deux sexes. Quant au second stade, il participe d’un égalitarisme radical. « A la base du féminisme égalitaire, on retrouve cette idée que l’égalité est à concevoir dans le sens de la mêmeté, et que l’égalité ne sera vraiment acquise entre les hommes et les femmes que lorsque rien ne les distinguera plus vraiment. » L’idéologie du genre qui participe de cet égalitarisme extrémiste nie l’existence des innombrables différences existant entre les deux sexes que les biologistes et les psychologues ont clairement établies au cours des dernières décennies. Le psychiatre et éthologue Boris Cyrulnik considère que cette haine de la différence est celle de pervers qui ne la supportent pas et que la théorie du genre relève de la spéculation idéologique.

La liste des différences entre personnes de sexes différents est trop longue pour que nous puissions la dresser dans cet article mais il convient de faire remarquer que l’espèce humaine est une espèce sexuée et que sa reproduction ne se fait que grâce à l’existence de deux sexes complémentaires, et non pas opposés, qui sont génétiquement différents (les hommes ont un chromosome Y et un chromosome X tandis que les femmes ont deux chromosomes X). Cette différence génétique induit de grandes différences hormonales qui créent des différences nombreuses au plan physique mais aussi en matière de comportement et de psychologie. La psychiatre américaine Louann Brizendine, qui est une spécialiste éminente en matière de neurologie et dont l’ouvrage intitulé Les secrets du cerveau féminin vient d’être publié par les éditions Le Livre de poche écrit ainsi :

« Le cerveau féminin a de formidables aptitudes : une remarquable agilité verbale, la capacité de s’impliquer à fond dans l’amitié, un don pratiquement médiumnique pour déchiffrer les émotions et les états d’âme d’après l’expression du visage et le son de la voix, la capacité de désamorcer les conflits. Tout cela est programmé dans le cerveau féminin. Ce sont des dons innés que beaucoup d’hommes, disons-le franchement, ne possèdent pas. Les hommes viennent au monde avec d’autres talents, déterminés par leur propre réalité hormonale. »
Quant à l’orientation sexuelle, elle en dit très clairement qu’elle a une origine biologique :

« Plusieurs études effectuées sur des familles et sur des couples de jumeaux prouvent sans ambiguïté l’existence d’une composante génétique dans l’orientation sexuelle, tant féminine que masculine. Nous savons maintenant que l’exposition du fœtus à un environnement hormonal propre à l’autre sexe, comme la testostérone pour un cerveau génétiquement féminin, va conduire le système nerveux et les circuits cérébraux à se développer selon une orientation plus typiquement masculine. Cet environnement hormonal prénatal a des effets durables sur certains aspects du comportement, comme les jeux brutaux et l’attraction sexuelle… Ces découvertes scientifiques montrent que le câblage de l’orientation sexuelle s’effectue dans le cerveau de la femme au cours du développement fœtal, suivant les schèmes des gènes et des hormones sexuelles qui lui sont propres ».
Contrairement à ce que disent les propagandistes de la théorie du genre, le sexe est une réalité biologique tout comme l’orientation sexuelle.

Ce dernier livre d’Alain de Benoist, comme les précédents, est d’un très grand intérêt ; à lire absolument.

Bruno Guillard
26/12/2013

Alain de Benoist, Les démons du bien, Pierre Guillaume de Roux éditions, collection PGDR éditions, novembre 2013, 279 pages.

Correspondance Polémia – 22/12/2013
11 commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 janvier 2014
le livre donne en particulier une analyse assez exhaustive de l'évolution des thèses autour de la "Théorie du genre". Très intéressant, sur un sujet qui commence enfin à agiter les medias.
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le 29 juin 2014
"Aux commentateurs" j'ai offert ce livre il y a peu de temps, qui a été très apprécié, j'aurais aimé savoir si vous auriez des ouvrages du même type à me conseiller ? En vous remerciant
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le 8 février 2014
Un maître-livre, une étude exhaustive sur la question du genre et l'Empire du Bien qui nous gouverne. Je souhaite qu'il soit lu par le plus grand nombre.
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le 14 février 2014
Alain de Benoist me devient plus facile à lire est ce lui ou moi qui progresse ?

ce n'est plus un effort mais une agréable lecture nocturne
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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