Il n'y a pas de roman, pas d'effet biographique, ni même de Seksik (l'auteur du livre), non, nous sommes simplement auprès de Stefan Zweig durant les mois qui précèdent son suicide, au Brésil, où il vient d'arriver après avoir fui tour à tour l'Angleterre et les Etats-unis, fuir l'horreur suffocante du IIIe Reich dont Zweig ne se remettra jamais. Et lorsque je dis que nous sommes simplement près de Zweig sans autre effet, c'est rendre grâce à l'auteur qui a su s'effacer au profit de son héros, auréolant son texte d'une plume efficace, belle, travaillée juste ce qu'il faut, sans trop en imposer, bref l'idée était originale, le résultat est délicieux, quand bien même nous savons déjà que la fin sera sans retour...
Un très bon bouquin, vraiment.