"Les Disparus" raconte la quète de Daniel Mendelsohn et de son frère pour redonner vie à son grand-oncle et à sa famille, "disparue" en Europe de l'Est pendant la guerre. Une famille dont personne, a priori, ne sait plus rien, dont plus personne ne connaît l'histoire, la vraie: leurs goûts, leurs personnalités, leurs quotidiens.
"Les Disparus", c'est un très très gros livre, très touffu, complexe.
Dans un premier temps, j'ai eu du mal à y "entrer" et j'ai failli le refermer, me rangeant à deux trois critiques lues ici et là, disant que non, ce n'est pas un chef d'oeuvre.
Puis, petit à petit, je me suis laissée prendre, ces Disparus sont devenus miens, et je suis "tombée" dans la recherche de Mendelsohn. Bien sûr, cela reste un livre qui ne se lit pas vite: j'y ai passé deux semaines, sans coup férir. Ce puzzle ne se laisse pas apprivoiser comme ça, il y a tant de noms, tant d'imbrications. Mais une fois qu'on y est, c'est pour toujours je crois. A l'image d'un autre lecteur dans une critique précédente, j'ai souri plusieurs fois, Mendelsohn a un humour discret, pince sans-rire, et j'ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois aussi. On a toujours l'impression de savoir ce qui s'est passé, mais en fait non, nous n'y étions pas alors nous ne pouvons que imaginer, et ça déjà c'est terrible...
"Les Disparus", c'est un chef d'oeuvre, un livre qui change et pimente une vie de lecteur, après lequel on n'est plus tout à fait pareil.