Présentation de l'éditeur
Dans les familles d'autrefois, jusqu'au milieu du XXe siècle, on menaçait les enfants indociles de la « maison de correction ». Le souvenir était encore effrayant de ces prisons qui tenaient du couvent, de la caserne et du pénitencier. Depuis des décennies, on y enfermait sans distinction et sans pitié des bâtards, des orphelins, des sauvageons, coupables de vagabondage ou d'un simple vol de pain. Pour des années parfois, ces détenus de 6 ou 10 ans, mélangés à de vrais criminels, subissaient le froid, la faim et une discipline impitoyable. De ces châtiments, ils sortaient hébétés, révoltés, à jamais détruits. Marie Rouanet se souvient de ces hauts murs de la honte qui hantaient son enfance et évoque le sort de ces enfants sacrifiés par un système social inhumain.
Biographie de l'auteur
Marie Rouanet vit dans le sud du Massif Central. Qu'il s'agisse d'ouvrages une trentaine , de chansons une centaine , de films documentaires, d'articles dans de nombreuses revues ou journaux, son regard est le même : sans concession, sa parole est toujours dense et précise, poétique sans mièvrerie. Après le succès de Nous les filles (1990), elle a choisi d'écrire sur ces centaines de milliers de jeunes délinquants qui connurent la « maison de correction ». Son ouvrage Les enfants du bagne (1992) retraçant la période entre 1850 et 1945 reste notamment plus que jamais d'actualité.
