Ce premier cycle des "enfants d'ailleurs" regroupe les volumes : "le passage", "les ombres" et "le maître des ombres. Il s'agit de l'histoire d'une bande d'enfants à la limite de l'adolescence qui va explorer une maison dont le propriétaire, grand-père adoptif d'un des enfants, vient de décéder. La maison semble abandonnée mais recèle un laboratoire-bibliothèque dont une des machines donne accès à un monde parallèle. Des ombres malicieuses infestent la maison, repoussées par la lumière. Les circonstances de l'histoire font que les enfants sont projetés dans ce monde étrange en plusieurs groupes séparés. Là, ils vont faire connaissance d'êtres plus ou moins étranges, d'autres enfants, et affronter ces fameuses ombres en diverses péripéties jusqu'à affronter sans le vaincre le maître des ombres. La découverte d'un autre passage les fait revenir dans le monde actuel où ils retrouvent avec plus ou moins de bonheur leurs parents. Le mystère s'enrobe autour de la personne de la jeune Rebecca.
Si cette bande dessinée se laisse lire, elle se place dans un registre connu de road movie dans un monde fantastique. Les dessins sont corrects sans être majestueux ou emportant le lecteur dans une découverte splendide. Le fait que beaucoup d'actions se passent la nuit ou au milieu des ombres laisse bien entendu la place à une tonalité de couleurs bien sombres. Paradoxalement, ce n'est pas l'impression que l'on a en feuilletant ce volume, mais c'est celle que j'ai retenue. L'intérêt de ce type d'album est de voir les personnalités évoluer, mûrir, ce qui est le cas pour ces enfants embarqués dans un environnement hostile.
Sans être "génialissime", ce volume se laisse bien lire mais je n'en tire pas un sentiment de satisfaction bien net. Les enfants, plutôt garçons, l'apprécieront à partir de 10 ans.