Je trouve bien sévères mes collègues critiques au sujet de ce roman du grand auteur finlandais. Mais je partage en partie leur avis.
On est ici loin du niveau de "Le lièvre de Vatanen" ou "La forêt des renards pendus" ou "La douce empoisonneuse". Certes celui-ci, au début, est picaresque, rabelaisien, mais, disons-le, un peu lourd parfois. Mais c'est une farce! Une grosse farce potache ! Toutefois je crois qu'il ne faudrait pas mésestimer la sévère satire sociale : chaque femme et le 'héros' lui-même représentent un type, et un travers de la société, finlandaise ici, mais la portée est universelle.
Puis les femmes veulent se venger, c'est ce qui est annoncé (page 185)! Le roman va prendre une autre tournure ? Va-t-il décoller ? Las ! Pas du tout: et la 1ère partie recommence. Et là vraiment il devient franchement ennuyeux. On a pour ainsi dire deux fois la même chose au cadeau près! Et la vengeance promise ? Elle apparait en un demi paragraphe à la dernière page ! Mais il y a longtemps que ce roman n'intéresse plus personne. Un Paasilinna en très petite forme. À noter que le titre finlandais est "Dix mégères".