Magnifique, superbe, sublime, aucun mot n'est suffisant pour decrire la beauté de la poésie de Baudelaire qui lui à trouver les mots qu'il fallait.
Son recueil en plus de cela est parfaitement organisé, on y trace la quete d'un homme qui cherche à sortir du spleen (l'ennui, la souffrance). C'est ainsi que se decoupe le livre, il essaye d'abord de trouver un idéal, mais il est toujours éphemère, volatile. Il essaye donc la débauche, puis se revolte mais finalement la seule issue est la Mort.
En plus de nous offir les plus beaux vers qui existent (je l'affirme!) et un recueil remarquablement travaille, Baudelaire révolutionne la poésie!
Ainsi le sujet ne compte plus, un sujet laid ou moralement bas devient beau par le langage et le pouvoir du poète. On retrouve cette alchimie dans le titre, Les Fleurs du Mal ou extraire la beauté du mal. C'est notament visible dans le poème La Charogne, qu'un consommateur un peu plus haut dénigre, je lui demanderais : pourquoi? Ce poème est tout simplement majestueux, faire une oeuvre aussi belle sur un sujet aussi horrible, c'est prodigieux et tout à fait inédit à l'époque.
Révolution aussi, dans le sens ou Baudelaire reprend la sensibilité de la de la poésie romantique, mais lui donne ce qui lui manque, une perfection formelle.
Révolution enfin par un nouveau systeme d'écriture, les correspondances. C'est par les figures d'analogie que Baudelaire écrit (tout à fait visible dans le poème La Chevelure), un objet, une chose eveille une sensation qui en rapelle une autre, puis une autre... magnifique!
Baudelaire c'est le debut de la poésie moderne, Hugo l'avait deviné, Verlaine, Rimbaud et Apollinaire sont ces heritiers.
En parlant d'Hugo, detail amusant: Les Contemplations (surement son meilleur recueil) se finit (enfin presque :) ) par cette phrase "Tout est plein d'âmes." ce qui annonce tout à fait la révolution baudelairienne. L'année suivant la publication de ce dernier arrivait Les Fleurs du Mal...