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Les flingueurs Broché – 22 mai 2014


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Extrait

Extrait de l'avant-propos

Nous sommes en 1799. Le Directoire a vécu. Le Consulat s'installe. Tout le monde connaît le Premier consul. Il s'appelle Bonaparte et entend faire fructifier son prestige. Le deuxième, Cambacérès, est moins célèbre, encore que député et surtout juriste de talent (le code civil lui devra beaucoup). C'est un personnage brillant qui ne cache pas son homosexualité. Le troisième consul, député lui aussi, se distingue, si l'on peut dire, par son absence d'envergure et l'indigence de ses idées. Il s'appelle Lebrun. Sollicité pour donner son avis sur le trio, Talleyrand a recours... au latin. Il désigne les trois consuls en utilisant les trois formes latines, masculin, féminin et neutre. Ainsi Bonaparte est-il Hic (celui-ci), Cambacérès Haec (celle-là), et Lebrun Hoc (ça)... Un modèle de cruauté.
Cette rude impertinence n'a toutefois pas été prononcée devant les intéressés. Pour le face-à-face, deux spécialistes s'imposent : Clemenceau et de Gaulle. En 1908, un préfet ayant eu vent de sa prochaine révocation, et dans un sursaut de courage, s'adressa directement au président du Conseil et ministre de l'Intérieur Georges Clemenceau :
- Que me reproche-t-on, monsieur le Président ? D'être une fripouille, ou un imbécile ?
- On vous reproche de cumuler, répondit le Tigre.
De tout temps, le propos politique s'est nourri de cruauté. «Jamais de bonté en politique, notait François Mauriac. Nous sommes chez les insectes, et on ne saurait même plus parler d'instinct. Il s'agit des lois d'un monde féroce où le cadavre d'un ennemi a toujours senti bon.» Nous avons rassemblé quelques-uns de ces moments particuliers, où les mots et les attitudes visent à écorcher, et même à écorcher vif. Pourquoi est-on cruel en politique ? Volonté de déstabiliser, de rabaisser, voire d'éliminer celui à qui l'on s'adresse ? Désir de vengeance, besoin de revanche ? Simple plaisir du mot cinglant, du trait coupant, de la réplique qui tue ? Tout cela à la fois, et bien plus encore. En politique plus qu'ailleurs, le verbe est l'arme absolue. Mais quand est-il cruel ? Première question que nous nous sommes posée. De la réponse est venue, sinon une définition, du moins un cadre au thème de cette anthologie. La cruauté est une constante de la vie politique française. Elle va du sobriquet au discours, en passant par la célèbre «petite phrase» tant recherchée des chroniqueurs. Quand l'humour l'emporte, c'est la comédie du pouvoir. Quand la violence gagne, c'est sa tragédie. La cruauté «idéale» mêle sans doute, et habilement, la férocité, l'esprit, la drôlerie, une pointe de cynisme, le tout en une formule concise et brillante, pour atteindre un double but : faire mal à celui qu'elle vise et faire rire ceux qui en sont témoins. C'est la vacherie modèle, qui a toutes les chances de passer à la postérité. Qu'elle soit injuste, irriguée de la plus parfaite mauvaise foi, qu'elle soit implacable dans sa dureté, ou au contraire lucide, tout empreinte de vérité, ne change rien au fond. C'est une flèche qui atteint sa cible en créant chez nous une sorte de jubilation. Le nier relève de l'hypocrisie. Quand François Mitterrand, à propos de Michel Rocard, se demande d'un ton patelin : «D a du talent, mais a-t-il des qualités ?», il s'inscrit dans une tradition de flingage feutré qui nous offre une bonne approche de ce qui doit constituer la matière première de ce livre. Quand, le 22 février 1969, le général de Gaulle s'entretient avec l'écrivain Philippe de Saint-Robert, que ce dernier s'interroge sur le lien entre le destin de Georges Pompidou et celui de la France, que de Gaulle le coupe en laissant tomber : «Il est mince», le propos a beau être injuste, ne pas forcément prêter à sourire, il a sa place ici. Quand Léon Daudet, d'un style flamboyant, décrit Aristide Briand comme un être chez qui «tout sue la vadrouille et le désordre de la chambre meublée, où le maquereau passe son habit taché et sa chemise souillée», que Clemenceau s'emporte, toujours au sujet de Briand, «J'aurais un pied dans la tombe qu'il m'en resterait un pour botter le cul de ce voyou», nous abordons aux rivages de l'insulte, mais nous ne nous éloignons pas de notre sujet. En revanche, quand le même Léon Daudet, député d'extrême droite, antisémite et antigermaniste, interrompt un discours de Léon Blum en 1923 en criant : «A Jérusalem !», nous quittons la cruauté pour l'ignominie. Et quand Jean-Marie Le Pen prononce des phrases nauséabondes, qui lui valent autant de condamnations, sur la Seconde Guerre mondiale, ce n'est pas cruel mais abject. Ce sont là les frontières de cet ouvrage. Au-delà des territoires de la férocité commencent ceux de l'infamie. Nous ne les arpenterons pas.

Revue de presse

On pourrait continuer pendant des pages à distiller les méchancetés que les hommes politiques se réservent les uns aux autres depuis des siècles. Soudain la tragédie du pouvoir se transforme en comédie, juste le temps d'une épigramme assassine. C'est terrible et délicieux à lire. Comme disent les grands pervers : «Ce n'est pas moi qui suis méchant, c'est le monde qui est cruel.» (Gilles Martin-Chauffier - Paris-Match, juin 2014)


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Détails sur le produit

  • Broché
  • Editeur : PLON (22 mai 2014)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2259219144
  • ISBN-13: 978-2259219143
  • Dimensions du produit: 22,6 x 2,5 x 14 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.7 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (20 commentaires client)
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile  Par Mr. Michel Gensollen sur 3 juillet 2014
Format: Broché Achat vérifié
Cet ouvrage est très médiocre. Il s'agit de citations célèbres d'hommes politiques, toutes bien connues de tout le monde, assemblées comme au hasard, sans intérêt véritable.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile  Par pierre mallaret sur 1 juillet 2014
Format: Format Kindle Achat vérifié
"vendu" comme une anthologie des cruautés politiques c'est surtout un récit de querelles et conflits plus ou moins importants de politiciens, emaillé de quelques citations assez largement connues.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par hélène gothier sur 27 juin 2014
Format: Broché Achat vérifié
livre décevant par rapport à sa présentation dans les médias,il s'agit d'une simple compilation de faits et dires très faciles à retouver pour un journaliste meme l'ordre alphabétique des rubriques relèvent de la solution de facilité bref je n'appelle pas cela un livre!
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par Galadriel VOIX VINE sur 23 août 2014
Format: Broché
Je me réjouissais de lire de bons mots, parfois méchants, mais......
Les deux auteurs sont malheureusement bien moins fins que ceux dont ils "parlent". Bons mots il y a , mais délayés, délayés dans du verbiage souvent inutile. QUEL DOMMAGE!
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Par FULBERT LE FULMINANT sur 17 septembre 2014
Format: Broché
"Pour être ambassadeur, il ne suffit pas d'être con, il faut aussi être poli." Voilà tout est dit...Ah le Tigre, ça c'est quelqu'un, un Seigneur...
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Par falco sur 8 octobre 2014
Format: Broché Achat vérifié
c' est amusant , je l ' ai acheté en juin et il n ' est paru en libraire que depuis septembre !!!
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par Pedro sur 16 juillet 2014
Format: Format Kindle Achat vérifié
Intéressant mais je m'attendais à plus de citations "vachardes". La IIIème république a été très rude avec des personnages au verbe haut et acide.
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0 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Alexandre P. sur 30 août 2014
Format: Broché
Sur la plage, on a pas envie d'ouvrir son tout-Heidegger ou son petit TLP Wittgensteinnien, non. Et l'on a rapidement fait le tour des frasques de Jennifer ou autres starlettes dans l'abondante presse de vacance, voici voilà. Il y a donc une catégorie très spécifique de l'édition qui fait florès vers mai/juin de chaque année, c'est la littérature de plage.

Enfin, littérature, entendons-nous: généralement écrit très rapidement par une petite main inconnue qui s'accole un sponsor, une forme de crédit scientifique ou journalistique. L'oeuvre de plage ne doit pas être trop épaisse (pour ne pas peser trop sur le nez, posé pour la sieste), le papier ne doit pas être trop glissant (afin d'adhérer aux doigts couverts de crème solaire) Paraissent ainsi les recensions d'histoires croustillantes ou d'anecdotes des grands, politiques, acteurs, ou autres, dont espère juste tirer le mot ou la citation utilisable dans les dîners en ville à la rentrée. Voilà le B-A-BA du livre de plage.

Et ce livre est dans la veine. On notera au passage le très intelligent clin d'oeil à Audiard, bravo les marketeurs il fallait y penser. Le contenu est donc attendu. Quoique, pas tant que cela, car le lecteur peut attendre plus, bien plus que ce que le livre offre: rien, pas un mot, pas une citation qui ne soit archi-connue. Comme si l'on avait fait le tour de la vacherie, et pourtant on se dit que non, ce n'est pas possible, la vie politique française doit offrir bien plus que cela. C'est donc un travail baclé, sommaire, rapide, qui laisse sur sa faim.
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