Présentation de l'éditeur
Ce livre est l'oeuvre maîtresse de l'un des principaux pionniers de l'éthologie, cette science née de la volonté d'appliquer au comportement animal et humain les interrogations et les méthodes propres à la recherche en biologie. Avec, en ligne de mire, la question de l'information à la base de toute adaptation, innée ou acquise. Un tel objectif - réussir à expliquer tous les processus du vivant - exige une méthodologie rigoureuse qui statue sur les compétences requises pour la recherche et sur les différentes modalités expérimentales : la perception comme moyen de connaissance, l'observation des animaux en liberté, en captivité ou simplement apprivoisés, l'expérience de privation, l'analyse fragmentaire, la recherche phylogénétique, l'homologie... C'est sur la base de ces connaissances que l'auteur dresse un tableau des mécanismes physiologiques et des modifications adaptatives du comportement animal. On a souvent reproché à Lorenz d'appliquer un peu trop rapidement à l'homme les résultats de ses recherches. Mais n'y a-t-il pas une foule de comportements cent fois plus anciens que les nôtres, qui existent en nous et jouent un rôle considérable dans nos actes et dans l'exercice de nos facultés cognitives ? L'édifice lumineux mais fragile de notre rationalité, nous avertit-il, repose sur un terrain d'instincts primordiaux que nous partageons avec des créatures bien plus primitives dans l'échelle de l'évolution et avec qui nous devons compter.
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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Quatrième de couverture
A côté de la théorie de la relativité d'Einstein ou de la psychanalyse freudienne, l'éthologie, science dont Kontad Lorenz s'était fait l'initiateur et qui étudie le comportement animal de manière comparative, appartient désormais à la culture occidentale. Oeuvre profondément personnelle, le présent volume est une véritable " somme " de la pensée de Lorenz. Dans l'introduction, Lorenz illustre à grands traits les directions du développement de l'éthologie et ses propres positions théoriques. La première partie, consacrée aux aspects méthodologiques, essaie de tracer les frontières sûres de l'étudre comparée du comportement et en établit les règles rigoureuses. Puis le concept de système, on plutôt d'unité fonctionnelle indivisible révèle toute sa fécondité pour l'étude de la nature. La conclusion affronte les modifications du comportement obtenues par l'apprentissage : s'il est vain de tenter une explication à fondement unique, comme le voudraient les behaviouristes, il est indubitable que même ces " programmes ouverts " contiennent une quantité notable d'information acquise par l'espèce. Accusé d'" innéisme " excessif, Lorenz se défend avec vigueur. Il survole ici les aspects du comportement humain, mais les résultats de l'éthologie animale ont une portée si générale que la référence transparaît. L'édifice lumineux mais fragile de notre rationalité, nous avertit Lorenz, repose sur un terrain d'instincts primordiaux que nous partageons avec des créatures bien plus primitives dans l'échelle de l'évolution et avec qui nous devons compter.


