Depuis les années 80, les communicants ont professionnalisé leur approche (finie l'époque des attachées de presse prout prout petits fours !) et ont envahi le monde de l'entreprise avant de réaliser la même OPA avec les politiques. Aujourd'hui, trois communicants et demi peuvent prétendre faire la pluie et le beau temps sur le CAC40 et sur ceux qui nous gouvernent. Pourquoi 3,5 ? Parce que derrière Anne Méaux et Michel Calzaroni (qui, pour faire simple, se partagent les grandes entreprises et les leaders de droite) et Stéphane Fouks (pour les hommes politiques de gauche), on trouve Publicis qui, grand groupe mondial de pub par ailleurs, ne parvient qu'à jouer les utilités en matière de com d'influence et a raté plusieurs crises d'anthologie (Total et l'Erika, affaires Renault etc.).
Même si le livre est un peu biaisé (les communicants sont par nature des méchants, on le sait bien, pour les journalistes de gauche), il révèle quelques dessous très intéressants. Pas un combat entre deux camps qui ne se livre aussi par le biais de ses hommes et femmes d'influence mais dans l'ombre. Ainsi, est-il utile (et sain) de rappeler les grandes batailles économiques et politiques de ces dernières années et de voir qui jouait et abattait quelle(s) carte(s).
Les auteurs pensent qu'on est peut-être arrivé dans une impasse et que tout le monde faisant de la com, la com est partout... et son efficacité amoindrie. Elle n'agirait plus ou peut s'en faut. Si le constat est juste, il manque alors une esquisse du monde qui se dessinerait...