D'une vision judeo-chrétienne on ne parlait plus de colonisation mais de défense des libertés face à l'emprise communo-marxiste.
L'ouverture des documents relatifs à la commission d'enquête (présidé par le Gl Catroux) sur la bataille de Dien Bien Phu en a permis une approche plus complète et réaliste.
Devant la froideur et la rigidité des documents, Roger Bruge a humanisé son étude par le réseau des anciens de Dien Bien Phu et a redonné vie à l'action par l'intermédiaire de lettres dont on lui a permis l'accés.
On comprend mieux la vie du camp retranché et la progression des 56 jours de combats intensifs du 12 mars au 7 mai 1954. La chronologie des évènements marquée par la perte succesive des points d'appui aux noms si doucement féminin.
Le 7 mai le p.c. du GONO submergé ordonne le cessez-le-feu à 17 h.30.
"Il convenait d'en finir, bien sûr, mais après tous les sacrifices consentis, après toute cette gloire dont se sont parés, au pris du sang, les combattants, il ne fallait pas tout abîmer en hissant le drapeau blanc. Surtout pas de reddition au sens humiliant du terme. On cesse le feu et on attend, on ne dialogue pas." (Derniere conversation Cogny à de Castries).
Plus au sud Isabelle tiendra encore deux jours après avoir évoqué un improbable "dernier baroud".
Dien Bien Phu dans sa cuvette à succombé. Personne n'a démérité. Les exploits personnels relatés, les actes d'heroismes, font que l'on ne peut qu'être fier de nos soldats. Honneur et devoir n'ont jamais autant pris d'importance.
Puis il y aura l'inhumaine marche meurtrière vers les camps d'internement "La marche de la mort". Ce fut la lente extermination du corps expéditionnaire, voulue par le viet-minh. La convention de Genève, pas concerné...
Le point crucial était l'imprécision quant au sort des disparus. Les chiffres divergent. La confusion, le désordre, le flou des circontances ne permettront sans doute jamais de l'éclaircir avec certitude. Paix aux disparus.
L'atroce réalité des chiffres : "un peu plus de 10000 hommes furent faits prisonniers à Dien Bien Phu, 3000 Reviendront en France et le sort de 3500 restera inconnu. En quatre mois de captivité, le taux de mortalité fut de plus de 72%." (Association Nationale Des Anciens Prisonniers et Internés d'Indochine). (P.m. Il y eu Ceux de la R.C.4, en sept. 1950, 1900 prisonniers, 32 seulement regagnèrent le camp N°1. Taux de mortalité > à 92%. !...).
De nombreuses publications ont vu jour. le Dien bien Phu de jules Roy faisait référence, celui de Bruge le complète.
Dans la bibliographie de D.B.P., E.Bergot, Leonetti, J.P.Bernier, H.Genin, J.M.Juteau, Abbé Jeandel, J.Pouget, De Gallard, Cdt Grauwin....Celui de Bruge parait le plus près de la réalité, le plus informé. Le plus historique.