Un livre qui ne laisse pas indifférent, surtout parce qu'il aborde des sujets prégnants de la vie managériale. On sent en effet que l'auteur à fait un travail terrain. Qu'il a rencontré des vrais managers et qu'il soulève une question essentielle, celle de la formation au management. Comme devient-on un bon manager ? Certes, la culture générale est un élément important, bien que je ne sache pas vraiment ou commence et ou fini la culture générale. D'ailleurs, l'auteur se sent obligé de commencer à faire un inventaire des qualités nécessaires pour devenir manager. Et c'est là que sont travail devient beaucoup moins intéressant.
Par exemple, l'humanisation des rapports humains dans l'entreprise est une qualité noble assez peu controversée jusqu'à ce que l'on parle de sa mise en œuvre dans un contexte précis. Autre exemple : « avoir du tact ». Cela semble une évidence (encore que je n'ai pas vraiment trouvé de définition précise de que c'est que le tact) et en même temps, dans certaines situations, il faut savoir être direct. Il est des cas, ou le tact est contre-productif. Et puis, quel est le dosage de tact ? Il existe sans doute un excès de tact.
Quand l'auteur nous affirme que l'être humain n'est pas une machine, qu'il a des émotions propres et que tout ne s'apprend pas avec des outils et qu'il faut une formation terrain on a envie de lui dire : Ok mais qu'est-ce que cela apporte au débat puisque ce sont de grossières évidences ?
En fait, et après réflexion, il semble que l'auteur fait la promotion des formations du CNAM ce qui est en soit louable. Mais, à l'arrivée, s'il existe des illusions en matière de management, il en existe aussi et certainement beaucoup plus en matière de sociologie et de formation. Notamment, celle de croire aux solutions de « bon sens » pour traiter les revendications de certains managers en mal de reconnaissance dans quelques entreprises.