et gros. C'est une sorte de pavé cartonné, avec une jaquette collée, qui se déplie pour laisser entrevoir d'étranges graphiques cabalistiques - au propre - puisque nous avons là, les dits d'un Sabbataï Tsevi de 10 ans, qui est à lui-même son propre prophète Nathan... et dans un langage joyeux, bariolé et délicieusement sentencieux, quand il faut l'être, avec des moments parodiant la littérature rabbinique, qui s'entrecroisent avec les épisodes de la vie d'un microcosme scolaire américain...
jouissif au énième degré.
enfin un roman qui n'est pas une accumulation de phrases simplistes - au plan de la syntaxe - et de dialogues détimbrés, tout ce qu'on trouvera parmi les premiers de la classe de cette rentrée littéraire (2011) médiocre, dont, pour s'en tenir aux (rares) traductions de l'hébreu, le trop célébré Grossman (un poncif sentimentalojournalistic).