J'ai vu le film une première fois et je suis revenue à le revoir une deuxième fois parce qu'il me fait du bien dans mon coeur: il nous montre "les bons gens" dans leur cinquantaine, assez confortables, qui sont confrontés à ceux qui ne vivent pas si confortablement.
Le film remet en cause beaucoup de petites choses que chacun vit chaque jour ou se le demande de temps en temps, et où on peut facilement se retrouver: l'amour toujours fort dans un couple âgé, le désir d'être "juste" même si le protagoniste pourrait se tirer du tir à sort lors d'un licenciement collectif parce qu'il est membre du syndicat, le problème toujours persistant que ce sont les femmes qui s'occupent des enfants quand le mari s'en va - et si on peut leur reprocher si elles ne le font pas, la relation étroite entre deux soeurs, la peur de perdre l'attention des parents si ceux s'occupent d'autres personnes, la question pourquoi on n'a pas poursuivi ses rêves, les moments où on perd le contrôle et fait des actions impensables auparavant, le problème à s'habituer quand on ne travaille plus, l'amitié étroite entre deux hommes et la douleur que cela fait si on ne se parle plus...
On pourra peut-être reprocher au réalisateur d'avoir dessiné son film en noir et blanc, mais comme il m'a profondément ému deux fois et je suis chaque fois reparti en croyant de nouveau qu'il y a de "bons gens" dans ce monde, je donne 5 étoiles.