Le titre de ce beau roman le dessert particulièrement et n'en restitue pas la dimension poétique.
Edem Awumey est d'origine togolaise et son récit sur l'impossible quête du père est d'un abord difficile car il alterne réalisme, rêve, imaginaire collectif et est très marqué par ce qu'on pourrait appeler "l'âme africaine". C'est aussi un récit en miettes à l'image des deux héros, Askia l'Africain et Olia de Sofia, éternels errants. Et toujours l'image du père,Sidi Ben Sylia Mohammed, l'homme au turban blanc,qui plane sur cette tragédie. C'est aussi un roman très dur, sans concession, avec les souvenirs de tueries qui hantent la mémoire d'Askia jusqu'à la dernière scène qui clos son destin. La complexité de l'écriture m'a parfois gênée et c'est seulement à la fin que j'ai pris la mesure de la portée de ce roman dont certaines images sont restées gravées dans ma mémoire. Un roman méconnu à découvrir.