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Ces heures de solitude et de méditation sont les seules de la journée où je sois pleinement moi et à moi sans diversion, sans obstacle, et où je puisse véritablement dire être ce que la nature a voulu. Seconde promenadeSi vous avez aimé La Première Gorgée de bière de Philippe Delerm, vous éprouverez sans conteste les délectations d'une prose admirable qui restitue l'expérience élémentaire de la dégustation et de l'attention savoureuse au monde qui caractérise ces moments délivrés de l'urgence où nous nous laissons aller aux joies simples de l'existence.
Loin d'exalter l'enracinement et le goût du terroir, Rousseau, en ce sens résolument moderne, nous rappelle qu'un homme libre n'a pas de racines mais des pieds, pour s'en servir et parcourir le monde. Une invitation à la marche, à lire dans l'esprit cosmopolite propre au Siècle des lumières ! --Paul Klein --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un chef d'oeuvre si loin si proche...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les rêveries du promeneur solitaire (Broché)
"Les Méditations métaphysiques de Jean-Jacques Rousseau", disait le regretté Henri Gouhier. C'est totalement vrai, à la seule condition d'enlever au mot "méditation" ce qu'il implique, chez Descartes ou chez Husserl par exemple, de laborieux. Rousseau se livre (à prendre au pied de la lettre) à une opération de désapprentissage, de rentrée en soi, d'introversion et d'oubli, qui le met en présence d'une donnée fondamentale, aux limites de la conscience: le sentiment, écrasé sous le poids des habitudes mentales et des vanités sociales, des faux savoirs, obscurci et même parfois dénaturé, mais toujours susceptible d'être redécouvert... Jean-Jacques transforme son esseulement en une occasion inespérée de ressaisir l'essentiel, et l'essentiel c'est justement pour lui l'existentiel... Ce livre singulier n'est pas marginal mais central, à la fois fondamental et conclusif pour comprendre dans toute sa cohérence systématique l'étonnante pensée de Rousseau, bref pour donner une chance à à son "cri solitaire" d'être au moins "une fois entebdu", selon le voeu de son grand admirateur Hölderlin.
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5.0 étoiles sur 5
Excellent! mais je connaissais déjà!,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Rêveries du promeneur solitaire (Format Kindle)
Nous avions par le passé fait un bout de chemin ensemble. J'ai continué à partager ces rêveries et à penser à madame de Warens!
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Rousseau était-il maso ou désoeuvré?,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les rêveries du promeneur solitaire (Broché)
Qui, en France, ne connaît pas l'inventeur de l'autobiographie? Qui n'a jamais lu l'incipit de Les Confessions? Et le promeneur solitaire?Eh bien c'est la même chose. Je cherche et ne vois qu'un intérêt à ce livre, celui de se remémorer le principe des Confessions quand on a oublié en quoi elles consistent. L'autobiographie. La conscience de soi-même. Rappeler que la première préoccupation d'un individu cultivé est toujours lui-même. Et Rousseau fut très préoccupé par lui-même. Il me navre quand je le lis, et le pire, c'est que je me lis en lui. Il l'a tout de suite prétendu : sa confession trouve un écho en chaque individu. Il a donc raison à de nombreux points de vue. Néanmoins est-il nécessaire de retourner le couteau dans la plaie, sans arrêt? J'ai peut-être l'impression que pour sa dernière oeuvre, en plus de se répéter, il cherche, c'est louable, à se faire du bien à lui-même mais cette fois à nul autre que lui. On découvre certes de nouveaux éléments de la vie (de la fin de vie) de ce personnage. Alors si on l'apprécie, on s'y intéresse. Mais si je n'aime pas le personnage? Vu qu'il est partout, au centre et ailleurs dans son livre, que faire? Fermer le livre? En outre, il manque de souplesse, me semble-t-il, bien qu'il développe un certain nombre de points de vue intéressants, comme la fusion du fantasme et de la réalité dans un paysage réel mais qui lui sied autant qu'un rêve. Quand le songe rejoint la réalité. Certes. Mais à cet humaniste ne va pas bien la misanthropie telle qu'il la décrit pour lui-même. J'ai toujours l'impression qu'il se raconte un mensonge, question de survie. Mais s'il se ment, forcément dans cette confession, il nous ment. Non, vraiment, navré mais le génie n'excuse pas tout. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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