Près d'un siècle après le génocide de 1915 qui a décimé la population arménienne de l'Empire ottoman, Laurence Ritter (journaliste et sociologue) et Max Sivaslian (photographe) ont sillonné les territoires ancestraux des Arméniens, à l'est de la Turquie, à la recherche des descendants des survivants.
Ce livre comble un vide. Le thème des survivants restés sur place a été très peu exploré. Qui sont-ils ? Essentiellement des femmes et de jeunes enfants, enlevés et convertis de force à l'islam, ainsi que de rares Arméniens qui ont bénéficié de protections, «les restes de l'épée» selon la terrible expression turque.
Ces survivants commencent à briser un tabou en révélant leurs origines arméniennes. Ils seraient des centaines de milliers, voir des millions. Ni Turcs, ni Arméniens modèles, ils sont rejetés.
Hrant Dink, leur Martin Luther King, a été assassiné le 19 janvier 2007 devant le siège de son journal, Agos, en plein centre d'Istanbul.
Le récent processus de démocratisation et d'ouverture de la Turquie qui sort d'une longue période de régime autoritaire, a eu plusieurs effets. Si l'État continue à nier farouchement l'existence du génocide, la société civile, elle, ose enfin en parler malgré les risques auxquels elle s'expose. C'est dans ce contexte que des citoyens turcs qui ont longtemps ignoré leurs origines arméniennes en raison du fameux silence des grands-mères, finissent par l'apprendre et osent le révéler comme Fetiyé Çetin dans son célèbre ouvrage : Le livre de ma grand-mère. Le phénomène des Arméniens cachés et convertis de Turquie est un tabou tout juste brisé. Ils seraient des centaines de milliers, voire des millions. Ni Turcs, ni Arméniens modèles, ils sont rejetés. Hrant Dink, leur Martin Luther King a été assassiné le 19 janvier 2007, devant le siège de son journal Agos, en plein centre d'Istanbul.
° LES AUTEURS
Ce livre a été réalisé en duo : Laurence Ritter pour le texte, Max Sivaslian pour les photos.
Laurence Ritter, diplômée de l'IEP de Grenoble et d'un doctorat à l'EHESS, est sociologue et journaliste.
Elle a longtemps vécu en Arménie en tant que correspondante de Radio France International et du magazine Les Nouvelles d'Arménie. En 2007, elle a publié La longue marche des Arméniens chez Robert Laffont.
Max Sivaslian réalise des reportages photographiques aux quatre coins de la planète depuis 1974. Pour les agences Sygma et SIPA, il a couvert le conflit du Karabakh sur le front dès ses débuts en 1992. Il est l'auteur du Jardin Noir, récit de guerre (Editions CAPE, 2001), de Mon Yerevan et de Ils sont assis, ouvrage consacré aux prisons et à la vie carcérale en Arménie.
Cengiz Aktar, universitaire, essayiste et chroniqueur, est l'initiateur avec des intellectuels turcs de L'Appel au Pardon paru aux éditions du C.N.R.S. en 2008.
Ce livre comble un vide. Le thème des survivants restés sur place a été très peu exploré. Qui sont-ils ? Essentiellement des femmes et de jeunes enfants, enlevés et convertis de force à l'islam, ainsi que de rares Arméniens qui ont bénéficié de protections, «les restes de l'épée» selon la terrible expression turque.
Ces survivants commencent à briser un tabou en révélant leurs origines arméniennes. Ils seraient des centaines de milliers, voir des millions. Ni Turcs, ni Arméniens modèles, ils sont rejetés.
Hrant Dink, leur Martin Luther King, a été assassiné le 19 janvier 2007 devant le siège de son journal, Agos, en plein centre d'Istanbul.
Le récent processus de démocratisation et d'ouverture de la Turquie qui sort d'une longue période de régime autoritaire, a eu plusieurs effets. Si l'État continue à nier farouchement l'existence du génocide, la société civile, elle, ose enfin en parler malgré les risques auxquels elle s'expose. C'est dans ce contexte que des citoyens turcs qui ont longtemps ignoré leurs origines arméniennes en raison du fameux silence des grands-mères, finissent par l'apprendre et osent le révéler comme Fetiyé Çetin dans son célèbre ouvrage : Le livre de ma grand-mère. Le phénomène des Arméniens cachés et convertis de Turquie est un tabou tout juste brisé. Ils seraient des centaines de milliers, voire des millions. Ni Turcs, ni Arméniens modèles, ils sont rejetés. Hrant Dink, leur Martin Luther King a été assassiné le 19 janvier 2007, devant le siège de son journal Agos, en plein centre d'Istanbul.
° LES AUTEURS
Ce livre a été réalisé en duo : Laurence Ritter pour le texte, Max Sivaslian pour les photos.
Laurence Ritter, diplômée de l'IEP de Grenoble et d'un doctorat à l'EHESS, est sociologue et journaliste.
Elle a longtemps vécu en Arménie en tant que correspondante de Radio France International et du magazine Les Nouvelles d'Arménie. En 2007, elle a publié La longue marche des Arméniens chez Robert Laffont.
Max Sivaslian réalise des reportages photographiques aux quatre coins de la planète depuis 1974. Pour les agences Sygma et SIPA, il a couvert le conflit du Karabakh sur le front dès ses débuts en 1992. Il est l'auteur du Jardin Noir, récit de guerre (Editions CAPE, 2001), de Mon Yerevan et de Ils sont assis, ouvrage consacré aux prisons et à la vie carcérale en Arménie.
Cengiz Aktar, universitaire, essayiste et chroniqueur, est l'initiateur avec des intellectuels turcs de L'Appel au Pardon paru aux éditions du C.N.R.S. en 2008.
