Deuxième volet de la trilogie de L'Elfe Noir, Terre d'exil nous est proposée dans une nouvelle traduction en texte intégral. Que faut-il en attendre ?
~ L'histoire :
Ce roman est la suite directe de
Terre natale. On retrouve donc Drizzt exilé en Outreterre et la famille Do'Urden dans une situation très délicate à Menzoberranzan. Dans une société soumise à Lloth, la déesse impitoyable, on se doute de l'issue d'une telle situation de crise : la famille doit régler le compte du renégat.
Ce deuxième volet est en peu-deça des autres épisodes de la trilogie. Le casting est assez restreint, le roman est assez court (même en texte intégral) et l'histoire suit son cours sans véritables rebondissements.
Reste les combats, toujours aussi bien décrits, et divers passages épiques (le séjour chez les Illithids et surtout le duel entre Drizzt et un vieil ami) qui captiveront le lecteur dans le derniers tiers du roman.
Ceci étant, hormis ces passages, c'est un peu terne. Belwar est un personnage sympathique, mais peu original. Seul Caqueteur, le Pech condamné à se transformer corps et âme en une créature sanguinaire, apporte un peu de fraicheur et de profondeur à une histoire qui traine un peu. Malheureusement, il n'est introduit que trop tardivement dans le récit.
Ma critique est un peu sévère, mais Salvatore nous a habitué à du très bon. Alors quand le livre n'est que bon, on reste un peu sur notre faim.
Histoire de rassurer le fan, je lui dirais que le troisième volet (
Terre promise) est bien plus trépidant. D'ailleurs, mon commentaire sur ce 3è livre ne devrait pas tarder ;-)
~ l'édition :
Comme pour Terre Natale, Milady nous propose une nouvelle traduction en texte intégrale. Curieusement, ce sera un traducteur différent pour chacun des 3 volets de la trilogie de l'Elfe Noir... probablement parce que les dates de parution étaient très rapprochées. Ceci dit, je n'ai pas noté d'incohérence entre le tome 1 et 2 : les noms n'ont pas été traduits différents et le style est à peu près le même.
Yann Chican nous a donc offert une bonne traduction. La précédente proposée par Michèle Zachayus pour Fleuve Noir était également de qualité très correcte. Mais une traduction en texte intégrale est ici fort appréciable car elle donne un peu plus d'épaisseur au texte. De fait la lecture de cette nouvelle édition m'a un peu plus marquée que celle de Fleuve Noir.