L'auteur, chercheur en socio-physique, spécialiste de la propagation des opinions, et sinon compétent au niveau de l'histoire politique, propose une critique argumentés du mouvement "réchauffement climatique".
Dans ce domaine il se situe dans la même veine que
GIEC est mort, vive la science ! (Le), ou
Le Mythe climatique dans sa seconde partie épistémologique. Mais il a une approche légèrement différente, plus sociologique et sociophysique, que politique ou épistémologique.
Néanmoins on y retrouve la critique inévitable du mélange politique-science, morale-science, l'accusation de religion scientistes Gaïa et même de néo éco-fascisme avec parallèle historique avec les années 30 mais aussi avec le marxisme et les religions.
En tout cas c'est un livre bien plus argumenté, sérieux et abouti que certains pamphlets plus connus.
Si on le compare au livre
Nouveau Voyage au centre de la Terre(qui n'a pas pour objet le climat mais commet le crime hérétique d'évoquer des doutes dans sa première partie), on observera le même sérieux scientifique, mais par contre la non couverture de la partie physique du problème. Serge Galam critique donc avant tout la méthode, l'ambiance, le totalitarisme, les faux arguments, la violence, et les manipulations, mais n'avance au yeux de ces critiques que la thèse climatique suivante : aucun argument définitif n'existe, et il est trop tot pour affirmer quoi que ce soi de scientifiques. Le politique peut décider mais sans prétendre à la moindre scientificité, ni certitude.
Dans le détail, il attaque la confusion des genre entre politico-religion et science, recentrant le débat sur ce qu'est la méthode scientifique, loin des consensus et des jugement moraux, mais dans la simple observation, l'argumentation, le débat, la neutralité politique et morale.
Il fait aussi le parallèle avec les grands totalitarismes récents (marxismes, fascismes) et les religions, en argumentant que la méthode que l'on voit se profiler est à la source des tragédies précédents , et que l'idéologie n'y a rien avoir.
Sans rien rejeter à la religion, ni à la politique, il rejette finalement le mélange des genres, l'instrumentalisation des scientifiques dans les organismes onusiens ou des comités d'éthiques, pour rendre indiscutables ce qui n'est que saine et discutable politique ou religion.
Au final il parle de ses travaux de socio-physique, sur la propagation des opinions et l'applique a ce sujet.