Commencez à lire Les singuliers sur votre Kindle dans moins d'une minute. Vous n'avez pas encore de Kindle ? Achetez-le ici Ou commencez à lire dès maintenant avec l'une de nos applications de lecture Kindle gratuites.

Envoyer sur votre Kindle ou un autre appareil

 
 
 

Essai gratuit

Découvrez gratuitement un extrait de ce titre

Envoyer sur votre Kindle ou un autre appareil

Désolé, cet article n'est pas disponible en
Image non disponible pour la
couleur :
Image non disponible
 

Les singuliers [Format Kindle]

Anne Percin
4.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)

Prix éditeur - format imprimé : EUR 22,00
Prix Kindle : EUR 14,99 TTC & envoi gratuit via réseau sans fil par Amazon Whispernet
Économisez : EUR 7,01 (32%)
Le prix Kindle a été fixé par l'éditeur

App de lecture Kindle gratuite Tout le monde peut lire les livres Kindle, même sans un appareil Kindle, grâce à l'appli Kindle GRATUITE pour les smartphones, les tablettes et les ordinateurs.

Pour obtenir l'appli gratuite, saisissez votre adresse e-mail ou numéro de téléphone mobile.

Formats

Prix Amazon Neuf à partir de Occasion à partir de
Format Kindle EUR 14,99  
Broché EUR 22,00  
Gratuit : téléchargez l'application Amazon pour iPhone, iPad, Android ou Windows Phone ou découvrez la nouvelle application Amazon pour Tablette Android !






Descriptions du produit

Extrait

Pont-Aven, dimanche 12 août 1888

Tobias,

Premier jour ici. C'est à toi que j'écris. Tu vois, ce que je t'avais promis de faire, je l'ai fait. J'ai eu, pour une fois, un peu de courage et d'esprit d'aventure, tu seras content de moi peut-être ? J'ai quitté Paris et laissé ma cousine Hazel là-bas, elle se débrouille très bien sans moi. Certes, la famille Boch m'en voudra jusqu'à la fin des temps, mais je préfère sa rancune à la tienne et au remords de n'avoir jamais rien tenté dans ma vie.
Je suis arrivé en Bretagne hier : par le train d'abord, de Paris à Quimperlé, puis en malle-poste. J'étais assez disposé à accomplir le reste du trajet à pied, en souvenir de nos pérégrinations dans les Flandres, mais une malle, un chevalet et un appareil photographique, ça vous plombe les semelles ! Finalement, j'ai fait comme tout le monde : pour rejoindre Pont-Aven, on s'entasse dans une voiture à cheval et on endure les cahots du chemin en causant de peinture avec les autres... Comme les rêves qu'on a chéris nous semblent pauvres, quand ils traînent sur les routes et sont ceux de tout le monde ! La malle-poste nous a lâchés au centre du village, sur une place avec des hôtels. Le premier était trop cher pour moi, les autres complets. En prenant un verre dans un café, j'ai rencontré Laval, un peintre parisien : il m'a conseillé la pension Gloanec. Le déjeuner pour un franc, la pension complète pour soixante ! Il restait une chambre, je l'ai louée pour le mois : me voilà installé.
De la mansarde où je suis logé me parviennent en ce moment même des cris de mouettes qui me rappellent la mer du Nord et nos échappées dans le Westhoek, et j'en deviens bêtement nostalgique. Mais il suffit que je me penche par la fenêtre pour que tout change : j'aperçois l'Aven toute verte qui roule son eau à lessive, le pont où en ce moment même, sur le parapet, sont assis des peintres qui causent entre eux et dont j'entends les voix fortes, et puis à droite, la place avec ses tilleuls, les chaises et les tables de l'hôtel Julia où boivent les Anglais et les Américains. Les pipes fument dans l'air du soir, ça sent le tabac, la marée basse, l'huile de restaurant et l'essence de térébenthine.
Je me sens incapable de prendre un crayon pour dessiner tout cela, je ne suis plus très sûr d'être venu pour apprendre à peindre. Peut-être apprendre à sentir, à voir, à vivre.
Ce serait déjà beaucoup.

J'espère que ta cure t'a fait du bien ? Je poste cette lettre à l'adresse de ta mère à Ostende, espérant que tu l'auras bientôt et qu'elle te trouvera en meilleure santé. N'oublie de m'écrire à la :
Pension Gloanec, Pont-Aven, Finistère. France.

Fidèlement ton ami,
Hugo

Revue de presse

Fin XIXe siècle : de jeunes artistes cherchent leur voie. Un roman profond d'Anne Percin...
On connaissait la vivacité et l'humour d'Anne Percin, écrivaine plébiscitée par le lectorat adolescent. On savait cette auteure, née en 1970, férue de peinture (son premier roman pour adultes, Bonheur fantôme, paru au Rouergue, en 2009, évoquait la figure de Rosa Bonheur) et experte à rendre les émois comme les remords de jeunesse (Le Premier Eté, Rouergue, 2011). Elle hausse encore le ton pour composer un roman épistolaire aussi original que profond, sous le dehors léger, espiègle souvent, d'une conver-sation entre complices. (Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 6 novembre 2014)

Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 420 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 392 pages
  • Editeur : Éditions du Rouergue (20 août 2014)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B00L7PK8A4
  • Word Wise: Non activé
  • Moyenne des commentaires client : 4.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: n°79.417 dans la Boutique Kindle (Voir le Top 100 dans la Boutique Kindle)
  •  Souhaitez-vous faire modifier les images ?


Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?


Commentaires en ligne

3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoiles
0
4.5 étoiles sur 5
4.5 étoiles sur 5
Commentaires client les plus utiles
8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pure excellence 4 novembre 2014
Format:Broché|Achat vérifié
1888, 1889, 1890, trois années de la vie d’Hugo Boch (des Villeroy & Boch) sous la forme de sa correspondance avec son ami d’enfance Tobias, sa cousine Hazel (et quelques autres, brièvement). Roman entièrement épistolaire, qui ne cesse d’émerveiller son lecteur et pousse toujours un peu plus loin, un peu plus fort, qui parvient à surprendre avec une profondeur psychologique inattendue et une intrigue au cordeau. En mêlant personnages de pure fiction et réalités historiques, Anne Percin signe avec ces Singuliers un roman éblouissant ! Dès la page 17, je suis tombée sous le charme d’Hazel : une demoiselle qui débute sa première lettre par « Mon petit bonhomme, ne crois pas que tu puisses t’en tirer comme ça » et qui la termine par « Ta fulminante » (sans compter les si charmants oufti ! qui lui échapperont par la suite) ne peut que séduire le lecteur; une cousine tendrement chérie, qui reste proche quoi qu’il arrive, qui s’accroche, s’obstine, se débat avec la misogynie qui règne en maître, un peu trop grande, beaucoup trop libre, rieuse et travailleuse. Une artiste, bien sûr, comme Hugo, comme Tobias, la peinture, la photo, les peintres, la construction de la Tour Eiffel, le Paris de Toulouse-Lautrec, la Bretagne, la Belgique, Gauguin, les Van Gogh (Fan Ror), la mort qui plane, toujours, qui gagne, parfois. Peindre. (Adage asséné à tous les première-année : « Ne touchez pas à la couleur, elle rend fou !« ) Tout est vivant, vibrant, limpide.
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Vincent, Paul et les autres. 13 avril 2015
Par Hervé J. COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR TOP 10 COMMENTATEURS
Format:Broché
Les Singuliers est un joli roman épistolaire qui se passe vers la fin du XIXème siècle dans le milieu de la peinture française. Il mélange des personnages fictifs qui sont trois jeunes belges, Hugo Boch (des faïenceries Villeroy & Boch), sa cousine Hazel Boch et son ami Tobias avec des personnages réels dont Vincent et Théo Van Gogh, Paul Gauguin, Toulouse-Lautrec, James Ensor, Paul Sérusier, Paul Signac ou Emile Bernard.

Hugo rompt avec sa riche famille et s'en va retrouver en Bretagne les peintres de l'Ecole de Pont-Aven (il s'installera plus tard au Pouldu). Il se spécialisera dans l'art naissant de la photographie. Hazel étudie le dessin et la peinture à Paris et Tobias stagne à Bruxelles et Ostende, handicapé par une maladie occulaire, mais développe paradoxalement une nouvelle peinture visionnaire.

Ce roman est donc une suite de lettres où les trois jeunes amis se confient leur vie, leurs espoirs ou désillusions, leur approche de l'art, les problèmes familiaux ou leurs rencontres avec de futurs peintres célèbres. C'est aussi l'époque de la construction de la Tour Eiffel et de l'Exposition Universelle.

Cela fleure bon le cidre breton et l'essence de térébenthine, l'huile de lin et l'absinthe. L'air du large aussi, Gauguin commence à parler des îles sous le vent et veut emmener tout le monde à sa suite.

C'est souvent léger et drôle, parfois cruel ou misérable (conditions de vie en Bretagne) voire tragique (mort de Van Gogh à Auvers sur Oise).
Lire la suite ›
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
Rechercher des commentaires
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit

Discussions entre clients

Le forum concernant ce produit
Discussion Réponses Message le plus récent
Pas de discussions pour l'instant

Posez des questions, partagez votre opinion, gagnez en compréhension
Démarrer une nouvelle discussion
Thème:
Première publication:
Aller s'identifier
 

Rechercher parmi les discussions des clients
Rechercher dans toutes les discussions Amazon
   


Rechercher des articles similaires par rubrique