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Plus sérieusement : contemporain d'Homère, Hésiode tourne à la fois le dos au monde maritime et à la poésie épique pour tenter de construire, sur les pentes de l'Hélicon en proie à la guerre et à la famine, des règles de vie commune. Une idée prépondérante structure son poème : celle du travail comme fondement de la justice sociale. On aurait tort, ainsi, de prendre Hésiode pour un faiseur d'almanach. Le Temps cyclique et ordonné qu'il pose, sa foi en un ordre olympien qui transcende l'apparent chaos des vicissitudes humaines font de lui, selon les mots de J.P. Vernant, "le plus ancien poète théologien de la Grèce".--Joël Jégouzo-- --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Quatrième de couverture
D'Hésiode - que les anciens tenaient, avec Homère et Orphée, comme l'un des pères de la poésie grecque - deux oeuvres seulement sont parvenues jusqu'à nous : la "Théogonie" et "Les Travaux et les Jours".
"La Théogonie" - ou naissance des dieux - établit la généalogie des dieux de l'Olympe. C'est la source la plus importante pour connaître la mythologie grecque. On y trouve des épisodes aussi célèbres que l'émasculation d'Ouranos par son fils Cronos, la naissance de Vénus-Aphrodite, l'histoire de Prométhée, le combat de Zeus contre les Titans, bref tous les événements, tous les tableaux, tous les mythes fondateurs du panthéon gréco-romain et de la culture occidentale.
"Les Travaux et les Jours", quant à eux, s'ils se présentent comme un almanach pratique - et rustique - des civilisations du pourtour méditerranéen de l'Antiquité ; si Hésiode, avec charme, y évoque les joies et les peines du laboureur, de l'artisan, du vigneron, et même du paysan-marin, c'est avant tout pour étayer un précepte moral : le travail rend vertueux, il est le fondement de la justice. Ce livre évoque ensuite le mythe fameux des quatre âges, l'histoire de la boîte de Pandore, et s'achève par un calendrier minutieux des jours fastes et néfastes. "Les Travaux et les Jours" ainsi que la "Théogonie" sont présentés par Claude Terreaux, à qui l'on doit cette nouvelle traduction.