Dans cet album, Lambil & Cauvin se focalisent sur un personnage secondaire mais récurrent de l'univers des Tuniques Bleues, le Capitaine Stark, en charge du 22ème de cavalerie et au vocabulaire limité à "Chaaaargez!", donnant en quelque sorte suite au tome 48, "Arabesque", le cheval du Caporal Blutch, qui fut le premier album ayant trait à un "personnage" secondaire. C'est une démarche qui peut se comprendre car après 50 albums, les auteurs ont peut-être envie de s'éloigner de la Guerre de Sécession et de s'intéresser aux personnages clés de la série. Cela peut se révéler difficile comme entreprise car le tome 48 n'était pas franchement d'une extraordinaire qualité. Ce tome 51 est nettement mieux réussi car il a au moins le mérite de faire rire!. Certes j'aurais préféré en apprendre un peu plus sur cette guerre comme les auteurs ont magnifiquement réussi à le faire dans des albums tels que "Les cavaliers du ciel (t8)" ou "Bull Run (t27)", ceci en mélangeant histoire et humour. Sous cet aspect là, "Stark sous toutes les coutures" est un peu décevant même si la Guerre de Sécession (et le colonialisme) est en toile de fond. Mais les pitreries du Sergent Chesterfield et du Caporal Blutch (et de son cheval!) sont toujours présentes et franchement drôles, surtout si les généraux en mettent une couche. Cela nous change de l'aspect un peu fade des opus précédents et rien que pour cela, c'est déjà nettement mieux! Quant au dessin, il n'a pas pris une ride! Bref, une dénonciation de la bêtise humaine et de la guerre à travers une histoire tragi-comique somme toute réussie. N'est-ce pas là, au fond, le but des Tuniques Bleues?