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Les vaches de Staline Broché – 7 septembre 2011


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Extrait

MA
PREMIÈRE
FOIS, c'était différent. Je croyais que ce serait atroce, compliqué, sale et gluant. Je croyais que mes entrailles cracheraient du sang et que j'aurais deux fois plus mal au ventre. Je croyais que je n'y arriverais jamais, que je ne pourrais pas, que je ne voudrais pas, mais quand les premiers craquements de mes abdominaux me sont parvenus aux oreilles, mon corps en a décidé pour moi. Il n'y avait pas d'alternative.
C'était divin.
La flamme du briquet a fait scintiller mes yeux à l'éclat fatigué. Ma première cigarette après ma première fois. Ça aussi, c'était divin. Tout était divin.
La seule chose qui l'emportait, c'était la satisfaction et le triomphe. J'avais peut-être la voix un peu rocailleuse et éraillée, mais bon.
Et j'ai su qu'il y aurait une deuxième fois. Une troisième. Une centième. A chaque fois, bien sûr, ça ne se passerait pas comme ça. Pour certains, la première fois reste la dernière, mais pas pour ceux qui sont bons à ça et bons pour ça.
Moi, j'ai été bonne à ça tout de suite.
Certes, mon inexpérience m'a fait vomir dans le lavabo, la première fois. La deuxième fois encore. Peut-être que la lunette des WC était un peu trop basse, humiliante. Devant le lavabo, au moins, on n'a pas besoin de s'agenouiller ; par contre, il faut toujours veiller à ne pas engorger le tuyau. Comment se dépatouiller d'une situation pareille, surtout en visite ? Avec du vomi qui flotte dans le lavabo, pas moyen de déboucher les canalisations et rien à faire pour écoper la purée. En général, on trouve bien des verres à dents, dans les salles de bains, mais les nettoyer sans laisser de traces, c'est une autre affaire, le goût du savon ou de l'émulsion nettoyante n'échappera pas au propriétaire du gobelet, et d'ailleurs ça ne viendra pas à bout de l'odeur de vomi.
La douche, c'est pas mal, bien sûr, ça atténue les bruits et en général la bonde est amovible. Mais on ne peut pas aller sous la douche à tout moment. Alors qu'aux WC, on peut. C'est tout à fait normal d'aller se poudrer le nez. Et tout le monde comprend que les femmes passent toujours un peu plus de temps aux WC ; en général, on n'a donc pas besoin de se dépêcher, on peut faire tout sortir tranquillement puis nettoyer comme il faut.

J'ai été bonne à ça pendant quatorze ans, et personne ne l'a remarqué, sauf quand j'en parle moi-même, mais malgré cela on ne veut pas voir ce que je raconte. Ou si on le voit, on se sent impuissant. Telle est la force de mon Seigneur et Créateur, et tellement je suis propice à mon Seigneur, dans les bras robustes duquel ma chair de femme s'épanouit dès lors que je lui obéis et l'honore. Alors mon Seigneur me donne ce que je veux : un corps féminin parfait, parfait pour moi, parfait pour mon Seigneur, parfait pour le monde. Et un corps féminin parfait, ça fait de moi une femme parfaite. Une femme bonne. Une femme désirable. Intelligente et enviable. Une qu'on regarde. Une qu'on admire. Beauty hurts, baby.

Revue de presse

Oksanen y retrace l'histoire de sa famille : sa mère, jeune kolkhozienne d'Estonie, rencontre dans les années 1970 un beau Finlandais de passage. Mais la guerre froide gâte ce conte de fées. La surveillance et les dénonciations ont rendu la romance impossible. Les courtisées passent pour des traînées avec leurs Finlandais pleins aux as, même quand elles les suivent jusque chez eux. La perestroïka n'y change rien : l'Estonienne est soit une pute, soit une informatrice du KGB...
Sofi Oksanen décrit les utopies par ce qu'elles veulent cacher, que ce soient ces tablées soviétiques surchargées pour masquer les pénuries, ou ces assiettes presque vides que les Occidentaux servent à leurs convives pour oublier qu'ils s'empiffrent les soirs de solitude. (David Caviglioli - Le Nouvel Observateur du 1er septembre 2011)

Comme dans Purge, elle voyage entre les époques et les ruminations intimes avec une écriture heurtée, fleurie, violente, physique. Son héroïne est anorexique, et le vide qu'elle cherche à faire à l'intérieur de son corps s'infiltre dans tout le roman. Il y a une grande nécessité d'éliminer, de décaper, chez Sofi Oksanen, écrivain de la réparation qui sait panser les plaies avec douceur. (Marine Landrot - Télérama du 16 novembre 2011)


Détails sur le produit

  • Broché: 528 pages
  • Editeur : Stock; Édition : Stock (7 septembre 2011)
  • Collection : La cosmopolite
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2234069475
  • ISBN-13: 978-2234069473
  • Dimensions du produit: 14 x 3 x 20 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (16 commentaires client)
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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile  Par Macail TOP 1000 COMMENTATEURS le 9 septembre 2011
Format: Broché
Comme dans Purge, le roman Les vaches de Staline a pour toile de fond le joug de la Russie sur l'Estonie. Ici, s'insère la proximité de la Finlande, pays riche qui attire les estoniennes. Sofi Oksanen décrit, avec un grand réalisme, les prostituées russes qui se vendent aux travailleurs finlandais pour une paire de bas.
Katariina, jeune ingénieur estonienne rencontre un homme finlandais qui la fera sortir de son pays en l'épousant, non sans mal car les formalités sont décourageantes.
Sa fille, Anna, née en Finlande ne peut pas avouer ses origines. C'est une honte pour Katariina. Anna le comprend quand elle retourne au pays avec sa mère. Elles remarquent ces femmes poilues au rouge à lèvres explosif, elle constate la pauvreté et cette hypocrisie générée par l'attrait d'un jean ou d'une paire de baskets que sa mère amène de Finlande.
" Et ces poils aux jambes, ces talons durcis et crevassés, ces grains de beauté poilus, ces moustaches, ce rouge à lèvres de la couleur du drapeau, et tout cela sur une seule et même femme."
Mais elle y sent ses origines, elle aime certains produits et ne pouvoir en parler à personne l'entraîne dans la spirale de la boulimie.
Katariina, aussi, a la nostalgie du pays. D'autant plus que son mari succombe à l'alcool et aux femmes russes.
A l'histoire de ces deux femmes, se mêle la vie en Estonie après la seconde guerre mondiale. On y retrouve les hommes des forêts, dans les casemates pour échapper aux rafles, la déportation en Sibérie, les délateurs qui récupèrent les maisons, la crainte permanente puis les kolkhozes.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par Colette Mestres VOIX VINE le 1 novembre 2011
Format: Broché
Sofia Oksanen nous livre un très bon témoignage sur le joug soviétique pesant sur l'Estonie de 1941 à 1977 , sur deux générations de femmes Katarina et Anna.

La peur, la délation, l'angoisse de l'avenir poussent Katarina (la mère) à quitter le pays et suivre son finlandais. Mais hélas, les traumatismes demeurent longtemps dans les esprits..

Anna (la fille), pourtant née en finlande en garde les stigmates . Elle voudra préserver son corps, au prix d'une anorexie profonde qui la détruira à petit feu.

Une lueur d'espoir (enfin !) dans la 3e partie : un bonheur possible en Finlande ?

Décidément, je préfère "Purge" à ce 1er roman très brouillon et de lecture un peu difficile.

A rapprocher de "Mausolée" de Rouja Lazarova, où on trouve ce même climat, mais en Bulgarie.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par neko TOP 1000 COMMENTATEURS le 10 octobre 2011
Format: Broché
Sofi Oksanen entremêle plusieurs périodes qui vont de 1941 à nos jours, plusieurs histoires qui toutes se rapportent à la famille de la narratrice, Anna. Cette jeune femme est finlandaise par son père et estonienne par sa mère. Pour cette dernière, le passé ne passe pas même si elle tente d'effacer ses origines (par exemple la peur d'être espionnée par les services secrets demeure). L'obsession de la mère va se transmettre à Anna qui devient anorexique et boulimique très jeune. Ce trouble alimentaire et comportemental est une façon pour la jeune femme de se purger de cette histoire lourde.

Les Vaches de Staline est le premier roman de Sofi Oksanen publié en France un an après Purge, son deuxième roman (vous suivez toujours ?). Ce choix éditorial peut nuire quelque peu aux Vaches de Staline car on lit un premier roman avec tout ce que cela peut comporter comme défauts : à savoir ici, une construction moins rigoureuse, des longueurs dans la description de l'anorexie et de ses rites.

Malgré tout, il laisse entrevoir quel formidable écrivain est devenue S.Oksanen et les promesses de ce qu'elle peut nous donner encore. Malgré tout, c'est un livre touchant qui nous donne à voir la vie dans un pays du bloc communiste d'une manière intéressante et dans une langue puissante.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile  Par traversay TOP 50 COMMENTATEURSVOIX VINE le 12 octobre 2011
Format: Broché
Deux femmes dans deux époques et lieux différents. Des allers et retours entre la Finlande et l'Estonie. L'histoire de ce dernier pays, de la deuxième guerre mondiale à aujourd'hui, en passant par la longue période soviétique. Ah, oui, bien sûr, c'est Purge, de Sofi Oksanen, succès de l'automne 2010 en France. Evidemment, mais cette description correspond aussi, plutôt prou que peu, au nouveau livre de la romancière finlandaise. Si ce n'est que, en dépit de sa publication postérieure en France, il est tout bonnement le premier roman de l'auteure, datant de 2003 pour être précis. Les vaches de Staline est beaucoup plus brut que Purge, plus authentique d'une certaine façon, car moins "fabriqué", mais n'en a pas la virtuosité et se révèle même balourd dans sa narration, anarchique sur le plan temporel, répétitif au possible et souvent écrit (ou traduit) n'importe comment. Le sujet aurait pu être intéressant s'il avait été véritablement traité, à savoir comment la personnalité de la mère, Katariina, estonienne mariée à un finlandais dans les années 70, en pleine crise identitaire dans son nouveau pays, rejaillit sur le comportement de sa fille, Anna, quelque trente ans plus tard. Celle-ci est "boulimarexique" et cela nous vaut des pages et des pages obsessionnelles sur le maintien d'un poids acceptable (45 kg) pour la jeune fille, son habitude de vomir, ses ingestions de médicaments, etc. Lassant, à la longue.Lire la suite ›
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