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20 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Les mots ne conviennent pas à décrire les choses divines,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'espion qui venait du froid (Poche)
Je suis étonné que rien n'ait encore été écrit sur cette oeuvre d'art, ce chef d'oeuvre de la littérature qu'est ce roman de John Le Carré... mais finalement ca ne m'étonne pas tant que ça, comment décrire par des mots cette expérience de lecture formidable que nous offre le Maitre Le Carré, nous plongeant au coeur de la guerre froide avec un réalisme et une cruauté qui n'appartiennent qu'à lui. Il se joue de nous pendant chacune des pages de son roman, nous apprend à ne plus croire en rien, arrive à nous bluffer completement dans les dernières pages et nous offre un ultime sursaut dramatique... oui, Le Carré est un génie, et quiconque n'a pa lu L'Espion qui venait du froid ne devrait pas pouvoir juger le reste de son oeuvre... C'est de la littérature, de la vrai, autant policière que romanesque... Le Carré explore les abimes de l'être humain qui ne se découvrent jamais autant qu'en période de guerre (même froide...) la question est la suivante : irez-vous les explorer avec lui...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
l'oeuvre maîtresse d'un maître écrivain,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'espion qui venait du froid (Poche)
Lorsqu'au début des années 60 un jeune fonctionnaire du Foreign Office nommé David Cornwell prit sa plus belle plume pour se lancer en littérature, qui aurait pu se douter qu'il allait en quelques livres révolutionner le roman d'espionnage et s'imposer comme l'un des auteurs majeurs de sa génération? Et pourtant... Ce jeune diplomate, c'était bien sûr l'immense John Le Carré, ce Conrad des temps modernes qui depuis un demi-siècle nous régale de son talent unique et nous éclaire de sa lumineuse intelligence. Ah, le passionnant écrivain que voilà! Quelle oeuvre puissante que la sienne! Quelle ampleur dans son style! Quelle richesse dans son propos! "Certes, certes", me direz-vous peut-être, "ce cher John est sans conteste un romancier intéressant et l'une des voix les plus pertinentes de la littérature contemporaine, mais tout de même, le comparer à Joseph Conrad, n'est-ce pas pousser le compliment un peu loin?" Eh bien, voyez-vous, je ne crois pas! Il me semble en effet que l'un et l'autre poursuivent dans leurs livres respectifs la même haute ambition: explorer les ténèbres que porte en lui chaque homme, et cela en prenant pour toile de fond l'univers qui leur est le plus familier: celui de la mer et des marins pour Conrad, celui de l'espionnage et de sa faune interlope pour Le Carré.Succès public et critique dès sa parution, salué par Graham Greene en personne et magnifiquement transposé à l'écran en 1965 avec Richard Burton en tête d'affiche, "L'espion qui venait du froid" est tout bonnement incontournable, à la fois de par ses qualités intrinsèques et de par sa portée culturelle. Car il faut se remettre dans le contexte de l'époque! Lorsque ce livre débarque dans les librairies, à l'orée des sixties, espionnage rime avec James Bond. Dans l'imaginaire collectif, l'agent secret occidental est alors un playboy ténébreux bardé de gadgets et de certitudes, affrontant des mégalomanes excentriques aux quatre coins du monde et séduisant des naïades peu farouches d'un haussement de sourcils. En réaction à cette séduisante mythologie popularisée par le cinéma, Le Carré offre ici de l'univers du Renseignement une vision diamétralement opposée, glauque, louche, ambigue, déprimante, cynique, pluvieuse, se refusant au manichéisme et fuyant les "happy ends". Au glamour de Ian Fleming et de son 007 répond le réalisme glaçant et glacé d'un monde inhumain d'où tout héroïsme facile est banni. Un monde où le mensonge est roi et où l'espionnage apparaît pour ce qu'il est vraiment: une gigantesque partie d'échecs à l'échelle des nations. Une partie d'échecs dont les pions sont des hommes et où tous les subterfuges sont bons pour triompher de l'adversaire, y compris les plus douteux. Ce livre est-il le meilleur de Le Carré? Peut-être... Est-ce le plus grand roman d'espionnage jamais écrit? Ma foi, c'est bien possible! En tout cas, c'est une oeuvre d'une extrême qualité dont la construction rigoureuse, le style impeccable et l'intrigue d'une rare subtilité n'en finissent pas de susciter mon admiration. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Quelle maîtrise !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'espion qui venait du froid (Poche)
Un style fluide, une structure parfaite... L'espion qui venait du froid est un bijou du roman d'espionnage. Le Carré n'en fait jamais trop, ni pas assez. Tout s'enchaîne à la perfection pour nous offrir un grand moment de lecture.Ecrit en 1963, le bouquin ravira ceux qui sont blasés des rebondissements à la gomme et les deus ex machina que l'on retrouve dans bon nombre de romans actuels. Tout est millimétré, rien n'est laissé au hasard. Une plongée magnifique dans des coups tordus qui, malgré la fin de la guerre froide, n'a rien perdu de sa puissance. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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