4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Polly Jean sait toujours agréablement nous surprendre, 1 août 2011
Certains artistes finissent par lasser, en raison de leur manque d'inspiration, de renouvellement, et/ou de leurs tics vocaux agaçants à la longue. D'autres, plus rares, ne perdent rien de leur intérêt. P J Harvey fait partie de ceux-ci : vingt ans après l'inaugural et phénoménal album "
Dry", elle le confirme une nouvelle fois avec ce "Let England shake" (après le déjà surprenant "
White chalk" en 2007) ; sans jamais perdre en personnalité ni inutilement se disperser.
"Let England shake" s'apparente à un concept album qui traite en particulier de la guerre. P J Harvey s'est employée à dédramatiser le propos et à ne pas le politiser en s'en tenant à quelques récits (pas de « la guerre c'est pas bien » ici...). Ainsi, même si l'album contient quelques complaisances, le drame se camoufle souvent sous une mélodie entraînante. Le chant aiguë voire enfantin ("England") permet également de prendre de la distance avec le sujet. Et P J Harvey chante mieux que jamais.
Cet album, enregistré avec les musiciens qui l'accompagnent sur scène (le fidèle John Parish, Mick Harvey et Jean-Marc Butty), sans être tout à fait au même niveau que ses meilleurs, s'avère une belle réussite.
(Krik, amazon.fr, 01/08/11)
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Et si je présentais mon problème aux Nations Unies ?, 20 décembre 2011
Avant, j'aimais PJ Harvey d'un amour fou. Avant, on parle des années 90 là, je croyais presque que c'était un génie. Et surtout, la voir hurler à plein poumon vêtue de sa robe rouge et de ses bottes sur la scène de l'Olympia, seule avec sa guitare 'Lick my legs i'm on fire, lick my legs of desire', ça marque son homme. Encore plus que ses talents de songwriter, peut-être. En fait ça me fait tout drôle rien que d'y repenser. Ca me laisserait presque sec et sans voix. Est-ce du désir ? Vite, de l'eau. (le jeu dans cette chronique est de retrouver toutes les références aux chansons de Polly Jean, Uh Oh, fastoche hein ? )
Pourtant, après l'exceptionnel
To Bring You My Love, peut-être le point d'orgue de sa discographie j'avais bien l'impression, à contre c½ur m'être débarrassé d'elle. La sortie de ses premières
The Peel Sessions (1991-2004) avait ravivé la flamme en un contraste saisissant avec l'ennui morose que provoquait en moi sa discographie du moment. De rockeuse, PJ était devenue "artiste" (les guillemets sont de rigueur) et je ne m'intéressais plus à elle.
J'aurais pourtant du la croire quand elle me soutenait intensément 'you're not rid of me' et un truc comme quoi j'allais devoir lécher ses blessures. Considéré de prime abord avec une certaine circonspection, Let England Shake a fini par m'ensorceler et me hanter peu à peu. Il n'y a rien d'extraordinaire à décrire dans ces chansons assez lentes, à la tonalité sombre, aux textures assez classiques, aux textes hantés par la guerre et l'Angleterre. Pourtant, sans le vouloir, nous voilà happés, emportés par des mélodies singulières et séduits par les arrangements toujours malins de John Parish, complice de toujours et Mick Harvey, déserteur des Bad Seeds. Des samples inattendus de musique orientale, de reggae ou de clairon s'incrustent et donnent une dimension un peu mystérieuse à ces compositions parfaites pour ces soirées d'hiver brumeuses où les paysages semblent prendre vie, à nos dépens.
Malgré son atmosphère envoutante, et s'il peut prétendre à une place de choix parmi mes disques préférés de 2011 (mais je n'en écoute pas tant que ça de bons, en fait), ce Let England Shake ne me fera je crois jamais autant d'effet qu'un
Dress ou un
Sheela-na-gig
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Brut d'harvey, 14 novembre 2011
La vraie richesse De PJ c'est qu'elle arrive encore à faire du différent avec du Harvey. Les créations se suivent et ne se ressemblent pas avec toujours cette voix qui continue à cultiver des vergers qu'on pensait stériles et dont elle arrive à extraire des fruits inconnus. Cette fois, l'ensemble est musicalement très cohérent avec des textes frappant juste. Pas mal du tout.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non