• Tous les prix incluent la TVA.
Il ne reste plus que 4 exemplaire(s) en stock.
Expédié et vendu par Amazon.
Emballage cadeau disponible.
Quantité :1
Lettre à D : Histo... a été ajouté à votre Panier
+ EUR 2,99 (livraison)
D'occasion: Bon | Détails
Vendu par -betterworldbooks-
État: D'occasion: Bon
Commentaire: Le dos et les coins peuvent montrer des signes d'usure. Les pages peuvent inclure des notes et quelques signes de feutre. Sous garantie de remboursement complet. Plus de plus d'un million clients satisfaits! Votre alphabétisation dans le monde achat avantages!
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir les 2 images

Lettre à D : Histoire d'un amour Broché – 5 octobre 2006


Voir les formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon Neuf à partir de Occasion à partir de
Broché
"Veuillez réessayer"
EUR 15,00
EUR 10,00 EUR 0,01

Offres spéciales et liens associés


Produits fréquemment achetés ensemble

Lettre à D : Histoire d'un amour + Le traître/Le vieillissement + Lettre à D. : Histoire d'un amour
Prix pour les trois: EUR 28,70

Acheter les articles sélectionnés ensemble

Descriptions du produit

Extrait

Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien.
J'ai besoin de te redire simplement ces choses simples avant d'aborder les questions qui depuis peu me taraudent. Pourquoi es-tu si peu présente dans ce que j'ai écrit alors que notre union a été ce qu'il y a de plus important dans ma vie ? Pourquoi ai-je donné de toi dans Le Traître une image fausse et qui te défigure ? Ce livre devait montrer que mon engagement envers toi a été le tournant décisif qui m'a permis de vouloir vivre. Pourquoi alors n'y est-il pas question de la merveilleuse histoire d'amour que nous avions commencé de vivre sept ans plus tôt ? Pourquoi ne dis-je pas ce qui m'a fasciné en toi ? Pourquoi t'ai-je présentée comme une créature pitoyable «qui ne connaissait personne, ne parlait pas un mot de français, se serait détruite sans moi», alors que tu avais ton cercle d'amis, faisais partie d'une troupe de théâtre lausannoise et étais attendue en Angle­terre par un homme décidé à t'épouser ?

Revue de presse

Les premières phrases saisissent par leur promesse d'infini. Elles contiennent le mystère de la rencontre pérenne entre un homme et une femme. L'accord du corps et de l'âme. Comment un auteur à la réputation bien établie sur des sujets sérieux, comme le capitalisme en crise et la fin du salariat ou les affres de l'existence humaine en est-il venu à écrire cette Lettre à D. Histoire d'un amour, intime, profondément émouvante ?...
Avant de devenir philosophe du travail, André Gorz a été philosophe tout court. Et il l'est resté, ne serait-ce que par cette conviction chevillée à jamais à son corps que les idées peuvent changer le monde...
André Gorz dit que Lettre à D. sera son ultime livre au monde. Une tentative délicate et tendre d'exprimer «la résonance» qui lie deux êtres. «L'amour est la fascination réciproque de deux sujets dans ce qu'ils ont de moins dicible, de moins socialisable, de réfractaire aux rôles et aux images d'eux-mêmes que la société leur impose, aux appartenances culturelles.» André avait envie de faire aimer D. comme il l'aime. «Tu viens juste d'avoir quatre-vingt-deux ans...», Lettre à D. se termine comme elle a commencé, mais avec une manière de post-scriptum disant les accointances manifestes entre l'amour, la mort et l'écriture qui sauve l'un en apprivoisant l'autre. (Jean-Baptiste Marongiu et Frédérique Roussel - Libération du 5 octobre 2006)

Après avoir beaucoup critiqué le capitalisme, bataillé en faveur d'une écologie radicale, pensé le travail moderne, milité pour un existentialisme marxiste, fondé une théorie de l'aliénation et s'être consacré aux autres sans compter, André Gorz regrette non seulement d'avoir négligé, dans ses livres, celle sans laquelle il ne les aurait pas écrits, mais aussi de l'avoir défigurée...
André Gorz a donc attendu d'avoir 83 ans pour récuser ses pages de jeunesse et exprimer sa gratitude à celle qui a donné un sens et un absolu à son existence. Son amour d'elle est d'une éclatante jeunesse. Et, pour cet ancien sartrien, comme une réplique, cinglante, de l'Etre au Néant. (Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 12 octobre 2006)

Gorz, le penseur, le théoricien, bute sans fin sur l'explication de cet amour, sur la définition de l'essence de cette «résonance» intimement et réciproquement ressentie, sur le pourquoi de cette «coïncidence toujours promise et toujours évanescente du goût que nous avons de nos corps - et quand je dis corps, je n'oublie pas que «l'âme est le corps» chez Merleau-Ponty aussi bien que chez Sartre». Cinquante-huit ans après, cet amour est et demeure «en deçà et au-delà de la philosophie», et ne sait mieux se dire que par cette métaphore lumineuse et charnelle : «En moi un vide dévorant que ne comble que ton corps serré contre le mien.» (Nathalie Crom - Télérama du 25 octobre 2006)

Très peu de livres accrochent ainsi, en quelques phrases qui donnent le ton, le tempo, la musique et l'émotion, la qualité d'une vie. On lit cette lettre d'amour à une femme vivante, malade et qui souffre et qui va mourir un jour, lointain peut-être encore mais de toute façon trop proche, et cette mort devient aussi inacceptable pour celui qui lit que pour celui qui écrit...
Un tel livre, court, exact, poli comme un galet sans effort apparent, vient rappeler ce que peut la littérature quand elle sonne vraie parce qu'elle sonne juste. (Michel Contat - Le Monde du 27 octobre 2006)

«Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable.» Ainsi commence le récit «juvénile» d'un incroyable amour, exceptionnel par sa longévité comme par son intensité. Dans un sentiment d'urgence, André Gorz «avoue» à Dorine, l'Anglaise rencontrée un soir d'automne 1947, sa gratitude totale et sa passion éternelle. De quoi faire rêver toutes les femmes, quel que soit leur âge. (Marianne Payot - L'Express du 23 novembre 2006)


Détails sur le produit

  • Broché: 74 pages
  • Editeur : Editions Galilee (5 octobre 2006)
  • Collection : Incises
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2718607270
  • ISBN-13: 978-2718607276
  • Dimensions du produit: 12,6 x 1,4 x 21,8 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.6 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (7 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 125.581 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
  •  Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?


En savoir plus sur l'auteur

Découvrez des livres, informez-vous sur les écrivains, lisez des blogs d'auteurs et bien plus encore.

Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?

Commentaires en ligne

4.6 étoiles sur 5
Partagez votre opinion avec les autres clients

Commentaires client les plus utiles

31 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile  Par Bernard-olivier Lancelot le 11 décembre 2006
Format: Broché
Ecrire une lettre d amour de 75 pages à 83 ans à sa femme qui est sa compagne depuis 58 ans n est pas banal. C est l un des textes les plus émouvants de la saison littéraire 2006.

Trois facteurs expliquent pourquoi André Gorz a toujours désiré écrire : les livres théoriques formateurs de Sartre, Hegel et quelques autres qui, bien que formateurs, ne disent rien sur le pourquoi de l amour; la femme inspiratrice qui l a toujours encouragé à ne jamais abandonner son désir d écrire et qui a fait don de son corps, de son temps et de soi; le travail du temps qui fait que l écriture cotoie l essentiel : la présence du manque et de la mort. Le regret aussi d avoir trahi, et de n avoir pas voulu reconnaître plus tôt sa dette envers celle qui l aime et qu il aime.

Pas si simple qu on croie et terriblement émouvant.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile  Par Ouhman COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 100 COMMENTATEURS le 25 octobre 2007
Format: Broché
Gorz écrit une longue lettre à sa femme, malade, affaiblie et amaigrie pour lui exprimer tout ce qu'il n'est parvenu à lui dire en 58 années de vie commune. Il s'agit pour lui autant de rendre hommage à l'amour d'une vie que de comprendre comment il est devenu l'homme qu'il est : "A Toi dite Kay qui, en me donnant Toi, m'a donné Je".

Cette histoire d'un amour replace la vie de Gorz dans un contexte politique et l'on suit un quotidien à travers une écriture simple.
Tout en restant pudique, Gorz analyse ce qui s'explique le moins bien : pourquoi on aime celui/celle que l'on aime et en quoi ce choix exclusif contribue à nous épanouir. Il pose aussi cette question si difficile que rencontre un couple : quel équilibre adopter entre le souci de soi et le souci de l'autre pour parvenir à s'aimer tout en aimant l'autre, les deux conditionnant une vie heureuse à deux ?

Cette lecture est très touchante ; elle fait partie de ces ouvrages qui font germer une réflexion commencée et font mûrir. Impossible de rester de marbre ou encore d'oublier en refermant le livre.
2 commentaires Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Bibliophilette TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 19 février 2008
Format: Broché
Moins de 100 pages pour revenir sur le parcours d'un homme. Moins de 100 pages pour résumer une vie. Une vie intellectuelle riche, une vie de rencontres illustres, une vie d'engagement et de réflexion. Que reste-t-il de tout cela quand la fin est proche ? Une femme. Une compagne. Un amour unique et exceptionnel rendu plus fort et plus essentiel au fil du temps. Voilà ce qu'André Gorz a voulu laissé comme ultime message. Tout cela n'est rien, tout cela n'aurait jamais existé sans elle. Magnifique.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile  Par Denis Duperthuy le 27 décembre 2007
Format: Broché
Ce livre de Gorz est certes un livre plein de tendresse, d'amour et d'humanité. Loin des clichés de téléréalité et des amours présidentiels, André Gorz, revenant sur sa vie, montre à quel point l'amour a été essentiel. Mais ce livre montre également le parcours de ce philosophe hors du commun, qui a cotoyé les plus grands (Sartre, Adorno, Horkheimer...) ce qui fait de ce livre un ouvrage richement instructif avec bon nombre de références philosophiques.

Un livre à lire à tout âge parce que c'est un livre qui réconcilie l'homme et sa nature profonde.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer

Rechercher des articles similaires par rubrique


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?