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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
L'ESPRIT DE RESISTANCE,
Par BAGRATION "GEKKO MODO, L'AMI DES BETES" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lettres à un ami allemand (Broché)
" Il leur a fallu forger un art de vivre par temps de catastrophe, pour naître une seconde fois et lutter ensuite à visage découvert contre l'instinct de mort à l'oeuvre dans notre histoire"(A. Camus. Discours de Suède. 10 décembre 1957).Ce texte, comme les Lettres disent tout en peu de mots. Ils témoignent, comme ceux de Jorge Semprun ("L'Ecriture ou la vie") ou d'Arthur Koestler ("Croisade sans croix"), de l'Esprit de Résistance. Une fois le changement de référentiel effectué (si l'on n'est pas détruit ou sidéré à ce moment), la lutte à mort reprend. On retrouve ceci dans "L'Armée des Ombres". A l'heure où l'Amitié Franco-allemande reprend sa marche en avant (le premier 11 novembre sans témoin direct), il convient de se rappeler d'où elle vient. "Les parents ont mangé du verjus et les enfants en ont eu les dents agacées". L'Allemagne d'Angela Merkel semble toujours se remémorer de quel Démon elle procède. Le plus sûr garde-fou consiste en la connaissance historique toujours retravaillée des faits et non l'épuisant devoir de mémoire, accablant impératif moralisateur source de toutes les exigences cmmunautaristes. Au lieu de s'enliser, s'abîmer et sombrer dans le débat idéologique sur "L'Identité Nationale" ce serait plus simple d'instruire les enfants sur ce que furent Clémenceau et De Gaulle dans des deux conflits qui mirent en danger non "l'Identité" mais tout simplement la Patrie. Le Devoir, l'Identité, autant de mots creux quand une gamine ou un gamin est incapable de de situer clairement un événment important dans notre Histoire ou de savoir qui furentles "Grands Hommes "ceux à qui la Patrie doit tant. L'Esprit de Résistance commence par l'Instruction,cette bonne vieille vertu théologale de la République Une et Indivisible. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
"Ma tradition a deux élites, celle de l'intelligence et celle du courage (...)",
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lettres à un ami allemand (Broché)
De juillet 1943 à juillet 1944, Albert Camus écrit 4 lettres destinées au peuple allemand.Albert Camus est résistant, membre du réseau "Combat", le plus important des huit mouvements de résistance composant le CNR ("Conseil National de la Résistance") fondé par Jean Moulin. Ses écrits sont ceux d'un humaniste, français, combattant de la Liberté, de la dignité humaine. Parlant à l'Allemand - nazi, Camus écrit : "Je veux vous dire toute de suite quelle sorte de grandeur nous met en marche. Mais c'est vous dire quel est le courage que nous applaudissons et qui n'est pas le vôtre. Car c'est peu de chose que de savoir courir au feu quand on s'y prépare depuis toujours et quand la course vous est plus naturelle que la pensée. C'est beaucoup au contraire que d'avancer vers la torture et vers la mort, quand on sait de science certaine que la haine et la violence sont choses vaines par elles-mêmes." Préfigurant son oeuvre future il écrit, dans sa seconde lettre : "Qu'est-ce que l'homme ? Mais là, je vous arrête, car nous le savons. Il est cette force qui finit toujours par balancer les tyrans et les dieux. Il est la force de l'évidence". Dans sa dernière lettre, il poursuit, évoquant un thème fort développé par Robert Antelme, dans son récit de déporté des camps de concentration de Ganderscheim et de Buchenwald in "L'Espèce humaine", de l'appartenance à l'espèce humaine du SS malgré lui, contre lui et ses victimes, partage substantiel : "(...) C'est pourquoi ma condamnation sera totale, vous êtes déjà mort à mes yeux. Mais dans le temps même où je jugerai votre atroce conduite, je me souviendrai que vous et nous sommes partis de la même solitude, que vous et nous sommes avec toute l'Europe dans la même tragédie de l'intelligence. Et malgré vous-mêmes, je vous garderai le nom d'homme. Pour être fidèles à notre foi, nous sommes forcés de respecter en vous ce que vous ne respectez pas chez les autres". Je termine ce court résumé par la citation extraite de la dernière lettre du grand résistant Missak Manouchian (de l'Affiche Rouge), mort pour la France : " (...) Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu'il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... " Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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