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Lettres philosophiques [Anglais] [Poche]

Voltaire , Frédéric Deloffre
4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (6 commentaires client)
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Description de l'ouvrage

23 janvier 1986 Folio classique (Livre 1703)
Format poche 188 pages
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

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Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

Face à la production de Diderot, Montesquieu ou encore Rousseau, l'œuvre philosophique de Voltaire ne semble pas peser lourd. On connaît Voltaire conteur, poète, dramaturge, historien, politique... qu'en est-il de Voltaire philosophe ? Les textes réunis dans ce volume, depuis son premier ouvrage polémique - les célèbres Lettres philosophiques - jusqu'à ses derniers écrits sur Dieu, moins connus, invitent à découvrir la singularité de la pensée voltairienne. Ecrites en Angleterre, les Lettres philosophiques (1 734) sont " la première bombe lancée contre l'Ancien Régime " (Gustave Lanson) : avant d'éclater au visage de la royauté de droit divin, elles condamnèrent leur auteur à l'exil. Remettant en cause les certitudes dont étaient pétris les Français d'alors, Voltaire y fustige les autorités en place nourri des théories de Newton et de Locke, il bat en brèche 1e cartésianisme ; attaquant Pascal, il tire à boulets rouges sur l'institution religieuse. Cette hostilité à l'esprit de système ne l'a plus jamais quitté. Farouchement opposé aux articles de la foi, il le fut aussi à l'athéisme, ainsi qu'en témoignent les brochures rédigées vers la fin de sa vie, de Tout en Dieu (1 769) à Il faut prendre un parti (1 775) en passant par Dieu (1 770) et les Lettres de Memmius à Cicéron (1 771), dans lesquelles 1e déisme voltairien se précise en une étonnante synthèse des idées de Leibniz, Malebranche et Spinoza. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Quatrième de couverture

«En partant pour l'Angleterre, a-t-on écrit, Voltaire était un poète ; en revenant, c'était un sage.» Un sage et un philosophe et un historien et un grand journaliste doué du coup d'oe_il qui lui permet d'aller aux traits essentiels d'une nation dont il oppose la tolérance et la vitalité au passéisme maussade de la monarchie française. Tout l'intéresse : la religion, la science, la médecine, l'inoculation de la petite vérole, le théâtre, les lettres, Newton et Locke autant que Swift et Shakespeare, le commerce et, bien sûr, le régime politique. La grandeur de l'Angleterre tient au fait que tout le monde y travaille, que rien n'est refusé au talent, que le système parlementaire rend l'arbitraire impossible en partageant le pouvoir entre le souverain et le peuple. Les Lettres philosophiques sont ainsi, en même temps que le plus plaisant des reportages, le bréviaire du libéralisme moderne.

Détails sur le produit

  • Poche: 275 pages
  • Editeur : Gallimard (23 janvier 1986)
  • Collection : Folio classique
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070377032
  • ISBN-13: 978-2070377039
  • Dimensions du produit: 11 x 1,9 x 17,9 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (6 commentaires client)
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17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un classique qui pétille encore 18 septembre 2007
Par Bati
Format:Poche
C'est difficile de parler de ce livre sans parler de son histoire. À la fin de 1725, Voltaire était au comble de la faveur. Il était un poète reconnu, un esprit affilé et un auteur de succès qui avait quelques amis influents à la Cour. Cependant, six moins plus tard il avait été bâtonné, persécuté et mis à la Bastille; un peu plus tard il quitte la France pour l'Angleterre. L'explication de cette abrupte chute est fort simple: Voltaire s'était moqué d'un chevalier et comme toujours son irrévérence lui a coûté cher. En effet, pendant tout sa vie cette situation (du succès ruiné par son manque de respect envers les puissants, suivi par l'exil) se répétera cycliquement.

De tout façon, ce voyage « volontaire » et cette humiliation le marquera profondément. Comme lui même le dira, en parlant de Spinoza : «La persécution irrite, elle enhardit quiconque se sent du génie ; elle rend irréconciliable celui que l'indulgence aurait retenu ». C'est peut-être pour cela que quand Voltaire reviens en France en 1728, il est déjà celui qui on connaît aujourdŽhui : le champion de la raison, l'ennemi acharné de « l'infâme ».

Les Lettres philosophiques, publiées en 1733, sont des rédigés brefs, audacieux et mémorables, visés à répandre en France tout ce que Voltaire avait trouvé d'étonnant en l'Angleterre. Dans ce livre il parle de la religion, de la politique, de la médicine, de la philosophie et de la littérature, toujours en exaltant la tolérance et le bon sens des Anglaises (« un Anglais, comme homme libre, va au Ciel par le chemin qui lui plait ») et en répudiant les « superstitions » qu' il croyait étouffait alors la France. Il souligne l'importance du libre commerce, avec son charme caractéristique: « dans la Bourse de Londres, le juif, le mahométan et le chrétien traitent l'un avec l'autre comme s'ils était de la même religion, et ne donnent le nom d'infidèle q ceux qui font banqueroute » ; « de là s'est formée la grandeur de l'État». Il loue la passion de Shakespeare, puisque le théâtre français en manquait, mais il méprise à la foi son « sauvagerie »; il contraste la lucide philosophie de Locke, Newton et Bacon avec les vieux avis encore soutenus en France; il conseille la vaccin contre la petit vérole; en un mot, il veut être le lumière qui sorte son pays du obscurantisme.

Bien sûr, on y pourrait faire quelques objections. Parfois Voltaire dénature la vérité en exagérant la tolérance Anglaise et en traduisant trop librement des morceaux littéraires (qui aurait soupçonné que Hamlet parlait de « prêtres menteurs qui bénissait l'hypocrisie »?); son long attaque contre Pascal, quoique amusant, est forcé et un peu hors de place; ses explications sur Locke et Newton ne sont que superficiels. Mais tout cela peu importe. Presque trois siècles après sa publication, le charme de ce livre n'a pas vieilli. Voltaire reste aussi admirable que toujours: il parlait de son temps, mais il écrivait pour la éternité. Et cela est, je pense, le partage des génies.

Il faut ajouter que cette édition est magnifiquement préfacé et annotée par Deloffre. Il y a deux choses remarquables: le « Portrait de M. de Voltaire » par Piron, et une dossier avec quelques esquisses et textes alternatifs. Ce qui étonne est que ces pièces repoussées sont une des meilleurs choses du livre: plus anecdotiques que les lettres définitives, elles incroyablement enrichissent une oeuvre déjà très riche.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 APRES BATI.... 27 avril 2010
Par XENOPHON TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Poche
...il est difficile de dire mieux. Je rajouterai juste que le style élégant, fluide, brillant marque d'une pierre blanche le talent de Monsieur Voltaire...

On retrouve ce français de grande classe tel que l'écrivait Denis Diderot ("Le paradoxe du comédien"), Vivant Denon ("Point de lendemain"), D'Holbach( "L'art de ramper") ou Choderlos de Laclos ("Les liaisons dangereuses").

Velouté, fin, harmonieux, savoureux comme un verre de "Mission Haut Brion"ou de "Côte-Rôtie", cette langue exalte les papilles neuronales, flatte sensuellement le palais de l'intellect et dure aussi longtemps qu'il est lu.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Parfois en désaccord, mais quel esprit ! 8 juin 2011
Par Joseph Fouché TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Poche|Achat authentifié par Amazon
"Je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire !" disait Voltaire ; et je dois dire que je suis dans la même situation que lui.
Dans ses lettres philosophiques, son anglophilie politique et philosophique se trouve en désaccord avec une conception française (que je préfère) d'une politique colbertiste, d'un roi gouvernant (à la différence du roi anglais qui règne mais ne gouverne pas).
Néanmoins, quelle culture, quel esprit et quelle plume. Ces lettres peuvent ce lire indépendamment et l'on est sur d'apprendre quelques choses ou d'approfondir nos connaissances à chaque fois.
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