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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Chronique de la vie quotidienne dans une réserve indienne du Montana,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'hiver dans le sang (Broché)
James WELCH, né en 1940 et mort en 2003, est un des écrivains emblématiques de la culture amérindienne du Nord Ouest des USA, que j'ai découvert en lisant la préface du roman de Richard HUGO, son professeur de création littéraire à l'université de Missoula.Cet ouvrage, sorti en 1974, est son premier roman. Il décrit la vie quotidienne d'un jeune homme d'origine indienne travaillant dans la ferme de sa mère et de son beau-père, dans une réserve de la région de DODSON (Montana), où il mène une existence rude de cowboy, ponctuée par quelques virées en ville, indispensables pour ne pas perdre le contact avec la société... Le style est brillant (et la traduction de Michel LEDERER remarquable) : pour vous en donner un aperçu, je citerai l'hommage du héros à BIRD, son vieux cheval : « C'est la faute des hommes qui t'ont dressé pour devenir une machine, pour réagir à la pression d'une rêne sur ton encolure, à celle des éperons sur tes flancs, au son de la voix. Un cheval de troupeau. Tu n'es pas né comme ça : tu es né pour manger l'herbe des prés et boire l'eau de la rivière, pour mordiller d'autres chevaux comme tu le fais avec les taureaux à la traîne, pour monter les juments. Ainsi, ils t'ont coupé les couilles pour te rendre moins fantasque, encore qu'à mon avis ils aient échoué. Ils t'ont passé le licou, bandé les yeux ; ils ont agité des sacs de jute devant toi et t'ont fait tâter du cuir sur l'encolure et sur la croupe. Et enfin, ils t'ont sellé - tu n'as pas essayé de leur décocher une petite ruade quand ils ont glissé la sangle sous ton ventre ? - et un homme a grimpé sur ton dos pour la première fois. Il n'y a que toi qui puisses me dire ce qu'on éprouve à frissonner sous le poids de ce premier cavalier, hébété - c'est bien ça ?- en attendant que la panique et la rage gagnent tous tes muscles et que tu bondisses, te cabres, bottes et galopes tout autour du corral jusqu'à ce que cet homme ait creusé de son nez un sillon au milieu des couches molles de fumier. Comme tu as dû te sentir vaniteux et fier... ». Après ce premier roman prometteur, je vais me plonger dans la lecture de « A la grâce de Marseille » au vu des commentaires élogieux qui accompagnent cet ouvrage plus tardif... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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