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L'homme dans la guerre : Maurice Genevoix face à Ernst Jünger (Documents Français)
 
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L'homme dans la guerre : Maurice Genevoix face à Ernst Jünger (Documents Français) [Format Kindle]

Bernard Maris
4.3 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (6 commentaires client)

Prix éditeur - format imprimé : EUR 16,00
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Descriptions du produit

Extrait

Nous qui lisions Ernst Jünger

Appelons-le Georges. Il se disait ancien parachutiste et tenait librairie et salon dans une petite rue du vieux Toulouse. Chez lui, à 16 ans, j'achetai, à crédit sans terme : La tentation de l'Occident de Malraux et Mesure de la France de Drieu La Rochelle. Il me fit tout lire, il nous fit tout lire - nous : quelques jeunes anarchistes, de droite ou de gauche -, tout ce qu'on ht en dehors des sentiers battus en compagnie des professeurs de lycée et de Stendhal ou Balzac. Il écoula le samizdat en France, du temps des années grises, les années Zinoviev des Hauteurs béantes. Et, bien entendu, il nous initia, religieusement, à Ernst Jünger.
Je revois ces jeunes gens, un verre de vin rouge à la main, écoutant Georges réciter le début des Falaises de marbre, inspirés, romantiques, germaniques mais oui ! amoureux du chasseur de cicindèles et du reclus des forêts, les forêts de sapins, O Tannenbaum !
D'autres ébriétés parfois, plus chimiques, accompagnaient ces lectures, car nous révérions Approches, drogues et ivresse; mais plus que tout la fureur a" Orages d'acier, du Boqueteau 125 et plus encore du Combat comme expérience intérieure nous portait, les pupilles dilatées, jusqu'à l'extase sanglante de la mêlée, rouge comme l'église en flammes de Rembercourt, merveilleusement décrite par Genevoix au début de Ceux de 14. Ah, ce combat rêvé par les adolescents d'une petite ville de province, avec tout ce que contient de fané, vieillot, oublié, passé, peureux, momifié le mot province ! Et que de passion provinciale (ô Flaubert !) dans la fumeuse mystique, l'ésotérisme, la philosophie vague, les hautes assertions, les pensées à demi cachées et à demi profondes, les sentences qui s'évanouissent dans le chuchotement et le mystère des phrases... Heidegger, Abellio, Guenon, mais surtout Bergier et Pauwels et leur Matin des magiciens n'étaient jamais loin d'Ernst Jünger.
Et Karl May. Winnetou l'Apache. Hitler et Jünger adoraient Karl May. A 16 ans, on vient à peine de quitter les jeux de cow-boys et d'Indiens, les jeux de guerre qu'aiment les garçons... avec cet «incomparable enchantement, dont seuls les très jeunes gens sont capables en lisant». Et quelle peur à 16 ans d'être ce que l'on est et ce que sont les autres, des petits-bourgeois apeurés !
Nous qui lisions Jünger ne lisions jamais, ni même n'évoquions Genevoix. Nous parlions de la France, de l'Occupation, de la Résistance, de la guerre civile espagnole. L'un voulait être mercenaire, l'autre globe-trotter (il le devint), un troisième poseur de bombes (il succéda à son père dans une agence immobilière) et tous écrivains; certains finirent écrivaillons, petits plumitifs; j'écris les mots sans mépris, il en faut. Georges disparut et laissa gravé en mon coeur Vassili Grossman, Simone Weil et Ernst Jünger; il ne m'avait jamais parlé de Genevoix.

Revue de presse

Bernard Maris confronte les témoignages de Maurice Genevoix et Ernst Jünger sur la Grande Guerre : une belle réflexion sur l'humanité déchirée...
Beau-fils de Genevoix, Maris rouvre ces livres mythiques et nous plonge dans une expérience violente, perturbante pour notre génération qui n'a jamais tenu un fusil : un espace saturé de peur et de bruit où il est question de vin et de sang, d'exaltation noire autour d'une mort devenue danse, "trémoussement hideux". (Philippe Chevallier - L'Express, novembre 2013)

Ces deux prosateurs d'exception qui se battirent l'un contre l'autre avec une bravoure comparable, Bernard Maris a la bonne idée de les réunir dans un brillant essai où s'affrontent deux conceptions opposées de la guerre, et de sa relation. Le guerrier Genevoix a la fibre populaire et le lansquenet Jünger, aristocratique...
C'est sur les bords de la Loire, dans la maison de Maurice Genevoix, son beau-père, et en souvenir de Sylvie, que Bernard Maris a écrit ce livre terrible, mais pacifié, sur deux adversaires qui servirent en même temps, et avec une même passion, leur pays et leur langue. (Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 31 octobre 2013)

Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 524 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 180 pages
  • Editeur : Grasset (9 octobre 2013)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B00F35HO42
  • Word Wise: Non activé
  • Moyenne des commentaires client : 4.3 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (6 commentaires client)
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5.0 étoiles sur 5 Brillant essai 29 décembre 2013
Par Hubert Meunier TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Broché
Économiste et journaliste renommé, Bernard Maris s'aventure ici dans des terres dont on pourrait penser a priori qu'elles sont un peu éloignées des siennes habituellement. On aurait tort...
B. Maris est aussi le gendre de Maurice Genevoix. Lecteur d'Ernst Jünger depuis déjà très longtemps, il a eu l'idée en compagnie de son épouse Sylvie, d'une sorte d'essai comparatif entre ces deux immenses auteurs dont les écrits sur la Grande Guerre ont depuis longtemps atteints le statut d'"incontournables".
Le livre est porteur d'une charge émotionnelle et d'une sincérité totales et d'abord parce que Sylvie Genevoix est décédée avant que le travail ne soit totalement abouti. Aussi le livre lui est-il dédié...
L'auteur de "Ceux de 14" et celui de "Orages d'Acier" se battirent l'un contre l'autre à la tranchée de Calonne en 1915 et y furent blessés le même jour.
L'essai de B. Maris est superbement écrit et très convaincant. On y évoque la guerre de Genevoix, attaché à chaque homme, capable de le décrire physiquement et le faisant vivre dans ses romans (sous un autre nom). Comme habité d'une force surhumaine, il semble lui pousser des ailes lors de la guerre de mouvement de 1914. L'enlisement dans la terre et dans la durée brise cet élan mais pas sa détermination. La mort de son ami Porchon le laisse inconsolable...
La guerre de Jünger est différente. L'humain n'y a pas la place centrale. C'est l'armée et la nation qui sont au centre.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Deux manières de vivre la même guerre 5 janvier 2014
Par Yves Léonard TOP 100 COMMENTATEURS
Format:Broché
Etonnant destin que celui de Bernard Maris, propre à introduire une méditation sur les mutations personnelles au cours d'une vie. Jeune toulousain issu d'une famille socialiste, il doit sa notoriété à son talent de plume et à ses qualités d'économiste médiatique proche des thèses écologistes. Devenu le mari de la journaliste Sylvie Genevoix il est de fait le gendre de Maurice Genevoix. Aujourd'hui Sylvie Genevoix étant décédée Bernard Maris préside l'association "Je me souviens de ceux de 14" dédiée à la mémoire de Maurice Genevoix et occupe à Châteauneuf sur Loire le bureau de l'écrivain de la grande guerre et chantre de son terroir qui s'est exprimé par de nombreux chefs d'oeuvres (Raboliot, La dernière harde...).
Ce livre à travers les témoignages des deux grands écrivains acteurs de la guerre de 14-18 Maurice Genevoix et l'allemand Ernst Jünger confronte deux rapports à la guerre, deux manières d'être au combat qui sont aussi deux conceptions de l'homme et de la vie. En cette année de commémoration ce livre ouvre remarquablement la réflexion sur ce que sont le courage, le patriotisme, la condition humaine.
Genevoix a été une découverte pour Maris. Dans sa jeunesse Jünger, malgré ou à cause de ses aspects sulfureux, faisait parti des auteurs "cultes", tandis que Genevoix, Gaulliste de toujours, membre de l'académie française, semblait appartenir au passé.
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très beau parallèle 30 novembre 2013
Par KAUNITZ
Format:Broché|Achat vérifié
L'exercice était difficile, le résultat est impressionnant. Dans un texte de belle écriture, Bernard Maris, dont la culture littéraire est profonde, oppose "l'homme dans la guerre" (Genevoix) à celui qui est davantage peut-être "un homme de guerre", même si le titre de l'ouvrage ne l'explicite pas : Jünger. L'un (Genevoix) ne s'intéresse qu'à l'homme dans son humanité et sa souffrance; l'autre (Jünger) s'intéresse aussi à l'homme, mais comme un genre de scarabée pris dans la tourmente de la violence.
La seule limite de l'exercice - mais ce n'est plus le cadre choisi par l'ouvrage - est qu'il n'est pas question du Jünger de l'oeuvre plus vaste qui va suivre, un génie immense qui va tout donner dans ses oeuvres ultérieures en termes de vision, et, à la fin des fins, d'humanité sous son regard vieillissant.
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