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Les travaux du neurologue new-yorkais Oliver Sacks s'efforcent, sur les traces de la neuropsychologie russe qui vit le jour durant la Seconde Guerre mondiale, de renouer à sa façon avec la tradition hippocratique. Ce que les études rassemblées ici restituent à ces graves maladies de l'âme, ce n'est pas seulement l'épaisseur subjective et humaine ; c'est aussi la valeur insolite et presque grandiose de l'aventure qu'elle représente, au-delà des étroites limites de la normalité. Ces héros solitaires, engagés dans de pathétiques combats intérieurs, nous font à la fois rire et pleurer. Leur dimension théâtrale n'a pas échappé à de nombreux metteurs en scène qui, comme Peter Brook en France, dans L'homme qui par exemple, se sont inspirés de l'ouvrage de Sacks devenu très vite un grand classique. -Émilio Balturi
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
à conseiller,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau (Poche)
Même si c'est mieux d'avoir certaines connaissances, des bases en neuropsychologie, ce livre est accessible à un large publique, les descriptions des différentes pathologies sont bien faites, il y a aussi de l'humour même si ce livre évoque des destins tragiques de personnes atteintes de lésions cérébrales qui bouleversent totalement leur existence ainsi que celle de leur famille. Agréable à lire.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
a lire par tous les etudiants infirmiers,
Par
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bonjour,ce livre devrait etre une lecture obligatoire dans les instituts de formation en soins infirmiers. Il permet d'aborder la maladie mentale sous un angle clinique et non voyeur. O.Sacks presente un florilege de cas cliniques passionnants et tres instructifs. A recommander chaudement Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
L'homme qui ...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau (Poche)
O.Sacks , neurologue anglais a exercé et enseigné au Albert Einstein Collège de médecine de New York. « « L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau », paru en 1988, a été un best seller international.Oliver Sacks décrit dans ce livre des cas de malades atteints dans leur corps et leur personnalité la plus intime, dans l'image d'eux 'memes. Il décrit des pathologies authentiques hors du commun et sans explication médicale précise : Des jumeaux arriérés mentaux capables de calculs prodigieux, un homme qui se vit comme un chien, un autiste totalement artiste, une femme qui a perdu la notion meme de son schéma corporel, un homme qui ne reconnaît plus ni les visages ni les objets, un marin amnésique'. Le livre est peuplé de personnages réels au parcours étrange et pathétique. -Un cas : « l'homme qui tombait de son lit » : Un homme ayant ce que le neurologue avait appelé une « jambe paresseuse » se retrouve hospitalisé pour examens. A son réveil, il trouve dans son lit une jambe ne lui appartenant pas et croit à une plaisanterie douteuse. Il la jette au bas du lit et tombe avec elle car c est la sienne. Il croit alors cette jambe étrangère attachée à lui. Le docteur Sacks lui demande où est alors sa propre jambe. Il répond : « il faut la retrouver ! ». Il s agit de la perte de conscience totale d'un membre hémiplégique. -Deuxième cas : « Le marin perdu » : Notre mémoire est notre cohérence. Le marin en question avait été assistant radio dans la marine et se rappelait très bien cette époque . Mais ses souvenirs s'arretaient à la fin de cet emploi et de la guerre. Il se croyait toujours en 1945 et croyait avoir toujours 19 ans ; il était excellent aux tests de QI sauf s'ils étaient longs car alors il finissait par oublier ce qu 'il était en train de faire . Il ne se souvenait pas un quart d'heure après avoir vu le docteur un quart d'heure avant. Cas d'une extreme perte de mémoire immédiate, ce malade , quand il gardait un souvenir, ne savait plus s'il datait de quelques minutes ou de quelques semaines. Sans doute était-il atteint d'une dégénérescence des tubercules mamilliaires et restait pour ainsi dire prisonnier d'un moment de son existence entouré d'un fossé d'oubli. -Cas de « l'homme qui prenait sa femme pour un chapeau »: Le Dr P. se mit à ne plus reconnaître les visages ni les objets et ne savait à qui il avait à faire que par la reconnaissance de la voix ou d 'un signe distinctif de la personne. Les visages étaient devenus des puzzles dont il ne reconnaissait que certaines pièces . Les objets lui étaient devenus étrangers sauf s'il pouvait les reconnaître à une odeur ou un son :il attrapa la chevelure de son épouse croyant avoir reconnu son chapeau, il décrivit un gant comme un objet ayant cinq excroissances ,puis le mit et s'écria : « Mon Dieu, mais c' est un gant ! » Il s'accommoda, vécut par habitude, gràce aux voix , aux bruits , aux odeurs ; sa femme l aidait en plaçant toujours les objets au meme endroit , quant à lui , musicien, il accompagnait chaque action d'une chanson particulière . Il reconnaissait les autres à leurs gestes qu 'il appelait « leur musique corporelle ». Le Dr Sacks a perdu de vue le Dr P. mais a pensé à un trouble des zones visuelles du cerveau causé par une tumeur ou une dégénérescence massive . -Cas de la « femme désincarnée » : Sacks définit ce qu 'il appelle la « proprioception » un peu comme notre 6ème sens qui fait que automatiquement et inconsciemment nous controlons et adaptons tout mouvement de nos muscles, tendons, jointures . C'est le moyen par lequel le corps se voit lui-meme, avec lequel nous avons le sens de nous 'meme. Il nous permet d'éprouver notre corps comme notre, ce qui va tellement de soi que nous n'y pretons aucune attention. Or, le cas d'une jeune femme dynamique semble montrer que nous pouvons etre privés de cette certitude . C. reve une nuit qu 'elle ne tient plus sur ses pieds et que les objets lui échappent des mains . En quelques jours , cela devient réalité. Angoisse hystérique ? Elle perd la coordination de ses gestes, le contrôle essentiel de son corps. Elle dit ne plus sentir son corps, etre désincarnée. C'est comme si les lobes pariétaux ne recevaient plus les informations sensorielles normales. Elle avait perdu la sensibilité de son corps, le sens de la position, ce que Sacks appelle la proprioception. Elle dut compenser avec ses yeux et regarder les parties de son corps pour se les réapproprier partiellement. Elle développa des réflexes visuels compensatoires ce qui lui permit de vivre mieux cette pathologie. Ce livre de Sacks, captivant , donne accès à un aspect étrange de l humain en 24 cas étudiés. D.B. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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