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Commentaires client les plus utiles
10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Agréable petit recueil,
Par Ibarrategui (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'homme qui voulait changer le monde (Poche)
L'homme qui voulait changer le monde est un petit recueil de nouvelles tirées de différentes publications d'Hermann Hesse. Le livre n'a pas d'unité, mais constitue un agréable panorama des talents de conteur de Hesse.Contrairement à ses romans, attachés au modèle du bildungsroman, mettant en scène sur un ton grave et parfois tragique des préoccupations existentielles, ces récits prennent pour la plupart un ton ironique et amusé. Le loup est un petit texte, lyrique, fort et simple : une chasse au loup, du point de vue de l'animal. Les frères du soleil sont une des histoires les moins hessiennes qui soient : un asile communal de vieillards marginaux et ses petites guerres vétillardes. Une nouvelle pessimiste mais ironique qui montre une facette méconnue de l'écriture hessienne : on y retrouves les habituels inadaptés à la société, mais cette fois-ci vus de l'extérieur, à travers leurs défauts et leur médiocrité. La sympathie profonde de Hesse à leur égard rend cependant l'histoire légère et agréable. Une vraie réussite. L'homme qui voulait changer le monde et Robert Aghion sont typiquement hessiens : des individus jeunes, en décalage, qui veulent faire quelque chose de leur vie sans savoir réellement quoi. Dans la première, le regard de Hesse est particulièrement acéré : le héros se fait naïvement balader de groupes de végétariens en groupes de bouddhistes, de théosophes en artistes bohême, au gré de ses impulsions. Il cherche un sens à sa vie, sans grande ardeur, dans ces petites structures marginales. Ecrite dans les années 10, cette nouvelle semble composée dans les années 60/70, tant les descriptions des groupes spirituels marginaux conviendront plus tard à la période "hippie/flower power". La fin de la nouvelle est un peu décevante. Dommage parce que la description d'une société alternative, convenue à sa manière, et pleine des mêmes passions humaines conformistes et sectaires que la société bourgeoise, était bien menée. Robert Aghion, l'histoire d'un missionnaire envoyé en Inde pour convertir les hindous est un récit exotique, orientalisant, que je trouve à la fois convenu et assez faible. La leçon de l'histoire, si leçon il y a, est complètement hessienne (conquérir un pays pour soi-même et pas pour des motifs sociaux et transcendants) mais l'ouverture à l'autre, la tolérance coloniale, qui pouvaient sembler originales en 1924 passent aux yeux des lecteurs d'aujourd'hui pour des clichés particulièrement convenus. Si la guerre devait durer encore deux ans, écrit en 1917, est une très courte plongée dans l'univers kafkaïen de la guerre totale. C'est une dystopie astucieuse et pacifiste. C'est aussi la première nouvelle politique de Hesse... et peut-être la dernière, vu la conclusion qu'il en tire. Un jalon inattendu dans l'oeuvre hessienne. Une ville touristique du midi décrit avec ironie le premier âge du tourisme de masse. Hesse moque les citadins en recherche d'authentique et leurs petites manies. Une critique amusée et sans prétention du petit monde des villes touristiques des élites de l'entre-deux-guerre. Enfin Le mendiant, nouvelle tardive, est une ouverture formelle vers l'auto-fiction et la mise en scène d'un flux mémoriel. On peut y trouver une vague valeur testamentaire. Un peu décevante cependant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
l'auteur de la solitude,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'homme qui voulait changer le monde (Poche)
Hermann Hesse est un auteur vraiment unique, qu'il faut lire, je l'ai découvert par ce livre et je compte lire d'autres oeuvres. Il est influencé par la philosophie et l'orient. Il est original car il montre que l'individu peut être mal dans la société (l'enfer c'est les autres de Sartre) et mal accepté parce qu'il est tout simplement différent. C'est un homme spirituel donc ouvert aux courants de pensée, on le voit dans la nouvelle principale "l'homme qui voulait changer le monde". Mais surtout Hermann Hesse montre la chose qui rend tout homme heureux: L'amour. Car le monde est fait de passion.
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