Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
20 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une grande leçon d'économie,
Par Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Libéral mais non coupable (Broché)
Contrairement à ce que l''on pourrait penser, à la lecture de son titre, ce livre est loin d''être une apologie du libéralisme ou quoi que ce soit qui puisse s''y assimiler. Je dirais même que, libéral ou pas, chacun peut avoir intérêt à le lire, pour y trouver une leçon d''économie contemporaine tout à fait intéressante et digne d''intérêt, propice à la réflexion puis sujette à discussion.
Certes, son auteur, économiste et financier international ne se cache pas d''être un libéral convaincu et entend bien exprimer en quoi il estime ne pas avoir à s''en sentir fautif, ni coupable de quoi que ce soit. Mais son ouvrage permet surtout d''y voir beaucoup plus clair sur le scénario fou qui a précipité le monde dans la crise économique. Sans qu''il fasse une fixation sur le libéralisme en tant que tel, dont il parle bien peu en réalité. Et, je le répète, cet essai permet d''engager la réflexion. Nul n''est obligé de prendre pour comptant l''analyse qui est présentée. D''ailleurs, je constate que sur tel ou tel point (monnaie, taux d''intérêt, erreurs des banques centrales, ...') tous les économistes libéraux n''ont pas forcément exactement les mêmes analyses. Preuve que la discussion est bel et bien ouverte. Ainsi, si l''on en revient à l''ouvrage lui-même, avec un grand sens de la pédagogie Charles Gave nous révèle une série de paradoxes qui sont à l''origine des dérèglements du marché. Premier paradoxe, pour un libéral proclamé, l''auteur nous explique pourquoi la monnaie se doit d''être considérée selon lui comme un bien public, de par les trois fonctions économiques de base qui sont les siennes. Partant de là, et c''est le second grand paradoxe, c''est un gouvernement démocrate, en l''occurrence celui de Bill Clinton, qui a privatisé la monnaie en 1999 en abolissant le Glass Steagall Act, pourtant adopté en 1938 pour tirer les enseignements de la crise de 1929, en séparant obligatoirement les activités des banques de dépôts et celles des banques d''affaires, ces dernières assurant traditionnellement leur prise de risque sur leurs propres fonds. La raison : le lobbying des banques classiques, confrontées au déclin face à l''invention des fonds de trésorerie, et le vote d''une loi distordant la concurrence par les démocrates, pour honorer une promesse faite en échange de paiement des frais de campagne électorale (!). Il s''en est suivi une période de création monétaire folle et incontrôlée, doublée d''une fragilisation du système économique, les dépôts des épargnants étant mis en danger tandis que plus aucune morale n''intervenait dans l''échelle des rémunérations des banquiers. S''y est ajoutée ensuite une seconde erreur de politique économique, cette fois de la part de Mr. Greenspan, ayant trop tardé et trop peu à remonter le niveau des taux d''intérêt après la reprise économique du printemps 2002 consécutive aux attentats de Septembre 2001. Une spirale spéculative s''est alors développée, entraînant une accumulation de dettes partout dans le monde et une dépréciation du dollar. Un marché comme devenu fou, sous l''effet de deux erreurs de politique économique, autrement dit de l''interventionnisme public. Et comme tout est toujours inter-imbriqué en Economie, c''est ensuite à la crise financière asiatique des années 1990 que Charles Gave remonte, montrant comment l''interventionnisme via le choix d''un taux de change fixe par rapport au dollar a, là encore , fait dériver le système et est également en partie à l''origine de la crise actuelle. Puis, à travers différents chapitres successifs, Charles Gave nous invite à un voyage à travers la planète, au cours duquel il nous explique en quoi selon lui l''euro s''est avéré être un désastre pour nos économies (une explication qui vaut son pesant d''or), puis en quoi certains pays de l''ancien bloc communiste ont compromis leur économie en cédant à la facilité de l''emprunt massif en monnaies étrangères, les menant actuellement à la même situation de grave crise que la Thaïlande en 1997, sans oublier le lourd problème des systèmes de retraites. La deuxième partie de l''ouvrage est consacrée aux origines de la crise financière récente, due aux excès de prêts et de création monétaire de la part des banques, compromises dans des dissimulations et mensonges massifs, avec la complicité des banques centrales, ainsi que des autorités de contrôle, agences de notation et pouvoirs politiques, qui n''ont pas joué leur rôle. Remontant à la dépression des années 1930, Charles Gave montre comment sont nés, sous l''impulsion de Franklin Roosevelt, Fanny Mae et Freddy Mac, conduisant à des distorsions du marché des capitaux, les deux organismes se conduisant par ailleurs comme deux des plus puissants lobbies américains, avec toutes les conséquences que l''on peut imaginer (corruption généralisée, fonds propres insuffisants, abus de position dominante, faveurs, etc.), à côté desquels notre épisode du Crédit Lyonnais ne constituerait qu''une « aimable plaisanterie » selon l''auteur. D''où, dans les années Clinton, l''injonction faite aux banques de prêter aux minorités en vue de leur permettre d''accéder à la propriété, intention louable dont on sait aujourd''hui qu''elle a conduit à l''envolée des prix de l''immobilier aux Etats-Unis, à une spéculation démesurée et des niveaux ridiculement bas des taux d''intérêt, entraînant à leur tour une envolée de la masse monétaire, une titrisation des dossiers pourris, avant' le scénario du désastre que l''on connaît. De manipulations en manipulations (publiques), le système a complètement dérivé, faussant totalement les mécanismes du marché, conduisant ainsi à la fameuse « présomption fatale », Charles Gave s''appuyant sur le concept issu de la pensée Hayekienne pour montrer comment les nobles intentions des élites auto-proclamées (Davos) sensées régir le monde ont conduit au désastre. Enfin, dans une troisième partie, à travers une analyse plus spécifiquement centrée sur la crise actuelle, ainsi que sur les éléments de démographie disponibles et les principes de la destruction créatrice (Schumpeter étant l''économiste préféré de l''auteur), présente les sources d''espoir ou d''inquiétude, quant à l''avenir proche et plus lointain, en s''appuyant sur la situation de chaque pays. Nous sommes, nous dit-il, à l''orée d''une révolution à la fois économique, démographique, technologique, énergétique et organisationnelle, dont l''importance est tout à fait comparable dans son ampleur à celle du XIXème siècle. De notre capacité à passer à une économie de la connaissance, refonder notre système éducatif et révolutionner notre économie dépendront ses résultats. Un ouvrage vif, passionnant et stimulant. A conseiller à tous les esprits ouverts, pour inviter à un débat des plus intéressants. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Tout simplement génial,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Libéral mais non coupable (Broché)
Sans vouloir redire ce qui a déjà été excellemment dit, je suggère à tous de lire cet ouvrage, et en particulier à ceux qui prétendent nous diriger. Cela leur fera le plus grand bien.
J'avoue que les arguments montrant que l'euro est une monnaie inadaptée sont troublants. C'est d'ailleurs le propre d'un excellent livre: nous faire réfléchir. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La crise tel qu'on ne vous l'avait pas encore expliqué,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Libéral mais non coupable (Broché)
Que l'on adhère ou non au point de vue de M. Gave, l'ignorer c'est louper l'occasion de s'enrichir d'un certain regard sur une crise qui n'en finit pas de rebondir. Peu de livres sur le sujet offrent une approche résolument globale de la crise et encore moins d'ouvrages sont écris par de véritables entrepreneurs dont le franc parlé reste à mes yeux une caractéristique rafraîchissante dans ce type de livres même si cela peut déranger. Français ayant ses bureaux à Hong Kong, travaillant sur les marchés financiers, son approche est par essence globale, pragmatique et initiée. Le livre est de la même veine.
Si le titre est volontairement provocateur pour un public français, le contenu relève d'une analyse de la crise en adoptant un regard global sur les différents événements qui ont conduit à la situation désastreuse d'aujourd'hui. Si la cupidité du secteur bancaire est en fait un élément incontournable, on s'aperçoit en lisant cet ouvrage que celle ci n'a pu s'exprimer qu'en bout de course, faisant suite à une série de décisions de différents gouvernements prises pour des raisons politiques voire démagogiques aux Etats Unis qui ont fourni et favorisé un cadre réglementaire désastreux. La crise prend son origine dans les années 90, la politique de taux de change pratiquée par l'ensemble de la sphère asiatique, conduit les populations locales à épargner et à investir massivement aux Etats Unis les banques américaines se retrouvant avec une manne gigantesque à investir en provenance des déposants asiatiques. S'ensuit la décision de Clinton, d'abolir le Glass steagall act qui depuis la crise des années 30 avait assuré la stabilité du système bancaire en séparant les activités de banques de dépôt des activités de banques d'investissement, cédant ainsi pour des raisons obscure à un lobbying bancaire qui s'était organisé pour trouver de nouvelles sources de revenus pour faire face au déclin inexorable du business model des banques de dépôt. Dès lors les banques allaient pouvoir jouer avec l'argent des déposants et investir des marchés extrêmement risqués qui leur étaient jusqu'alors fermés, réservés à des banquiers d'investissements qui assumaient entièrement le risque qu'ils encouraient sur leurs biens propres et non pas sur ceux de leurs clients... La deuxième décision désastreuse du gouvernement démocrate, prise cette fois ci pour des motifs éléctoralistes de bas étages a été de contraindre les banques à ouvrir la manne du crédit immobilier à des clients jusqu'alors considérés comme insolvable. Si l'on ajoute une politique de taux d'intérêts extrêmement bas favorisant l'émission de crédit à tout va, la bombe était lancée. Les banques ont fini par prêter massivement à n'importe qui et leurs nouveaux métiers leur ont permis de titriser ces crédits et les revendre à d'autres tout en encaissant de très juteuses commissions sur lesquelles elles se sont rémunérées. Sous l'effet de cette réglementation perverse, les banques sont passées du métier de prêteur à celui d'agent dont l'activité consiste à encaisser de juteuses commissions sur le dos de leurs déposants. Le choix qui a été fait ensuite de financer la crise sur les fonds public d'états dont les finances sont déjà extrêmement dégradées, fait planer le risque d'un effondrement de nos états. Un ouvrage qui analyse donc la responsabilité des états dans cette crise et qui pose la question de l'effet désastreux de leur interventionnisme dans des phénomènes de sauvetage d'industries vouées au déclin (banques de dépôt par exemple) dont les conséquences sont gravissime ... Lisez ce livre, c'est très intéressant Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|