Un tueur de femmes, un représentant en alcools flambeur et bientôt mort, un restaurateur mi-grec, mi-demi-sel (soit un quart de rouge ou de brie....au choix), un marchand de journaux mytho, un lieu mythique, le canal Saint-Martin à Paris...bref de quoi faire une bonne histoire qui tient du Tardi, de l'André Héléna et de l'André Dhotel.
Un casting exceptionnel : Serrault toujours aussi drôlement inquiétant, Galabru, magnifique dans les "Derniers jours d'un commis-voyageur" (un acteur qui aura vraiment gâché du talent, mais, qui, dans ses rôles vaut Serrault ou Noiret), Le Poulain inquiet, hypocondriaque, Evelyne Buyle, parfaite en obsédée de la "réussite propriétaire de petit commerce" et puis un Géant, Michel Simon, ni plus, ni moins en vendeur de canards obsédé par la Une.
Une scène d'anthologie : le dîner des anciens combattants (qui rappelle furieusement les tableaux d'Otto Dix).
Et bien sûr Jean-Claude Rémoleux.
Bref, un plaisir anarchiste, populaire et feuilletonesque. Une réussite