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L'identité malheureuse Broché – 9 octobre 2013


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Extrait

Extrait de l'avant-propos

Le changement n'est plus ce qu'il était

Je suis né à Paris le 30 juin 1949. Ce qui signifie que j'ai grandi et passé une partie de ma vie d'adulte, personnelle et professionnelle, dans une France bien différente de celle que nous habitons aujourd'hui. Dans cette France de naguère, on croyait à la politique. Dans cette France d'autrefois, l'histoire devait déjà répondre de ses crimes, mais elle semblait encore porteuse de sens.
En mai 68, je terminais mon année de khâgne au lycée Henri-IV. Je m'étais mis au vert, dans un village de Sologne, pour préparer, avec un ami, le concours d'entrée à l'École normale supérieure. Nous révisions le jour, je paniquais la nuit, le monde n'existait plus, il n'y avait de place dans ma vie que pour cette échéance. J'ai donc été pris au dépourvu par ce qu'on a appelé tout de suite les événements : ils ont déboulé sans préavis. Malgré mon voeu de ne pas me laisser distraire, je les ai d'abord suivis l'oreille collée à un transistor. Mais très vite, cette passivité m'a pesé. Je n'ai pas voulu, je n'ai pas pu rester en plan et continuer de faire tapisserie dans un hôtel coquet et tranquille, à la campagne.
Revenu à Paris après les premiers heurts entre les étudiants et la police, j'ai pleinement vécu ce moment de grâce, cette interruption sabbatique de la vie courante où les gens ne se croisaient plus mais s'écoutaient et se disputaient la parole. Avec la participation de chacun et à la stupeur générale, la fourmilière était devenue une agora. Rien n'échappait à la critique, on se grisait de tout repenser, de tout reprendre, de tout refaire. Et cela dehors, à ciel ouvert, dans une ville soudain libérée de la tyrannie des transports : les rues n'étaient plus abaissées au rang de voies de passage, les voitures cédaient le terrain, le verbe emplissait l'espace. Un verbe, il est vrai, très codé : moi qui n'avais jamais milité, je me suis découvert, comme la plupart de mes interlocuteurs, une surprenante facilité à apprendre et à parler l'idiome révolutionnaire. J'ai chanté «Bella Ciao», en manifestant boulevard Saint- Michel, j'ai rédigé des affiches, j'ai perdu ma voix dans les assemblées générales et, avec d'autres khâgneux, ensorcelés par le slogan «Soyez réalistes, demandez l'impossible !», j'ai exigé le report du concours au mois de septembre. Nous avons obtenu gain de cause. Avec l'été a sonné l'heure de la dispersion, nous nous sommes égaillés dans la nature, nous avons passé des vacances inquiètes et studieuses : l'histoire redevenait une matière, le latin reprenait ses droits. Je me suis, pour ma part, plongé dans mes fiches, j'ai bachoté, j'ai concouru, j'ai échoué et j'ai intégré l'année suivante l'École normale supérieure de Saint-Cloud, installée aujourd'hui à Lyon. Mais je n'en avais pas fini avec la passion politique.
Il y a eu les années gauchistes de la déconstruction des valeurs héritées, de la remise en cause de toutes les modalités du Pouvoir et de l'aspiration à un changement radical du monde. Puis est venu le tournant antitotalitaire. Sous l'effet du combat mené par les dissidents dans ce qui était alors «l'autre Europe», les contestataires que nous étions se sont réconciliés avec le suffrage universel aussi et avec les droits de l'homme. (...)

Revue de presse

Malheureux que le thème de l'identité ait été capté par l'extrême droite, il juge urgent de poser une nouvelle fois les questions qui le hantent. Que faire de ce que nous sommes ? Sommes-nous capables d'hériter et de transmettre ? Et que répondre à ceux qui nous demandent de passer à autre chose ?...
Tout au long de ce voyage en «identité malheureuse», Alain Finkielkraut entend faire la preuve qu'«on peut éviter le politiquement correct sans tomber dans le politiquement abject» - l'enfer identitaire, nationaliste, raciste, qui conduit à Auschwitz. Face à l'hubris des révolutionnaires de tout poil et à ce qu'il nomme «la guerre des respects», il en appelle à l'aidos, «cette restriction de l'estime de soi», cette modestie qui devrait fonder le «vivre-ensemble». On en est loin... (Vincent Remy - Télérama du 16 octobre 2013)


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Détails sur le produit

  • Broché: 240 pages
  • Editeur : Stock (9 octobre 2013)
  • Collection : Essais - Documents
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2234073367
  • ISBN-13: 978-2234073364
  • Dimensions du produit: 13,8 x 2,2 x 21,5 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (88 commentaires client)
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Commentaires client les plus utiles

103 internautes sur 107 ont trouvé ce commentaire utile  Par Emerek TOP 500 COMMENTATEURS le 9 novembre 2013
Format: Broché Achat vérifié
Il ne s'agira pas dans mon commentaire de proposer un énième résumé ni même d'indiquer, par le menu, ce qui a plu ou moins plu ou déplu dans ce livre. Sur Amazon, plusieurs appréciations bien argumentées et bien écrites le font de façon suffisamment satisfaisante pour rendre inutile une nouvelle contribution en ce sens, qui paraîtrait dès lors redondante. Aussi s'agit-il plutôt ici d'inviter tout lecteur potentiel de ce livre à le lire effectivement et se forger sa propre opinion et non s'en remettre benoîtement à ce qu'a pu en dire la presse critique de ces dernières semaines. En effet, au vu de la virulence de certains articles (notamment Birnbaum dans Le Monde, Eric Aeschimann dans le Nouvel Obs, ou Aude Lancelin dans Marianne...), on pourrait s'attendre au pire s'agissant de ce dernier essai de Finkielkraut. À lire Lancelin qui annonce la couleur en titrant « Finkielkraut : l'agité de l'identité », Aeschimann qui aux 2/3 de son article sur l'essai ne se réfère pas à l'essai, mais préfère mettre en exergue des anecdotes ou des propos de l'auteur, parfois anciens, toujours à charge, et Birnbaum qui conclut sa critique par un exercice de transitivité plutôt pernicieux (« Et qu'Alain Finkielkraut précise jusqu'où va sa passion pour un écrivain [Renaud Camus] qui a très officiellement déclaré sa flamme à la présidente du Front national »), on s'attendrait à trouver, dans ce dernier essai de Finkielkraut, un brûlot d'extrême droite, voire le dernier bréviaire de la haine.Lire la suite ›
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123 internautes sur 131 ont trouvé ce commentaire utile  Par alfred le 25 octobre 2013
Format: Broché Achat vérifié
Les lecteurs qui m' ont précédé ont tout dit.
La lecture de cet ouvrage est déprimante.
Ce que dit l'auteur, c'est ce que je ressens et constate jour après jour.
Il n'invente rien, il constate, désabusé, que nos repères disparaissent et qu'à force de vouloir nous interdire d'avoir "bonne conscience" il semble qu'il ne nous reste plus que le choix d'avoir "mauvaise conscience" et que l 'auto-flagellation soit la seule attitude correcte qui nous reste face à l 'AUTRE.
L'accueilli demande en permanence, avec arrogance, à l 'accueillant des comptes, jusqu'au jour où, chacun considérera que trop c'est trop et il y aura un inévitable retour de balancier. On en voit les prémices.
Je ne sais quelle société veulent les artisans de cette déconstruction ,mais, je leur souhaite bien du plaisir dans ce nouveau monde, sans contrainte et sans règle qui, jusqu'à présent, nous ont permis de "VIVRE-ENSEMBLE" sans trop de frictions.
On sort de la lecture de ce bel et lucide ouvrage avec un sentiment de tristesse. Pauvre FRANCE!
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131 internautes sur 140 ont trouvé ce commentaire utile  Par Jean Sanpeur le 24 octobre 2013
Format: Broché Achat vérifié
Une fois de plus #Alain Finkielkraut frappe là où ça fait mal, et comme il frappe juste, tout le "boboland", suivant son expression, est vent debout contre lui. Il lui faut beaucoup de courage et de détermination pour maintenir envers et contre tous ses convictions, qui sont pourtant frappées au coin du bon sens. Contrairement aux affirmations peu nuancées de beaucoup de commentateurs, on chercherait en vain dans son livre une phrase qui donne du grain à moudre au FN ou qui stigmatise les Musulmans. C'est déplacer le problème que de se situer sur ce terrain-là, car les principaux responsables de cette perte d'identité c'est vous, c'est moi, c'est nous. Comment pourrait-on persuader les nouveaux arrivants sur notre sol d'adhérer à des valeurs auxquelles une majorité de ceux qui y sont déjà depuis un certain temps ne croit plus ? Voilà la seule et vraie question, et c'est cette question que #Finkelkraut, l'ami des "connectés" prend à bras le corps, triture et analyse au fil de ces 210 pages d'un intérêt soutenu, même si l'auteur a parfois tendance à abuser des citations, comme s'il ressentait le besoin de s'abriter derrière l'autorité d'illustres signatures. Qu'il se rassure, il n'en avait nul besoin, tant son discours, très argumenté, est convaincant et ne peut, en conséquence, qu'entraîner l'adhésion de tous ceux (de moins en moins nombreux, il est vrai) qui refusent le prêt-à-penser. A consommer sans modération.
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131 internautes sur 142 ont trouvé ce commentaire utile  Par D. Cohen TOP 500 COMMENTATEURS le 23 octobre 2013
Format: Broché
Alain Finkelkraut a été un des rares penseurs venus de la gauche qui a eu le courage d'identifier avant les autres les maux dont souffre la société française.

La thèse centrale du livre pourrait se résumer à "La France aime toutes les identités SAUF la sienne". La haine de soi-même ne permet pas d'assimiler les populations étrangères trop nombreuses qui sont au contraire renforcées dans leur désir de suivre d'autres valeurs loin de la laïcité ou du féminisme.

Le livre reprend donc avec brio un certain nombre des thèmes sur l'immigration et l'islam qu'il défend sur la plateaux de télévision. Finkelkraut a de la cohérence et de la suite dans les idées. La crise identitaire engendrée par une immigration massive, le refus de l'assimilation des nouveaux arrivés, le choc des valeurs mais aussi la fin de la culture. On pense à d'autres livres plus polémiques comme "le Grand remplacement" de Renaud Camus.

Il y a au fond une grande nostalgie dans ce livre. Peut-être celle d'un homme qui ne reconnait plus le pays où il habite. L'étrange impression d'être un étranger dans les rues de son propre pays. Un mauvais rêve. Certains parleront d'un vieil homme aigri regrettant les instituteurs de la troisième république, le Paris de Doisneau, une France qui est morte. Je ne crois pas. Alain Finkelkraut se sent suffisamment libre pour nous dire sa vérité et nous faire part de ses inquiétudes. La vraie question est bien de savoir si cette nouvelle France est plus pacifiée, plus prospère, plus rassurante.
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