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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Guitar Heroe,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Life (Broché)
On a tous un jour rêvé d'être une rock star, avec la célébrité, les palaces, les groupies et la vie facile. Ce livre nous en donne la possibilité, mais il raconte aussi l'envers du décor.Le guitariste du groupe le plus célèbre du monde encore en activité a forcément des choses intéressantes à raconter, d'autant qu'il se décrit lui même comme un survivant, tant la pression de rester toujours au "top" est forte. Sa vision du monde est probablement déformée, subjective. M. Richards enjolive les faits en sa faveur. Car Keith n'est pas vraiment un enfant de coeur, ce qu'il assume totalement. Tout au long de ces 700 pages qui ne donnent qu'un aperçu de sa longue vie, il raconte de façon brute la mort de ses amis victimes du succès, de l'argent facile et de la dope, sa période junkie, ses relations tumultueuses avec "Mick", sa vie sentimentale de rock star... Mais le plus intéressant sont les passages sur les débuts du groupe, les phases de création des disques, les tournées épuisantes et déconnectées de la réalité du monde, ou les multiples rencontres avec les autres artistes, notamment Chuck Berry dans les années 80. Pas besoin d'être musicien pour suivre ce parcours intense d'une vie bien remplie. Keith Richards narcissique ? Sa réponse se trouve page 315 :" Je crois qu'ils ne calculent pas vraiment ce que la musique représente pour moi. Je ne fais pas ça pour l'argent ni pour vous. Je fais ça pour moi." Et pour notre plus grand plaisir ! Un livre pas superbement bien écrit (les dernières pages du livre sont inutiles) mais qui vous donne une furieuse envie de réécouter Beggar Banquets ou Sticky Fingers ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Sans surprise en somme !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Life (Broché)
Lui est accros à tout un tas de choses, moi ce sont les auto- ou "hétéro" - biographies de musiciens. Impossible de dire combien j'en ai lues ! Les meilleures ? en vrac celle de Clapton, Bowie, Nina Simone, Janis, Jim... peut être justement parce que ce genre de personnages à traversé 50 ans (ou 27 ...) de vie, de luttes, de musiques, de révolutions, de soulèvements sociaux, de bouleversements musicaux, et malgré les abus, les tragédies, ils ont survécu assez longtemps, pour que l'on puisse accorder un vrai crédit à leurs propos. Celui-ci, je n'en voulais pas. Les Stones ne me passionnent plus du tout depuis Black'n'Blue, et "Let it Bleed" t "After math" sont pour moi leurs chefs d'oeuvre loin devant Exile et tant d'autres unanimement reconnus. Leurs "live" (hormis le premier officiel) sont en général pitoyables. Mais comme celui-ci m'a été offert avec plaisir... c'est à lire. Si le premier tiers du livre est à mon goût intéressant, voire même passionnant par moment (débuts, héritages ou "pillage" ?? black musique..), près de la motié du livre est ensuite consacrée à la défonce du garçon, et tout est bon, par tous les modes d'administration possibles et imaginables, à ses démêlées avec le justice. Je n'ai rien trouvé de vraiment sulfureux dans le livre, très peu, trop peu de choses sur Brian, ni même sur les autres Stones. Quelques rares anecdotes sur Stu, Billy Preston, les cuivres qui les ont parfois accompagnés, et à mon avis "quedale" sur Jagger ! Quand on pense que ces gars là sont THE tandem musical légendaire encore en activité (avec justement Stone et Charden), on reste sur sa faim. Des photos magnifiques, surtout celle ou il joue de la gratte dans sa bibliothèque !! (doit y avoir des trésors là dedans), des photos de famille, d'enfance. A mon avis, cette biographie aurait pu être beaucoup moins pléthorique, et plus dirigée vers la créativité musicale.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Sans langue de bois.,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Life (Broché)
Assisté du britannique James Fox en guise de co-auteur, un ami de longue date, Keith Richards, le sulfureux guitariste des Stones publie une autobiographie pleine de vie, d'humour, de fantaisie qu'il nous tardait de voir sortir. Life, sous la plume de Fox, raconte toutes les confidences que Mister Rock `n' Roll a faites à son collaborateur du moment, rencontré pour la première fois en 1973, complétées par des témoignages de proches du guitariste comme Bobby Keys (saxophoniste) ou Ronnie Spector. Dédié à son épouse Patricia, avec laquelle il vit depuis le début des eighties, Life balance avec le cautionnement de l'interviewé. Excès, hauts et bas d'une vie de star du rock, ses rapports tumultueux avec celui qui est devenu Jagger l'insupportable, Sa Majesté comme il l'appelle, quant à la suite à donner à la carrière des Stones (Jagger a demandé à censurer un passage), Keith évoque également le couillon de Lennon qui n'est jamais sorti de chez lui autrement qu'à l'horizontale, sa relation avec Anita Pallenberg, Gram Parsons, l'homme qui a rendu la country abordable. Il se garde bien cependant de recommander à quiconque de mener cette putain de vie de junkie, lui l'accro aux drogues dures, et qu'il évoque avec franchise, sans feindre, sans regrets. Pour la première fois, il parle avec pudeur et sans langue de bois, de la perte de Tara, son fils décédé en 1976, peu après sa naissance, alors que les Stones assuraient une tournée parisienne, événement tragique que ce père de famille traîne depuis comme un boulet. Richards dévoile, par ailleurs, quelques ficelles sur sa technique de jeu et sur sa conception de Satisfaction, retrace son éducation musicale ou ne cache absolument rien sur sa préparation de la saucisse/purée... Ces mémoires sont à la hauteur de la personnalité du personnage, le contenu ne manque pas de croustillance et de franc-parler. Life rend cet excessif et turbulent artiste, encore plus attachant. Je me suis régalé et j'ai bien ri, même si l'affaire a un petit côté nombriliste. En format "Poche", c'est toujours plus pratique... (PLO54).
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