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L'immortel Poche – 6 février 2008


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Extrait

Mort à Venise

«Comme tu as fait, il te sera fait. Tes actes te retomberont sur la tête.»
Ancien Testament

C'était un vendredi soir, à Venise. Il régnait une grande agitation sur la place Saint-Marc. Le printemps donnait des ailes aux pigeons et les mâles faisaient la roue devant les femelles. Quand ils ne s'entretuaient pas.
De temps en temps, si on n'y prenait garde, on pouvait buter sur un cadavre de pigeon, la tête en sang, les yeux crevés, la langue rougie et pendante. Tels sont les effets de l'amour. Du moins chez les pigeons.
Chacun des trois cafés de la place avait dressé devant sa devanture une estrade recouverte où un petit orchestre jouait des airs connus du répertoire classique ou popu­laire, c'était selon. D'où une certaine cacophonie, au total plutôt plaisante.
Après avoir hésité un moment, Ange Papalardo avait choisi d'inviter Lorraine à s'asseoir à la terrasse du café Florian. Ce serait sûrement le plus cher, à cause de toutes les gloires passées qui avaient posé leur cul sur ses fau­teuils. Mais bon, il était très amoureux, Ange.
C'est au moment précis où il s'asseyait qu'il aperçut quelque chose qui le terrorisa. Une silhouette, un visage, un regard, il n'aurait pas su dire quoi. Sa bouche s'assécha d'un coup et son dos dégoulina de suées, tandis que ses yeux fouillaient dans la foule pour vérifier qu'ils avaient bien vu ce qu'il lui sembla voir, mais non, l'ombre s'était déjà fondue dans la masse.
«Y a un problème ?» demanda Lorraine.
Ange Papalardo ne répondit pas. Il vérifia son noeud de cravate, pour se donner une contenance.
«Quelque chose ne va pas ? insista-t-elle.
- Non, ce n'est rien. Juste ce maudit mal de crâne.
- Mon pauvre chéri.»
Sur quoi, Lorraine l'embrassa. Elle l'embrassait tout le temps, pour un oui pour un non. Il aimait ça comme il aimait sa façon de le bader, avec l'innocence de l'admiration.
Elle avait la vingtaine. Lui, la quarantaine. Ils n'étaient pas du tout assortis. Autant elle semblait un pur produit des beaux quartiers de Marseille, autant il incarnait le nouveau riche mal dégrossi. Habillé dernier cri, la montre tape-à-1'oeil, les dents trop parfaites pour être vraies. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Revue de presse

En vérité, le personnage principal du livre, c'est Marseille. La cité phocéenne inspire à Franz-Olivier Giesbert un amour passionné et les plus belles pages de son roman, par exemple la description des petits villages du Vallon-des-Auffes ou des Goudes, le long de la Corniche. Mais, attention, cette ville, farouche et complexe, sauvage et généreuse, ne se livre pas facilement aux «estrangers». (Jean-Marie Pontaut - L'Express du 3 mai 2007 )

Franz-Olivier Giesbert s'essaie au polar en s'inspirant d'un fait divers qui défraya la chronique marseillaise...
L'Immortel est un roman noir comme il en fleurit cent dans les gares au rythme des trains qui passent, pensera le lecteur hâtif. À un détail près, il est rédigé par un écrivain de sang, et griffé de sa marque, inimitable...
Chez Giesbert, l'être humain se définit par un agrégat de cellules en cours de désintégration, quelques litres de sang et d'eau. On en demande pardon au lecteur qui parcourrait cet article en se restaurant, sueur, croûtes d'eczéma, haleine de chacal sont au menu de L'Immortel. C'est la misère de l'homme qui s'étale ici. Elle rend ses faiblesses bien pardonnables. Chez Giesbert, les caïds ne sont que de pauvres bougres dont l'empire est fragile, que la première brise de mer emporte. Romancier de la matière brute, il n'aime rien tant que la fragilité, écrivain du soleil, rien tant que l'ombre. (Etienne de Montety - Le Figaro du 10 mai 2007 )

Et là, le critique ne peut éviter de se poser la question d'une oeuvre qui moissonne si rouge qu'on a le sentiment de descendre les cercles de l'enfer. La bestialité, la frénétique ronde des personnages qui passent la ligne du vice et de l'abjection donnent le vertige. On est attiré sournoisement vers les questions métaphysiques alors qu'on croyait être sur le terrain solide du polar bien ficelé. On déambule dans un monde de dessous, souterrain, écrasé. Nous sommes perdus dans les hangars du mal. Pourquoi cette oeuvre, surtout depuis «L'Américain», récit autobiographique de l'enfance de l'auteur, donne-t-elle l'impression de cacher dans ses replis une lancinante interrogation sur le mal, la chair putréfiée, une écrabouillerie finale ?...
La prose, hachée, dure, ardente, cogneuse, fait songer à une puissante catharsis. On sursaute devant la nervosité lyrique du ton, un jappement, une franchise, des hardiesses. Le temps, les horloges, la maladie, les hantises sont happés dans une seule chute. Cronos lui-même bouffe ses enfants à pleine chair ! Livre-brèche poussé dans le ravin pour y empiler ses personnages. Le dandinement d'automate des tueurs marseillais et leurs embardées de marionnettes vicieuses les poussent vers un tableau de Goya, celui où l'on voit des Espagnols en pyjama blanc, éblouis, dans le feu du peloton d'exécution de soldats napoléoniens. On a alors changé de registre. (Jacques-Pierre Amette - Le Point du 10 mai 2007 )

Sur fond de guerre des gangs, avec son lot de mauvais garçons en tout genre, de vengeances et de trahisons, sans oublier l'inévitable jolie commissaire, L'Immortel est (bien) construit comme un polar classique, agréable à lire, avec ce qu'il faut de suspense pour convaincre le lecteur de ne pas le lâcher en chemin. Portrait du Milieu marseillais, c'est aussi - surtout - un livre attachant sur Marseille, avec ce qu'il faut d'emphase locale. (Florence Noiville - Le Monde du 22 juin 2007 ) --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.



Détails sur le produit

  • Poche: 320 pages
  • Editeur : J'ai lu (6 février 2008)
  • Collection : J'ai lu Policier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2290007315
  • ISBN-13: 978-2290007310
  • Dimensions du produit: 17,5 x 10,9 x 2 cm
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14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile  Par Gerald Mangin le 23 mai 2007
Format: Broché
Voilà longtemps que je n'avais plus pris un tel plaisir à la lecture d'un roman.

On se plonge à une vitesse vertigineuse dans les méandres du milieu marseillais, parfois si étrange...Chacun des personnages transpire, malgré la violence de certains passages, une véritable humanité.

Le héros reste Marseille, on y parle cette langue si chantante, un vrai plaisir...

A lire très vite, à relire aussi..
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile  Par Letainturier le 1 octobre 2007
Format: Broché
C'est en entrant dans la vie de Charlie Garlaban que le lecteur s'insinue dans les méandres du milieu marseillais. Personnage romanesque qui survit à ces 22 balles et qui va nourrir sa vengeance.
FO Giesbert nous peint le milieu dans sa splendeur avec des grandes "gueules" de voyous qui ont leurs codes, leurs lois.
Il dresse aussi un tableau de Marseille, des marseillais où le verbe chante dès qu'il est prononcé. Un roman bien ficelé, agréable a lire.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par Roussel Didier le 10 août 2010
Format: Poche
Attention... Si vous commencez à lire la première page de ce livre, vous n'en décollerez pas jusqu'à la dernière. Vous êtes dedans, vous êtes aussi dans le "milieu".
Tout est si bien décrit, que d'un chapitre, on accroche un autre, puis encore un autre, puis encore un autre et les heures tournent ... FO Gisbert vous associe à ce roman, qui en est, sans en être un, Bien lire l'épilogue.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par Ferretti Sophie le 21 août 2009
Format: Broché
De la première à la dernière page, on est happé tant par l'intrigue que par le style de l'écrit. Une pure merveille.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Cédric VOIX VINE le 22 avril 2010
Format: Poche
« Cette histoire est inspirée de faits réels, mais où tout est inventé, au caeur du Milieu marseillais ».
Ainsi commence L'Immortel...
En effet, F-O Giesbert a tiré son inspiration de la vie de Jacky le Mat, un des derniers parrains marseillais, laissé pour mort par un rival (Tony Zampa) sur le parking de sa résidence.

A travers les pérégrinations de Charly et de sa quête vengeresse, l'auteur nous fait découvrir les méandres d'un monde particulier, celui du Milieu marseillais. Evitant le piège de la caricature et de la surenchère, l'auteur contrebalance la violence crue inhérente à son sujet par une bonne dose d'humanité et d'humour.
Au final, il dresse le portrait d'hommes, souvent dépassés par leur ambition et leurs propres actes, avec un style et un rythme qui ne faiblit jamais..

L'Immortel est donc un polar original et très bien documenté, qui se lit d'une traite au son des cigales...et des calibres.
Pour prolonger le plaisir, Richard BERRY vient d'adapter l'histoire sur grand écran, avec Jean RENO dans le rôle principal, et LE LESSIVEUR (autre roman mettant en scène Charly) vient de sortir en poche.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par Truemyosotiis le 16 août 2011
Format: Poche
Je n'aurais jamais acheté ce bouquin, je ne supporte pas le journaliste, que je trouve m'as-tu-vu, arrogant, coupant tjrs la parole de l'autre, il est insupportable, mais ce bouquin était offert dans une promo "2 achetés, 1 offert" et malgré ma réticence j'ai apprécié ce bouquin, bien écrit, l'intrique noire à souhait. J'ai eu l'impression de lire le scénario d'un film dans lequel les Meurisse, Gabin, Blier, Delon et Mireille Darc auraient pu jouer... Un vrai bon moment de lecture... noire !
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par CharlieCroco le 3 avril 2011
Format: Poche
Un des meilleurs livres que j'ai lus cette année. Le style est extrêmement agréable et, sans effets artificiels, il donne vraiment à voir ce que l'auteur veut nous décrire.
Un seul petit regret : le roman est truffé d'expressions marseillaises, dont on devine approximativement le sens et la portée; pourquoi pas un petit glossaire ou des notes de bas de page explicatives.
Cela dit, lisez ce livre : vous ne serez pas déçu(e).
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Favennec TOP 100 COMMENTATEURS le 17 juillet 2011
Format: Poche
C'est certainement un des meilleurs livres que j'ai lu récemment d'un point de vue de l'écriture. L'auteur a vraiment un bon style, ce qui a certainement d'ailleurs joué pour que je le lise jusqu'au bout. Très appréciable aussi, il coupe sa lecture de chapitres de longueur raisonnable et pas interminables encourageant à continuer de lire.

Bon maintenant, l'histoire est assez plate et lire 312 pages pour au final tout savoir dans les dix dernières pages, c'est vraiment fort traîner en longueur l'histoire... C'est pour ça que je ne mets que trois étoiles. Oui le style est très bon, les personnages et l'univers construits mais à la moitié du bouquin on commence à se rendre compte un peu de ce qui se passe, on prévoit ce qui va arriver et au final on devine la fin totalement...

Donc voilà, à lire quand même surtout si vous êtes provençal!
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