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Commentaires client les plus utiles
49 internautes sur 57 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Mode d'emploi pour une insurrection fantasmée,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'insurrection qui vient (Broché)
Ce livre nous présente un première partie critique brillante avec des formules sublimes qu'on découvre au fil des 7 chapitres ou "cercles" qui dévoilent les multiples rouages nous déterminant comme des pantins soumis au mérite de notre travail, à notre bonne conscience citoyenne et à notre statut familial.
La société a fait de nous "des sujets naturellement productifs, contents de consommer".Ainsi notre économie se révèle être une politique de sélection. Exemple:notre engouement pour l'écologie n'est que la lubie d'une nouvelle modalité économique qui ne cesse de nous rappeler presque insolemment qu'"à chaque poussée de catastrophisme correspond désormais une volée de solutions industrielles"."L'hyper bourgeoisie planétaire ne saurait faire passer pour respectable son train de vie si ses derniers caprices n'étaient pas scrupuleuseument respectueux de l'environnement". Nos dirigeants configurent des espaces où la démocratie et la République ont l'air de fonctionner.Ainsi administrés nous consentons à cette civilisation qui se précipite aveuglément,"constamment poursuivi par la proximité de son effondrement"."Ce qui nous fait face n'est pas la crise d'une société mais l'extinction d'une civilisation". Alors que faire? Ranimer notre intelligence d'insurgé nécessaire à toute émancipation."L'intelligence, ce n'est pas de savoir s'adapter - ou si c'est une intelligence c'est celle des esclaves.Notre inadaptation,notre fatigue ne sont des problèmes que du point de vue de ce qui veut nous soumettre". La seconde partie du livre se présente comme un mode d'emploi insurrectionnel.C'est à ce moment que l'on retombe dans un idéalisme franchement puéril.C'est du grand n'importe quoi: on part de l'amitié "politique" pour aboutir à de petites communes autonomes, seules garanties d'un réel affranchissement.L'insurrection peut alors venir...Pour illustrer leurs propos les auteurs s'éparpillent de la Révolution Française aux émeutes des banlieues de 2005 en passant par La Commune,le CPE,la Révolution Russe,la Kabylie,Oaxaca,la catastrophe de Boumerdès,de Katrina et du Sud-Liban...bref tout y passe,un bazar révolutionnaire en moins de 40 pages! Bon cessons de fantasmer avec le comité invisible et plongeons nous plutôt dans le livre de John Holloway "Changer le monde sans prendre le pouvoir" (avec comme sous titre: Le sens de la révolution aujourd'hui)qui lui,offre de sérieuses propositions pour tout libertaire qui se respecte! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Intellectuellement stimulant mais finalement peu convaincant,
Par Krik "Last night a DJ saved my life" (Brive la Gaillarde, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'insurrection qui vient (Broché)
Comme beaucoup, j'ai découvert et lu ce livre suite à la "publicité" (et quelle publicité !) que lui a fait une certaine ministre de l'Intérieur et un petit président de la République ("petit" comme on distingue par exemple un grand homme d'un homme grand) à la recherche d'un ennemi intérieur, dérivatif médiatique aux problèmes économiques et sociaux (et démocratiques) d'une société productiviste à la dérive. Personne mieux qu'eux n'auraient pu aussi bien contribuer à la diffusion des idées qu'il contient...
Il est l'½uvre du Comité Invisible dont par définition les membres sont anonymes, même si l'État terroriste a tenté d'attribuer la paternité de cet ouvrage à un prisonnier politique afin d'étayer la thèse de l'ennemi intérieur et d'étoffer un dossier d'accusation "désespérément" vide de toute preuve et au contraire plein d'incohérences ou faux témoignages (la suite de la procédure l'a prouvé !). À vrai dire, ce Comité Invisible est décrit dans un autre ouvrage comme « une fraction déterminée du Parti Imaginaire, son pôle révolutionnaire-expérimental. » Si j'ai bien compris (il faut un temps pour s'acclimater à leur novlangue), ce Parti Imaginaire regroupe de fait l'ensemble des communautés réfractaires à l'Empire. Cet ouvrage se scinde en deux parties. La première constitue une description impitoyable de l'état de délabrement de notre société. Non pas une vision désenchantée - d'abord parce que cet adjectif peut évoquer une forme de résignation alors qu'il est ici question de contestation et de combat, ensuite parce qu'on n'est pas déçu lorsqu'on n'attend rien - plutôt un regard de défiance puisqu'ils considèrent que « ce qui nous fait face n'est pas la crise d'une société mais l'extinction d'une civilisation » (p. 79). Ce qui n'est pas faux. Cette partie est passionnante, certains chapitres (dits « cercles ») en particulier. On y constate « la grande débâcle sociale » (p. 25), on y conteste que le travail soit « la seule façon d'exister » (p. 31) et affirme qu'« on n'a pas trouvé à ce jour de meilleure méthode disciplinaire que le salariat » (p. 34). On y dénonce aussi la métropole, c'est-à-dire cet espace indifférencié dénué de toute vie authentique, l'uniformisation, la dépossession (le Bloom) et les flux continus. L'individu est considéré comme un pion au sein d'une logique qui n'est pas la sienne, et dont il s'extrait de plus en plus souvent, quelles que soient les voies empruntées pour cela, notamment toutes les formes de désengagement. De nombreuses vérités écrites avec une clairvoyance certaine dans un style assez clair. Des écrits stimulants de par la pensée qu'ils développent. Mais aussi une lecture inconfortable car déstabilisante. Car le rejet de l'existant est total. Tout ce à quoi on croit voire ce dans quoi on est engagé (syndicalisme, altermondialisme, antipub, décroissance, etc.) est aussi concerné. Toutes les forces contestataires, progressistes ou révolutionnaires (ne s'inscrivant donc pas dans leur démarche) sont mises dans le même sac que les pires réactionnaires : leurs luttes contribuent à la perpétuation du pouvoir qu'ils combattent. À tel point qu'on croirait ci ou là déceler de la mauvaise foi ; mais non. La seconde partie éclaire le propos. Elle est un mode d'emploi insurrectionnel dont l'objet est de sortir de la situation désastreuse précédemment exposée. Le Comité Invisible décrit la nécessité de se constituer en communes, des cellules d'autonomie au sein desquelles on se regroupe par affinités. L'autonomie permet de se passer de la société et de survivre à la rupture des flux qui l'alimentent, laquelle rupture résulte de l'insurrection qu'ils appellent de leurs v½ux et que la multiplication des communes doit préparer. Ces théories s'inscrivent donc dans une démarche anarchiste autonomiste. Ce livre reste trop à la surface de son sujet. Peut-être les auteurs avaient-ils comme intention de proposer un ouvrage plus accessible (ce qu'il est) que ceux de Tiqqun, auxquels on peut évidemment reprocher un style parfois hermétique. Et si l'on n'a pas lu d'autres ouvrages de cette mouvance (ce que j'ai personnellement fait depuis), ce livre peut apparaître à tort comme le reflet d'une révolte adolescente mal digérée, d'une utopie certes réfléchie mais potentiellement aussi dangereuse que ce qu'ils dénoncent. Donc, malgré son intérêt (il aide à réfléchir, à s'émanciper d'un discours potentiellement anesthésiant), ce livre est finalement moyennement convaincant : entre une première partie qui suscite un réel intérêt et une seconde qui ne fait que survoler les positions défendues. (Krik, amazon.fr, 21/11/11) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
26 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Mouais.... à la rigueur si vous avez 16 - 17 ans ...,
Par crew.koos (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TESTEURS) (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'insurrection qui vient (Broché)
Etonnant qu'un livre si marginal (en marge) connaisse un tel succès en librairie, si l'on en juge par son classement dans les ventes d'Amazon.
Le constat que les auteurs dressent de notre socièté est assez juste et partagé par une grande part de nos concitoyens, là dessus rien à dire;par contre les solutions préconisées sont beaucoup plus contestables non pas tant par leur radicalité (aux grands mots les grands remédes) mais plutot par leur sectarisme dangereux: tous les mouvements alternatifs sont systématiquement décrédibilisés (juste pour vous donner un exemple au hasard, les casseurs de pub sont assimilés à une bande de vieux pubards en mal de reconversions, ce qui est peut être vrai (je n'en sais rien) mais qui n'enlève en rien la pertinence de leur combat et l'originalité de leur mode d'action). Aux écologistes, décroissants et autres altermondialistes de tous genres, les auteurs opposent le concept de "commune" jamais précisément défini mais dont il faut croire sur parole qu'il est la seule et unique solution viable. Si l'assassinat de flic est votre tasse de thé, il se peut alors que vous trouviez un quelconque intéret à la lecture de cet ouvrage, si, par contre, vous souhaitez changer en profondeur la société en évitant, tant que faire se peut, la guerre civile et le chacun pour soi généralisé, je doute fort que ce pamphlet adolescent, au demeurant assez bien écrit, vous soit d'une quelconque utilité. Si ce n 'est pas déja fait, précipitez vous plutot sur la stratégie du choc de Naomi Klein. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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