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Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Fantastique pianiste,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt (CD)
j'ai écouté Lise de la Salle hier soir au Louvre dans un programme quasi-identique. C'est une immense artiste, j'ai lu "elle n'interprète pas ce qu'elle joue, elle le vit" et c'est juste. Liszt était là, heureusement que les pianos modernes sont plus solides qu'au temps de Franz, sinon... Mais Lise sait aussi faire tout doux, chanter merveilleusement, bref elle est tout le piano.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Lise et Liszt,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt (CD)
Chacun aura remarqué que l'année 2011 fut riche en sortie d'albums consacrés à Liszt, en raison du bicentenaire de sa naissance. Le label Naïve a sorti pas moins de trois albums, qui sont tous des réussites : en dernier lieu, l'intégrale des années de Pèlerinage par Bertrand Chamayou, quelques semaines auparavant l'album Liszt de Nicolaï Lugansky. Le disque de Lise de la Salle, publié l'été dernier, n'est certainement pas le moindre de cet ensemble.Tout comme le pianiste russe, Lise de la Salle a choisi de puiser dans l'immense œuvre pour piano du compositeur des pièces très diverses, à l'opposé de toute intégrale de tel ou tel cycle, mais au contraire en choisissant des pièces qui couvrent à peu près toute la palette pianistique du Maître de Weimar. On y trouve trois pièces longues, qui constituent en quelque sorte, les morceaux de bravoure de l'album : « Après une lecture de Dante » tirée des année de pèlerinage II, la ballade n° 2, « Funérailles » tirée des Harmonies poétiques et religieuses ; mais aussi des pièces courtes dont le fameux Mazeppa tiré des 12 études d'exécution transcendante. Il y a des œuvres de jeunesse, comme « Après une lecture de Dante » et des œuvres de maturité comme « Nuage gris » qui date de 1881. La plupart sont des œuvres originales, mais Lise de la Salle a choisi aussi quelques unes des très nombreuses transcriptions auxquelles Liszt s'était exercé pour élaborer une technique pianistique jamais atteinte jusque là : Lacrymosa, d'après Mozart ; Liebeslied d'après Schumann ; Städtchen d'après Schubert ; Isoldes Liebestod d'après Wagner. Il semble vain de chercher un fil directeur dans cette diversité. Pourtant, l'album est d'une grande unité de ton, tout au long des neuf pièces ici interprétées, c'est la tristesse, l'angoisse, le drame qui dominent, la tension parfois baissée grâce à une œuvre plus apaisée sinon plus légère (Ständtchen, Liebeslied). Mais ce qu'il y a de plus remarquable, outre une virtuosité qu'on lui connaissait déjà, c'est la merveilleuse aisance avec laquelle la pianiste française se joue des pièges tendus par ces œuvres réputées extrêmement difficiles, sait rendre les moindres nuances d'ambiances, passant avec subtilité du roulement de tonnerre (Nuage gris ; Après une lecture de Dante) ou du galop infernal d'un cheval (Mazeppa) au recueillement (Lacrymosa), à l'harmonie (Funérailles), à la lourde tristesse (Isoldes Liebestod). Il y a chez Lise de la Salle, une légèreté dans le touché, une finesse dans l'exécution, déjà présentes dans ses enregistrements précédents (voir par exemple Shostakovich, Liszt, Prokofiev - Piano Concertos No.1), en rien contradictoires avec la puissance qu'exigent certaines des œuvres ici réunies, qui tranchent avec d'autres interprètes, je pense en particulier à Khatia Buniatishvili (Franz Liszt [+digital booklet]) qui a réalisé cette année chez Sony un album qui a également reçu les éloges de la critique, souvent considérée comme la révélation de l'année, mais qui fait preuve de moins de nuances et de moins de légèreté. Quoi qu'il en soit, ce CD, servi par ailleurs par une très bonne qualité d'enregistrement, devrait ravir tous les amateurs du compositeur hongrois et tous ceux qui avaient déjà repéré le talent de la jeune pianiste, ou qui sont prêts à le découvrir. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
13 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
L'année Liszt selon Lise de la Salle,
Par Denis Urval (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt (CD)
La pianiste Lise de la Salle revient à Liszt, dont elle avait déjà gravé un demi-disque en solo, où le compositeur hongrois voisinait avec des pièces de Jean-Sébastien BachBach - Liszt / Lise de la Salle, et, sur un autre disque, le premier concertoShostakovich, Liszt, Prokofiev - Piano Concertos No.1. Le résultat, mélange d'ardeur, de beauté sonore et d'intelligence musicale aiguisée, laisse à nouveau pensif.Le programme alterne grandes pièces romantiques (Sonate après une Lecture du Dante, seconde Ballade, Mazeppa, Funérailles) et transcriptions. Pour sa part, Nuages gris, dans sa brièveté et avec son parfum scriabinien, symbolise ici le dernier Liszt. Le disque s'ouvre avec une Sonate « Dante » très vivante et emportée où le studio n'est synonyme d'aucune réserve, froideur ou déficit d'engagement par rapport au concert. De Liszt, on comprend que Lise de la Salle prend tout en bloc, assume tous les aspects, y compris ceux que les « gens de goût » considèrent avec réticence; elle les magnifie tous, faisant gronder les basses, résonner des aigus impalpables. Elévations mystiques, déchaînements infernaux. Berlioz se serait exclamé: colossal ! babylonien ! ninivite ! Elan d'un Mazeppa ravageur, d'une dimension hugolienne. Il n'y a pas ici de simple démonstration spectaculaire, mais une expression du danger, de la souffrance, de l'épreuve physique. Au moyen d'un contrôle impresssionnant du son et d'une vision claire de la logique interne de la pièce, exaltantes, insurrectionnelles Funérailles, grand tableau à la Delacroix, vision des luttes, des triomphes et des défaites. Peut-être ceux qui n'ont pas aimé les Ballades de Chopin du disque précédent trouveront les épisodes mezza voce trop retenus. Lise de la Salle scrute le texte, prend son temps. Elle a ses raisons, et je pense qu'il suffit d'entendre pour comprendre. Les transcriptions (Mozart, Schumann, Schubert, Wagner): si Ständchen avec ses ornementations confirme le fond de gravité du tempérament de la pianiste, pour laquelle la musique, même celle-ci, n'est jamais simplement de la mélodie accompagnée, le Liebeslied ne peut que donner envie d'entendre bientôt ses Etudes symphoniques et tout son Schumann. Avec le Liebestod placé à la fin du disque, Wagner est exalté, et non réduit, par la délicatesse de l'écriture pianistique (qui ne sonne pas comme une « réduction » de l'orchestre, mais comme une recréation intérieure du drame musical) et aussi par le jeu raffiné de l'interprète. Comme il n'y a pas d'opposition à faire entre les pianistes d'hier et d'aujourd'hui, rappelons l'existence de deux grandes lisztiennes méconnues, les compatriotes du compositeur Edith Farnadi Liszt, Bartok, Rachmaninovet Iren MarikBartok Dans Le Désert - The Art Of Iren Marik. Certains critiques ont vu dans ce disque un progrès, un nouveau départ, un premier accomplissement. Je suis en désaccord avec ce jugement. Lise de la Salle persiste et signe ; elle confirme qu'elle est une pianiste qui compte, sans restriction d'aucune sorte. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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