Julien Gracq, qui venait de refuser le Goncourt, pourfendait les éditeurs, qui publiaient avec moult effet d'annonces des romans qualifiés de chef d'oeuvre, et écrit par de nouveaux Rimbaud, des navets en fait, dans La littérature à l'estomac.
Jourde, 40 ans après, critique de littérature, ne peut que constater à quel point Gracq avait raison et anticipé notre présent. Dans La littérature sans estomac, il ridiculise les romans, et les romanciers modernes, insignifiants, creux, sans styles, qui nous servent un potage indécent de médiocrité et de fadaise, et qui sont pourtant, portés aux nuées, par des "critiques littéraires", dont le sérieux et l'honéteté sont discutables.
Un livre, qui n'est pas voué à être aimé, il n'y a qu'a lire les critiques de presse de ce livre, toutes négatives, à part celle de Marianne. Comme le chantait Béard, celui qui dit la vérité sera exécuté, alors si vous aimez la littérature, la vraie, lisez ce livre, car M Jourde dit, ce que tout homme de bon sens, pense des écrits de Pingeot, Laurens et consorts...