«Little joy » est plus qu'une oeuvrette du batteur Fabrizio Moretti des Strokes. C'est même, à force d'écoutes, un disque qui est en passe de devenir absolument indispensable. Evidemment, le premier adjectif qui vient à l'oreille, cool ; oui, Little joy, c'est une coolitude revendiquée et assumée, un antidote précieux à la crise et à la grisaille ambiantes. Niveau son, les sixties ne sont jamais loin, quelque part entre le Brésil et la Jamaïque ; pour tout dire, toute cette décontraction sonne nettement plus cooooool qu'un Devendra banhart dont on pourrait rapprocher le projet. J'imagine bien ces chansons comme bande-son du prochain Tarantino, pour dire combien l'objet peut difficilement être daté ; non, ici, il est question de pop sans calcul, et cette fraîcheur-là fait du bien dans un monde bouffé par le marketing depuis belle lurette. Le plus serait que Little joy finisse par dévorer les strokes, allez, chiche !