Critique
Quand le ténébreux et non moins talentueux Fabrizio Moretti, batteur des new-yorkais de The Strokes, décide de former avec Rodrigo Amarante (du groupe indie brésilien Los Hermanos) et sa petite amie Binki Shapiro un trio pop-folk, on est en droit de se poser des questions… Et la réponse, laconique, vient tout de suite dès la première écoute de cet album sans titre : oui, bonne idée !
Produit par Noah Georgeson (architecte sonore de Devendra Banhart), l’album de Little Joy, paru le 4 novembre 2008, a été co-écrit et co-composé par Fabrizio Moretti, qui, s’il ne pousse pas la chansonnette sur le disque, est tout de même l’instigateur principal de ces titres fortement inspirés.
Du très « Strokesien »
« Keep Me In Mind » à la bossa nova de
« Evaporar » (chanté en portugais), en passant par le très cosy
« Unattainable », l’album est une véritable bouffée d’air frais où la notion de lenteur – une fois n’est pas coutume - est portée aux nues, et où malgré tout, l’ennui ne pointe jamais le bout de son nez. Grâce à ses influences variées, le disque vous fait voyager de New York à Los Angeles, en passant par les plages de Rio de Janeiro… Voyage dans l’espace, mais aussi dans le temps, grâce à l’intemporalité de certains titres .
Au bout du compte, cet album de Little Joy, OVNI musical s’il en est, est un disque dont on ne peut que tomber amoureux.
Arnaud De Vaubicourt - Copyright 2012 Music Story