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5.0 étoiles sur 5
DOUBLE LIVE TRES DANGEREUX...., 17 mars 2009
A cette époque, dans les (lointaines) Seventies, la mode était aux double live à succès (Deep Purple Made in Japan, Kiss Alive!, Peter Frampton Comes Alive, Ted Nugent Double Live Gonzo etc...) Par ailleurs, les avis étaient alors unanimes sur Thin Lizzy, bien qu'étant de grande qualité, ses albums studio ne donnaient qu'une faible idée de la puissance de feu du groupe sur scène. Il était donc plus que temps, en cette belle année 1978, de donner enfin au public ce qu'il réclamait, à savoir un beau et brulant témoignage sur microsillon, un souvenir perceptible et inoubliable des grands moments vécus live grâce la bande du renégat irlandais, Phil Lynott.
Aidés par le mythique producteur Tony Visconti (T-Rex, Bowie etc...), Phil Lynott et ses acolytes (alcooliques ???) retravaillent donc des bandes live (dont celles d'un show radio donné aux Etats-Unis pour l'émission King Biscuit Flour Hour) et y ajoutent les overdubs sur la basse, les guitares et les voix, seule la batterie et les applaudissements des spectateurs restant inchangés. Très perfectionniste, Phil Lynott ne veut pas arnaquer ses fans mais simplement leur offrir le meilleur disque qu'il est alors en mesure de faire.
Alors, vrai Live ? faux Live ? De toute façon on s'en fiche un peu, le résultat valait bien une petite "tricherie", et puis tous les grands albums live ou presque ont tous été retouchés avant leur sortie, non ?
Tout au long de ce double album, les deux fous furieux Gorham et Robertson n'arrêtent pas de nous délivrer des duels de guitares incendiaires, mais c'est bien Phil Lynott la star absolue de ce disque, avec sa voix chaleureuse gorgée de feeling, ses paroles habiles, son sens du spectacle et son rapport invariablement chaleureux avec le public qui le lui rend bien.
Ce double live regroupent tous les standards du groupe : de "Jailbreak" à " Johnny the fox " en passant par " The boys are back in town " ou encore " The rocker ",
Deux invités de marque viennent même prêter main-forte à Phil Lynott et son gang : John Earle au saxophone sur "Dancing In the Moonlight" et Huey Lewis (crédité Bluesy Huey Lewis sur la pochette) qui envoie son petit coup d'harmonica sur "Baby Drives Me Crazy".
On ne s'ennuie pas pas une seconde en écoutant ce "Live And Dangerous", un des rares double album en concert qui peut s'écouter d'un seul coup, même avec le solo de batterie du cogneur Brian Downey, qui reste très supportable.
Un véritable chef-d'oeuvre.
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5.0 étoiles sur 5
Un sommet d'élégance et de puissance!, 8 février 2004
Lizzy est unique, aucun groupe n'a su sonner comme lui. Jamais lourd, jamais heavy, jamais pris dans les clichés où s'enferraient les groupes de l'époque (UFO, Sabbath, etc…). Les effrayants tributes qui pullulent ces temps-ci montrent bien le contre sens : tous ces metal freaks qui massacrent leur morceaux les jouent comme s'il s'agissait de metal lourd, or Thin lizzy c'est de la soul servie par la voix et la basse de Phill Lynott qui rencontre la paire de guitaristes la plus excitantes d'alors. L'écossais teigneux Brian Robertson (le second chorus qu'il prend à la fin de Cowboy song est à lui seul une rock attitude et un résumé lyrique et élégant de ce que Slash tente de faire depuis), le californien subtil et classy qui alterne phrasés fluides et riffs qui tuent (même lorsque Gary Moore quelques temps plus tard remplacera Robbertson, amenant à bord son jeu monumental et sa technique, ne parviendra jamais à eclipser la puissance et la finesse de Scott Gorham). Et quand le twin guitar sound se met en route, là c'est l'apothéose : les thèmes harmonisées à deux guitares sont inégalables. Ce que personne n'a su reproduire depuis c'est le groove, la balancement soul qui innerve la puissance rock de Lizzy : la voix métisse de Lynott y est bien sûr pour beaucoup, mais sa basse aussi car Phil est de cette école Mac Cartney/Sting (époque Police évidemment!) : une ligne mélodique intense et une voix qui flotte libre et agile sur une autre tout autre ligne. Regardez les quelques DVD de Lizzy qui existent, c'est étonnant. Lyrisme d'ivrogne irlandais, charisme de beau parleur, guitare en feu, ballades soul (où le saxo des Rumours de Graham Parker vient rapprocher Dublin de Detroit), guitares de folies, deux Les Paul incandescentes et archi-mélodiques, et rock songs héroïques : "The boys are back in town" est un hymne (piètrement exécuté par Bon Jovi). C'est un des trésors absolus des grands live du rock : on le range à côté de ses pairs (ceux-ci jaloux parfois rêvent d'un enchaînement aussi exceptionel que "cowboy's/ Boys are back") : Allman, J. Geils, le BOC de On your feet, Winter, Pat Travers, Cactus. Thin Lizzy c'était la chaleur alliée à l'élégance.
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