L'essence même de ce fameux courant qui a pris (entre autres) la côte Ouest des Etats-Unis dans les années 70 se trouve là, dans ce style bâtard entre le cool jazz, le pop-rock et la chanson folk. Il y avait Steely Dan, aussi, c'est vrai.
Michael Franks, avec son air timide, voire coincé, n'était alors pas né de la dernière pluie. S'entourer de certains membres des Crusaders et de Larry Coryell, sortir des albums régulièrement sans pub ni tapage, sans trop se produire sur scène, puis ce live avec Crossfire, ou figure quelques uns de ses meilleurs morceaux (dont la crème est issue de son meilleur album: The Art of Tea), comme Popsicle Toe ou Monkey-see/Monkey-do, des airs qu'on sifflote sans s'en rendre compte comme des tubes. Interprétation et son impeccables.
Voici l'album essentiel de Michael Franks!