Disons-le de suite, cet album vaut plus par son côté archive que par son aspect qualitatif et esthétique. Les prises de son sont en effet proches du désastre et le rendu de la voix de Gillan n'est pas au mieux. Néanmoins, c'est l'occasion d'entendre le groupe introduire des éléments et des influences tirées du jazz, tant que faire se peut étant donné les spécifités rock de Deep Purple. On assiste donc à des jams impromptus d'une vingtaine de minutes, avec des improvisations plus ou moins réussis mais qui donne un bon rendu de l'ambiance musicale de l'époque et des origines musicales du groupe. Le champ est en effet totalement libre pour laisser libre cours à leur expression et ne serait-ce que pour cette raison, l'album vaut d'y prêter une oreille. Et pour l'anecdoge, à noter une reprise amusante du 'Paint it Black' des Rolling Stones.