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22 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un mythe à l'aurée des Seventies!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live (CD)
Ici, le temps de quatre faces (le poids du carton de ma première édition vynile, le grain de la photo, l'import coupé déniché à Londres) une musique s'invente, synthétisant les musiques qui montent des sixties et annoncent ce que quelques années encore le rock pourra promettre de mieux : blues (la voix de Gregg), country (le phrasé de Dickey Betts), Rock et Jazz (servi par unt rio rythmique jamais égalé dans le domaine, la basse de Oakley voltigeant entre les fills de deux batteurs surdoués distillant grooves souples et puissants à la fois, jouant parfois à l'unisson) et puis bien sûr le plus grand joueur de Slide guitar de tous les temps, l'influence décisive qui innerva le jeu de tous les bluesman à venir, le guitariste qui seul alors peut pousser Clapton à faire peut être son plus bel enregistrement, "Layla" lorsque tous deux jouèrent dans Derek and the Dominos, celui qui enflamme certains enregistrements d'Aretha Franklin de son jeu lumineux et chaleureux venu tout droit du deep south : Duane Allman. Le "Statesboro Blues" qui ouvre cette fête dit tout de suite on l'on va : straight to the top. Et l'on ne redescendra plus : le thème entre country et Jazz de "In memory of Elisabeth Reed" est une merveille d'invitivité qui doit plus à Miles et Coltrane qu'au rock de l'époque. Fusion bien avant l'heure des musiques de l'amérique profonde, comme The Band le fera dans un tout autre registre, où blancs et noirs parcourent ensemble l'espace sonore qu'ils créent ensemble, sur scène dans le temps de l'improvisation. Résolument blues et rock par endroit ce disque brule, dégage une chaleur et une joie lyrique de jouer rarement atteinte. On a coutume de voir dans ce disque un des plus grands albums live de l'histoire du rock. Surement : mais pas simplement parce que les versions entendues ici sont exceptionelles, c'est surtout parce que le rock improvisé y révèle ce qu'il pouvait avoir de meilleur. Un album d'une chaleur et d'une énergie exemplaires où l'émotion coule dans le phrasé des guitares (deux Les Paul, voyons!) et la force voilée du chant.Indispensable pour savoir ce que fut un temps la musique rock : un carrefour, une rencontre, un événement qui s'entend ce soit là au Fillmore East.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le dernier adieu de Duane Allman,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live (CD)
Sur le marché en 1971, At Fillmore East consiste en un double album Live. Mélange de blues, de rock ou plutôt de Southern Rock, de country, de jazz aussi, il a été classé numéro 49 par Rolling Stone Mag. Donc, c'est une référence. Les 12 et 13 mars 1971, dates de cet enregistrement, il a dû se passer quelques chose de géant entre la bande à Allman et le public car ce disque est une bombe de live, un must de vie. Gregg Allman, le chanteur-organiste a une belle voix de bluesman, pleine de force, les phrasés de guitares de Duane Allman et de Dickey Betts, la basse de Oakley atteignent des sommets qu'on pensait inaccessibles (seuls les grands...). Deux batteries... qui dit mieux ? Tout y est et ça donne une rythmique fracassante ; ça file la pêche et ça dégage une chaleur et une joie improvisées comme seuls les grands albums Live savent en générer.Ce disque est une fête qui s'ouvre sur le Statesboro Blues et plante le décor de ce qui nous attend. On ne redescend qu'à Whipping Post. Prêtez toutefois une oreille attentive à ce titre In Memory of Elisabeth Reed, inventif à la mélodie harmonisée, l'ambiance latino. On croirait ces groupes de blacks et de blancs de l'époque qui tapaient le baeuf et fusionnaient leurs univers musicaux sur fond d'impro. Profitez-en bien car c'est le dernier des albums de Duane Allman qui, trois mois plus tard, décèdera dans un accident de moto. Il s'est vraiment passé quelque chose en ces 12 et 13 mars 1971, croyez-moi ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un live culte du blues-rock,
Par matthieu debray (Paris) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live (CD)
Un must. Un régal. Tout y est. Guitares, clavier, 2 batteries et un feeling entretenu par une rythmique impeccable. Je recommande simplement la version 2 cd "The Fillmore concerts" deux fois plus généreuse du même concert
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