Au début des années 80, Grace Jones est dans le désordre, top model, égérie de Jean-Paul Goude, avaleuse de BX pour les pubs Citroën, Jamaïcaine, jet-setteuse … Et malheureusement pour ce qui nous concerne ici, chanteuse.
Malheureusement car pourtant de nombreux atouts sont de son côté : la rythmique Sly & Robbie, duo basse-batterie jamaïcain, considérée à l’époque comme la meilleure du monde ; un son et de gros moyens mis à disposition par la maison de disques sentant les possibilités hautement commerciales de l’aventure.
Vocalement limitée, dans un registre proche d’Amanda Lear, Grace Jones enchaîne ses talk-overs sur un mélange disco-reggae-funk fait sur mesure.
Tout ça n’est pas terrible (dans un même registre vocal et avec les mêmes musiciens Gainsbourg venait de faire nettement mieux) et s’adressait surtout à une clientèle chic fréquentant les boîtes branchées à travers le monde.
Si l’atmosphère du Palace au début des 80’s vous manque, « Living my life » est l’objet qu’il vous faut. Sinon passez votre chemin …